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samedi 31 décembre 2016

Le plus grand relevé numérique du ciel mis à disposition du public


L'Institut d'Astronomie de l'Université de Hawaï et le Space Telescope Science Institute (STScI) viennent de rendre publiques les données du relevé Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System), le plus grand relevé numérique du ciel à ce jour, contenant plus de 3 milliards d'objets, étoiles de la Voie Lactée ou autres galaxies, des données désormais accessibles à tous.




vendredi 30 décembre 2016

Bel alignement planétaire et nouvelle pluie d'étoiles filantes pour débuter la nouvelle année


La nouvelle année nous offrira dès ses premiers jours un joli spectacle dans le ciel en début de soirée, visible par tout un chacun pourvu que la météo soit favorable. Le 2 janvier vers 19h, regardez en direction du Sud-Ouest et admirez ce bel alignement avec la rougeoyante Mars en haut à gauche, le fin croissant Lunaire au centre et la très brillante Vénus en bas à droite.




lundi 26 décembre 2016

Décès de Vera Rubin




Nous venons d'apprendre la triste nouvelle du décès de Vera Rubin, le 25 décembre, à l'âge de 88 ans. Vera Rubin restera à jamais l'astronome qui a mis en évidence à la fin des années 1960 l'anomalie de la dynamique des galaxies, menant au concept de matière sombre. Mais celle qui aurait amplement mérité le prix Nobel de Physique depuis de nombreuses années est bien plus qu'une exceptionnelle scientifique, elle fut une pionnière dans la communauté astronomique, la première femme à pouvoir accéder en 1965 au célèbre Observatoire du Mont Palomar qui abritait le télescope le plus puissant de l'époque.

La vocation de Vera Rubin pour l'astronomie apparut très tôt : "La chambre que j'avais enfant avait un lit qui se trouvait sous une fenêtre vers le Nord. Vers 10 ans, dans mon lit, je pouvais observer les étoiles circumpolaires qui bougeaient durant la nuit. Vers 12 ans, je préférais rester debout et regarder les étoiles dehors plutôt qu'aller me coucher... J'ai alors commencé à lire et à apprendre sur l'astronomie en allant à la bibliothèque. Pour moi rien n'était plus passionnant que regarder le ciel chaque nuit. Quand il y avait une pluie d'étoiles filantes, je n'allumais pas la lumière, durant toute la nuit, je mémorisais d'où provenait chaque météore pour ensuite dessiner une carte le lendemain matin" (in Origins - The Lives & Worlds of Modern Cosmologists  A. Lightman (1990)).

Une fois au lycée, Vera Rubin décida qu'elle serait astronome professionnelle, mais elle n'avait jamais rencontré d'astronome dans sa vie, connaissant avant tout l'histoire de la célèbre astronome du XIXè siècle Maria Mitchell. Comme elle l'a raconté, Vera Rubin savait que Maria Mitchell avait enseigné au Vassar College, il existait donc une école où les femmes pouvaient apprendre l'astronomie, c'était donc là qu'il fallait aller. Elle précisait "Je n'ai jamais pensé que je ne pourrais pas devenir astronome" (ibid.)
Après ces premières années à Vassar, Vera Rubin fut acceptée pour intégrer la prestigieuse Harvard pour poursuivre ses études de troisième cycle, mais elle préféra rejoindre l'Université de Cornell (et son mari), malgré la quasi-inexistence de recherche en astronomie à l'époque dans cette université. 
Elle eut en revanche la chance de suivre les cours d'éminents physiciens nobélisés ou futur nobélisés, comme Richard Feynman ou Hans Bethe.
Vera Rubin soutint sa thèse de master en décembre 1950 à 22 ans, alors qu'elle venait tout juste de donner naissance à son premier enfant.
Elle poursuivit sa thèse de doctorat sous la direction d'un autre grand physicien, George Gamow. Le résultat de son travail de thèse, en 1954, consacré à l'étude des galaxies, fut déjà révolutionnaire, lorsqu'elle proposa que les galaxies se rassemblaient en vastes amas, un concept qui fut admis seulement vingt ans plus tard par la communauté scientifique...

Vera Rubin effectua par la suite des travaux sans précédents sur l'étude de la rotation des galaxies, qu'elle mena durant toutes les années soixante et soixante-dix en mesurant les décalages spectraux du gaz de différentes régions galactiques et qui la menèrent à imposer observationnellement l'idée de l'existence d'une masse invisible à l'origine des fortes anomalies de vitesse de rotation systématiquement  observées sur des milliers de galaxies. La matière sombre, entrevue 35 ans auparavant par Fritz Zwicky, devenait réalité.

Vera Rubin avait expliqué :"J'avais décidé de m'attaquer à un problème pour lequel je pourrais faire des observations et apporter des progrès, en espérant que ce soit un problème qui intéresserait les gens mais tout de même pas trop pour qu'on ne me presse pas avant que j'aie fini" (ibid.).
L'idée de masse manquante ou matière sombre (aussi appelée matière noire), n'était pas un concept qui soulevait l'enthousiasme en 1969 quand furent publiés les premiers résultats des observations de Vera Rubin et ses collaborateurs sur la galaxie d'Andromède. Mais face à l'évidence observationnelle de plus en plus présente au cours des années 1970, l'idée devint de plus en plus accepté par la communauté jusqu'à devenir une clé du paradigme cosmologique aujourd'hui.

