21/08/23

Observation d'une étoile progénitrice de magnétar


Une équipe d'astrophysiciens vient de mettre le doigt sur une étoile pas comme les autres : elle a toutes les propriétés pour former un magnétar lorsqu'elle explosera bientôt en supernova. C'est la première fois que l'on trouve une étoile potentiellement progénitrice de magnétar. L'étude est publiée dans Science.

20/08/23

Neptune n'est plus la même depuis 2020


En utilisant les observations d'archives dans le proche infrarouge des observatoires Keck et Lick et du télescope spatial Hubble, une équipe d'astrophysiciens à étudié l'évolution de l'activité des nuages de Neptune entre 1994 et 2022. Ils trouvent une corrélation entre le nombre de nuages et l'irradiance UV du Soleil, prouvant que la périodicité de l'activité nuageuse de Neptune résulte de la production photochimique des nuages, déclenchée par les émissions solaires ultraviolettes. Ils montrent également que Neptune a changé d'apparence depuis 2020. L'étude est publiée dans Icarus.


18/08/23

Des fusions de naines blanches pour expliquer les pulsars jeunes des amas globulaires


La détection de 4 pulsars apparemment jeunes dans 3 amas globulaires de la Voie Lactée est difficile à concilier avec les scénarios standards de formation d'étoiles à neutrons associés à l'évolution des étoiles massives. Une équipe d’astrophysiciens propose une voie de formation pour ces pulsars : la fusion d’étoiles naines blanches dans des amas dynamiquement anciens. De plus, ce type de processus pourrait aussi expliquer le FRB qui a été vu récemment dans l’amas globulaire de la galaxie M81. L’étude est publiée dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society Letters.

11/08/23

Découverte d'une seconde source radio de type magnétar à très longue période


Le 26 janvier 2022, une équipe australienne publiait la découverte d'une source radio transitoire très atypique, qui ressemblait à un pulsar ou un magnétar mais avec une période ultra-longue de 18 minutes. L'équipe a poursuivi ses recherches d'objets similaires et ils viennent de trouver un second specimen du même genre, avec une période encore plus longue de 21 minutes qui produit des bouffées d'ondes radio qui durent jusqu'à 5 minutes à chaque fois. Comme pour la première découverte, les chercheurs publient leur étude dans Nature

05/08/23

Plus de 2600 éclairs par minute dans le panache du volcan Honga


L'éruption du 15 janvier 2022 du volcan Hunga, dans les îles Tonga, a battu tous les records. Selon une nouvelle étude parue dans Geophysical Research Letters, l'éruption a créé un orage "superchargé" qui a produit les éclairs les plus intenses jamais enregistrés. Près de 200 000 éclairs ont été émis dans le panache volcanique tout au long de l'éruption, avec un pic à plus de 2 600 éclairs par minute !

03/08/23

Le podcast Ça Se Passe Là-Haut

Depuis 2013, Ça Se Passe Là-Haut se décline en format audio, où les épisodes sont lus par votre serviteur. Le podcast est hébergé chez podCloud.fr et disponible sur toutes les plateformes. L'abonnement à un podcast est un bon moyen de ne rien rater, et permet de suivre Ça Se Passe Là-Haut n'importe où, dans les transports, dans son fauteuil ou dans son lit, un téléphone portable à portée de main.

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A ce jour, le podcast contient 1525 épisodes, d'une durée comprise entre 5 et 12 minutes environ. 

Bonne écoute ! 



01/08/23

Vera à Woodstock [microfiction]

La lumière du soleil était aveuglante. Dès que Vera avait trouvé le mot, elle avait décidé d’y aller. Comme Bob était en Californie pour encore dix jours, elle avait demandé à sa fille Judith de rester à la maison pour garder ses deux petits frères. Vera venait de contourner Baltimore et roulait maintenant sur la route 83 en direction de Harrisburg. « Qu’est-ce qu’il lui a pris de partir comme ça sans rien dire, juste en laissant ce mot succinct ? »

Vera ne comprenait plus son fils aîné. David venait tout juste de fêter ses dix-neuf ans deux semaines auparavant, le jour du retour des astronautes. Le mot laissé sur la table de la cuisine disait : « Je pars au festival de Woodstock avec les copains, on rentre dans trois jours». La famille Rubin était jusque-là très soudée, mais depuis que David avait rejoint l’université, il n’était plus le même. David avait complètement raté sa première année universitaire, alors qu’il avait toujours été un très bon élève, un modèle pour sa sœur et ses deux jeunes frères. Vera, chercheuse comme Bob, avait très mal vécu cet échec de David, et elle le suspectait d’avoir de mauvaises fréquentations. David traînait souvent avec une bande de hippies qui ne semblaient pas très portés sur les études. Elle était sûre qu’il était parti avec eux à ce festival de musique. Bob et Vera avaient décidé de remettre leur fils aîné dans le droit chemin en commençant par l’obliger à travailler dur durant tout l’été pour rattraper le retard qu’il avait accumulé depuis l’hiver. Vera ne pouvait pas accepter qu’il soit parti comme ça. Elle avait décidé d’aller le chercher elle-même à ce festival et de le ramener coûte que coûte à la maison pour le faire travailler deux fois plus. Elle savait ce qu’aurait dit Bob, sa réaction aurait été encore plus violente. Vera avait donc choisi de ne rien dire à son mari et de se débrouiller seule pour donner une bonne leçon à David.

Vera n’aimait pas écouter la radio en conduisant, elle préférait penser à ses observations de la galaxie d’Andromède. Messier 31 ne tournait pas rond, ou plutôt elle tournait vraiment trop vite. Les résultats qu’ils obtenaient étaient étranges. Ils étaient presque prêts à envoyer leur article maintenant, mais Vera avait toujours des doutes. Pouvait-il encore y avoir un biais dans ces mesures spectrométriques ? Il était quand-même très audacieux de proposer que les lois de la gravitation puissent être incorrectes aux grandes échelles ou qu’une matière invisible puisse exister majoritairement dans les galaxies spirales…
Vera s’arrêta peu avant Hazleton pour faire le plein de la Chevy et en profita pour téléphoner à la maison pour savoir si tout allait bien. Elle était sur la route depuis deux bonnes  heures, sous la chaleur écrasante du mois d’août, et il lui en restait facilement le double d’après la carte. Le festival se déroulait dans un coin reculé de l’état de New York, c’est Judith qui lui avait précisé, elle en avait eu vent au lycée. Vera avait quitté Bethesda le matin vers dix heures. Elle avait dû prendre sa journée au dernier moment, alors qu’elle voulait profiter de ce vendredi pour avancer sur la rédaction de l’article.

Cela faisait maintenant trois ans que Vera faisait des allers-retours en Arizona pour enregistrer des spectres de différentes régions de la galaxie d’Andromède à l’observatoire Lowell. De son côté, Kent, son collègue de l’Institut Carnegie faisait la même chose auprès du télescope de Kitt Peak. Ils avaient mis en commun leurs données pour obtenir une vue globale des vitesses de rotation du gaz et des étoiles dans toute la galaxie d’Andromède.  Il fallait retravailler une dernière fois l’article, la toute dernière version n’était pas satisfaisante. Le point le plus ennuyeux était bien évidemment cet écart énorme qu’ils trouvaient lorsqu’ils calculaient la masse de la galaxie. A partir de la matière visible, l’hydrogène et les étoiles, la masse qu’ils obtenaient ne faisait que huit pourcents de la masse qu’ils déduisaient à partir des mesures de vitesse, près de deux cent milliards de fois la masse du soleil. Fallait-il développer des hypothèses dans la conclusion de l’article ou bien simplement donner cet écart sans plus de commentaire, laissant cela à la charge de la communauté scientifique ? Vera réfléchissait à son travail lorsqu’elle aperçut sur le bord de la route un restaurant à l’enseigne pour le moins attractive, on y voyait la Lune, accompagnée d’une fusée et d’une galaxie, qui pouvait ressembler à Andromède. Il était temps de manger un morceau.

Il y avait beaucoup de monde dans la salle, surtout des jeunes. Vera trouva tout de même une place au bout d’une table où s’était installé un groupe de trois jeunes gens et quatre jeunes filles. Ils n’avaient pas l’air beaucoup plus âgés que David. Vera repensait à la conclusion de l’article pour The Astrophysical Journal. Elle savait que Kent voulait mettre l’accent sur l’anomalie de masse qu’ils trouvaient, car les données étaient très précises, il n’y avait pas de doute possible. Mais pour Vera, il était encore un peu trop tôt. Il faudrait regarder ce que donneraient les courbes de rotation d’autres galaxies avant de pouvoir généraliser et annoncer l’existence d’une masse invisible. Elle comprenait Kent, ces observations avaient un caractère révolutionnaire, mais il ne fallait pas se tromper, on entrerait dans un nouveau monde.

Perdue dans ces pensées, Vera écoutait vaguement ce que disaient ces voisins, quand elle entendit soudain le mot « Woodstock ».
—Excusez-moi, vous vous rendez au festival de musique de Woodstock ?
— Oui, madame ! Trois jours de musique, de paix et d’amour ! Tout le monde y va ! répondit une petite blonde avec un large sourire.
— Moi aussi, j’y vais !
— Super ! s’exclama une brune qui était au bout de la table près de la vitre.
— Je vais chercher mon fils…
— Hein ? Chercher votre fils ? Pourquoi ? demanda un garçon qui portait des cheveux jusqu’aux épaules.
— Il n’avait pas le droit de sortir.
— Ooh… pas cool ça… Pas cool…
— Ah, non, et je ne vous le fais pas dire, rétorqua Vera.
— ‘fin… non, j’veux dire… Vous êtes pas très cool, quoi… répondit le garçon.
Vera le dévisagea durant deux secondes mais ne répondit pas. Elle avait fini son cookie et se dirigea rapidement vers la sortie, elle n’avait pas de temps à perdre.

Elle reprit la route 81 en direction de Scranton. Il y avait beaucoup plus de trafic qu’avant son arrêt. Vera calcula qu’elle arriverait à destination vers 17h. Il ne fallait pas aller dans la ville de Woodstock comme on pouvait le croire en lisant le nom du festival mais dans un village du nom de Bethel qui était à quelques dizaines de kilomètres de la ville.
Vera avait toujours avec elle des cartes détaillées, celles de la Pennsylvanie et de New York avaient déjà beaucoup servi, mais sans doute moins que celle de l’Arizona. Après Scranton, il fallait prendre la route 84 vers l’est jusqu’à Middletown puis la route 17 qui venait de New York City vers le nord et on arrivait ensuite à Bethel par une route de campagne à partir d’un bourg au nom étrangement italien, Monticello. Quelle idée avaient eu les organisateurs de ce festival de faire ça dans un coin aussi reculé ?

La circulation devenait maintenant un peu difficile. Une longue file de voitures se suivait à la queue leu leu. C’était curieux car il n’y avait absolument personne dans l’autre sens. La chaleur était toujours plus accablante. Il était 16h35. Il y avait devant une sorte de pick-up sur la plateforme duquel s’étaient entassés cinq personnes. Des jeunes. Elle les regardait qui discutaient en riant et pensait en même temps à Andromède. La voiture qui était derrière était aussi entièrement remplie, comme si il y avait un rassemblement de jeunes quelque part dans le coin. Vera songeait à quelles pourraient être les galaxies à étudier après M31 pour montrer un comportement similaire des courbes de rotation.
Ça freinait devant.

— A cette vitesse, je n’arriverai pas avant 18h, peut-être plus… Qu’est ce qui se passe ici ?
Les voitures roulaient maintenant au pas. C’était pénible. La troupe dans le pick up ne semblait pas le moins du monde affectée par l’embouteillage. Ils semblaient même beaucoup s’amuser. On venait de sortir du bourg de Monticello, traversé au ralenti. On voyait des habitants devant les maisons, ils semblaient n’avoir jamais vu autant de voitures traverser leur village. Puis un quart d’heure plus tard, ça n’avançait plus du tout. On était à peine à deux miles des dernières maisons de Monticello. Vera s’impatientait. Elle coupa le contact après dix minutes. Il était maintenant 18h15. Elle sortit de la Chevy et s’approcha des jeunes entassés dans le pick-up. D’autres personnes sortaient des voitures plus loin devant.
— Vous savez ce qui se passe par ici ? demanda-t-elle.
— C’est le festival ! répondit un jeune qui était assis en tailleur, tout le monde y va !
— Mais, vous parlez du festival de Woodstock ? C’est un gros événement ? demanda Vera, qui pensait que David était allé à un petit festival de musique de campagne d’à peine quelques centaines de personnes.
Une fille répondit :
— Mais tout le pays est en train de venir !
— Tout le pays ? rétorqua Vera qui se souvint brusquement ce que lui avait dit la petite blonde du restaurant.
— Mais bien sûr ! On devrait être cinquante mille … répondit la fille.
— Oh, on sera bien plus… Vous avez vu toutes ces voitures ? Je parie qu’on sera deux cent mille !.. reprit un deuxième garçon qui était coincé tout contre le bord du pick-up.
— Deux cent mille personnes ? dit Vera comme pour elle-même. Deux cent mille… Mais c’est impossible… Je ne trouverai jamais David.
Au moment où Vera comprit qu’elle s’était fourvoyée, une moto arriva dans le sens inverse en roulant lentement avec un passager derrière le conducteur. Il criait à tue-tête :
— Laissez les voitures sur les côtés dans les champs, l’accès est bouché aux véhicules, continuez à pied, vous y êtes presque ! Peace ! Laissez les voitures sur le bas-côté ! Continuez à pied ! C’est à quatre miles ! Peace !

Aussitôt, les cinq jeunes gens se regardèrent, et après un hochement de tête, sautèrent tous sur le route avec leur sacs à dos. Vera les vit s’éloigner et resta là sans trop savoir ce qu’elle devait faire. De derrière elle, des flots de jeunes gens faisaient la même chose tandis que les conducteurs des voitures manœuvraient pour positionner leur véhicule dans le champ tout juste moissonné qui longeait la route sur la gauche. Il régnait une atmosphère étrange. Tous ces gens à peine plus vieux que David, et pour certains peut-être plus jeunes, semblaient épris de la même ferveur. Vera les observait la dépasser, les écoutant au passage. On entendait des encouragements joyeux, une sorte de bonheur enfantin d’aller voir Joan Baez ou Janis Joplin, des noms que Vera avait déjà entendus ou qui lui étaient complètement étrangers. Certains chantaient en marchant. La plupart portaient des balluchons et il y en avait qui fumaient certainement autre chose que du tabac vu l’odeur.

Vera était stupéfaite de voir cette foule converger vers ce lieu tout à fait improbable. Elle se mit à marcher lentement avec le flot, regardant autour d’elle, des fois qu’elle aperçoive David, mais plus par réflexe que par volonté de le retrouver. C’était absolument impossible et elle le savait désormais.  
A peine un yard plus loin, la route faisait un virage au-delà des arbres et elle voyait les gens pointer du doigt l’horizon. Vera se rapprocha puis monta sur le talus pour regarder dans la direction indiquée. C’était là-bas, dans le fond d’un vallon fraîchement moissonné. Une foule immense semblait s’amasser au loin ; on voyait les gens qui s’agglutinaient par petits groupes multicolores.

Cette multitude donnait au vallon un aspect émouvant qui ressemblait à celui de la galaxie d’Andromède vue dans un petit télescope. David était là quelque part. Vera sentit un frisson, elle savait maintenant comment conclure l’article. Le monde ne serait plus comme avant.



29/07/23

Des étoiles sombres énergisées par la matière noire vues par le télescope Webb ?


En 2007, Katherine Freese (université du Michigan) et ses collaborateurs de l’époque avaient proposé le concept d’ « étoiles sombres » (dark stars), qui auraient pu être la première phase de l'évolution stellaire dans l'histoire de l'univers, des « étoiles » alimentées par le chauffage induit par la matière noire plutôt que par la fusion nucléaire. Freese et d’autres collaborateurs montrent aujourd’hui que trois objets lointains vus par le télescope Webb pourraient ne pas être des galaxies, mais ce nouveau type d’objets… Ils publient leur étude dans Proceedings of the National Academy of Sciences.

22/07/23

Observation d’une naine blanche à double face hydrogène/hélium


Une équipe d’astrophysiciens vient de trouver une naine blanche très étonnante : elle arbore deux faces distinctes, l’une d’hydrogène et l’autre d’hélium. Ils l’ont appelée Janus, et la découverte est publiée dans Nature.  

09/07/23

Sondage Lecteurs et auditeurs de Ca Se Passe là-Haut !

Cet été, prenez quelques secondes pour répondre à ce petit sondage (anonyme), afin de mieux vous connaître et connaître vos attentes pour améliorer Ca Se Passe Là-Haut... Merci !

Les anomalies du fond diffus cosmologique expliquées par un effet d'avant plan galactique

C'est une découverte potentiellement très importante qui vient d'être publiée dans Astronomy&Astrophysics. Au bon moment pour nous, juste avant de prendre une pause de quelques semaines... Des chercheurs norvégien et argentins ont découvert l'existence d'un effet jusqu'alors inconnu autour de grandes galaxies proches sur les photons du fond diffus cosmologique (le CMB). Cet effet d'avant plan produit un refroidissement local du CMB, et expliquerait de nombreuses anomalies qui sont observées aujourd'hui dans le CMB, dont le fameux "cold spot", et cela pourrait avoir aussi un effet sur les paramètres du modèle cosmologique qui sont déduits des fluctuations du CMB...

07/07/23

IceCube détecte les neutrinos de la Voie Lactée



La semaine dernière, la collaboration IceCube a publié des nouveaux résultats de détection de neutrinos astrophysiques, une publication annoncée bien en avance avec conférence de presse et tout le tintouin. Alors que je m’attendais à l’annonce de la découverte de nouvelles sources de neutrinos astrophysiques clairement identifiées, comme par exemple des galaxies de Seyfert, quelle ne fut pas ma surprise (et ma petite déception) en découvrant qu’il s’agissait en fait de la découverte de l’émission de neutrinos de notre propre galaxie, et plus exactement de son disque. Cette découverte est parue dans Science et mérite tout de même qu’on s’y arrête un instant.

06/07/23

La dilatation temporelle liée à l'expansion observée dans des quasars à haut redshift


Un objet qui est situé dans l’univers indiquant un décalage vers le rouge (redshift) noté z, voit sa lumière décalée d’un facteur relatif z=Δλ/
λ Mais cela dit aussi que les longueurs d’ondes de sa lumière sont étirées d’un facteur (z+1) et que la source en question se trouve dans un univers qui est (z+1) fois plus petit que l’univers dans lequel nous vivons aujourd’hui. Et la cosmologie relativiste nous dit aussi que cet objet qui est observé avec le redshift z doit montrer une dilatation temporelle d’un facteur (z+1) par rapport à nous : le temps doit s’y écouler (z+1) fois moins vite pour les observateurs que nous sommes. Cet effet peut théoriquement être observable sur des objets qui sont naturellement variables où qui évoluent rapidement. Il a déjà été observé sur des supernovas très éloignées, mais étonnamment, l’observation de l’émission variable de quasars lointains ne semblait pas montrer cette dilatation temporelle cosmologique malgré leurs redshifts souvent très élevé. Et bien c’est désormais chose faite ! Deux astrophysiciens, australien et néo-zélandais viennent de démontrer cet effet de dilatation temporelle dans des quasars à haut décalage vers le rouge grâce à une étude statistique de leur luminosité variable. Ils publient leur étude dans Nature Astronomy.

03/07/23

8 Ursae Minoris b, la planète qui ne devrait pas exister


8 Ursae Minoris b n'est pas une planète comme les autres. Elle a été découverte en orbite d'une étoile géante rouge qui est en train de brûler de l'hélium, à une distance de 0,5 UA. Or, cette étoile géante se trouve dans une phase de sa vie où l'on sait qu'elle a dû récemment gonfler jusqu'à un rayon de 0,7 UA. L'étoile aurait dû détruire le planète. Mais 8 Ursae Minoris b est toujours bien là, et avec une orbite très circulaire... Après avoir usé quelques craies et gratté quelques crânes, une équipe d'astrophysiciens pense avoir résolu l'énigme... Ils publient leurs travaux dans Nature.

02/07/23

La géométrie de la couronne chaude de NGC 4151 déterminée par la polarisation des rayons X


Une équipe d'astrophysiciens rapporte la mesure de la polarisation des rayons X de la brillante galaxie de Seyfert NGC 4151 pour en déduire la géométrie de sa source d'émission. Elle a été observée avec le télescope spatial Imaging X-ray Polarimetry Explorer (IXPE), et complétée par des observations simultanées de XMM-Newton et NuSTAR. L'étude est publiée dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.