Vera Rubin aimait à rappeler qu'il n'y avait vraiment aucune raison que nous ayions la chance de vivre à une époque où nous comprendrions l'Univers dans son entier. Pour elle, il était évident que plus les télescopes devenaient de plus en plus grands et les chercheurs de plus en plus doués, plus il y aurait de découvertes qui bouleverseraient les théories établies, même de longue date : "J'espère que dans 500 ans les astrophysiciens ne parleront plus de Big Bang, si c'est le cas, ils n'auront pas bien fait leur travail! Je crois qu'il existe des choses vraiment fondamentales que nous ne connaissons pas dans l'Univers. Notre ignorance est bien plus vaste que ce que nous connaissons." (ibid.)

Les quatre enfants de Vera Rubin, trois fils et une fille, sont tous devenus des chercheurs. Sa fille a suivi le chemin tracé, elle est astrophysicienne, comme de nombreuses autres scientifiques qui doivent leur vocation à cette femme hors du commun.


Citations extraites de : Origins - The Lives & Worlds of Modern Cosmologists  A. Lightman (1990)

Illustration : Vera Rubin en 1948 à Vassar College (Vassar Archives)

samedi 24 décembre 2016

Six nouvelles bouffées rapides d'ondes radio pour FRB 121102


Vous vous souvenez que nous avions parlé en mars dernier du cas de FRB 121102, la seule bouffée rapide d'ondes radio parmi les 18 connues qui s'est répétée plusieurs fois. En mars 2016, on comptait 11 répétitions; il faut désormais en ajouter 6 nouvelles.




Première mesure du spectre électromagnétique de l'atome d'antihydrogène


La collaboration ALPHA au CERN vient pour la première fois de mesurer le spectre électromagnétique d'absorption d'atomes d'antihydrogène, composés d'un antiproton et d'un positron. Cette expérience ouvre une nouvelle ère dans l'étude à haute précision de l'antimatière.




mardi 20 décembre 2016

Bételgeuse tourne trop vite sur elle-même


L'astronome Craig Wheeler (Université de Austin) a une obsession secrète : prédire la date de la mort de la supergéante Bételgeuse. Il a pour cela monté un projet nommé simplement le Betelgeuse Project. Dans ce cadre, il vient de montrer avec une équipe de jeunes chercheurs que Bételgeuse possède une vitesse de rotation qui ne peut pas être reproduite par les codes de simulation d'évolution stellaire. Ils proposent une explication à cette anomalie, aux implications imprévisibles sur le futur proche de l'étoile en fin de vie...



dimanche 18 décembre 2016

La plupart des planètes éloignées de leur étoile ont une masse neptunienne


Une nouvelle étude portant sur des observations de microlentilles gravitationnelles pour la détection d'exoplanètes situées à grande distance de leur étoile montre que ces dernières ont statistiquement une masse de l'ordre de celle de Neptune.



samedi 17 décembre 2016

AMS-02 : des positrons en excès, et maintenant aussi des antiprotons et de nouvelles anomalies ?


Le 8 décembre dernier, Samuel Ting a rendu public les derniers résultats du détecteur AMS-02 traquant les particules d'antimatière dans le rayonnement cosmique depuis l'ISS. L'excès de positrons à haute énergie se confirme, avec en plus, maintenant, semble-t-il, un début d'excès d'antiprotons. L'origine de ces excès, entre matière noire et d'autres sources pourrait être tranchée en 2024.




vendredi 16 décembre 2016

Détection de glace d’eau sur Cérès


Deux nouvelles évidences de la présence d’eau dans la croûte proche de la surface de Cérès viennent d’être rendues publiques par des équipes américaine et allemande exploitant les mesures de la sonde Dawn.




lundi 12 décembre 2016

La supernova hors norme qui n'était qu'une crêpe stellaire flambée


ASASSN-15lh, tel est le nom de l’événement qui était considéré être la supernova la plus lumineuse jamais observée. "Etait", car on le sait maintenant, il ne s'agit en fait pas d'une supernova, mais d'une "crêpe stellaire flambée" : une étoile déchiquetée par un trou noir supermassif en rotation rapide... 




samedi 10 décembre 2016

Le mystère des bouffées rapides d'ondes radio bientôt résolu ?


Le mystère entourant les bouffées rapides d'ondes radio (les FRB, Fast Radio Bursts) ne s'éclaircit pas encore, mais ces événements étranges peuvent être utilisés pour étudier l'espace qui nous sépare de leur source inconnue, comme la morphologie des champs magnétiques du milieu intergalactique.




jeudi 8 décembre 2016

Brutale et très intense formation d'étoiles dans une galaxie à 11 milliards d'années-lumière

La détermination de la composition chimique d’une galaxie massive dans l’Univers jeune révèle l'existence d'une période de formation stellaire extrêmement courte et intense. Cette observation apporte bien plus de questions que de réponses sur le processus de la formation des galaxies...



Les étoiles de deuxième génération sont celles qui se sont formées à partir du gaz comportant les résidus des étoiles de première génération, ayant explosé en supernovas et qui ont expulsé les éléments lourds forgés en leur sein. En analysant la composition chimique de ces étoiles de deuxième génération, les astrophysiciens peuvent donc déterminer combien de supernovas ont explosé avant cette époque et quelle était leur nature.

mercredi 7 décembre 2016

Comment observer la Pluie d'étoiles filantes des Géminides 2016 malgré la Pleine Lune


Cette année, la Lune nous en veut, elle sera pleine lors de la nuit du 13 au 14 décembre, la nuit du maximum des Géminides... Mais qu'à cela ne tienne, vous pourrez quand-même apercevoir des bolides malgré la "pollution" lunaire...




dimanche 4 décembre 2016

Retour de LIGO dans la chasse aux ondes gravitationnelles


Après de long mois d'arrêt pour améliorer ses détecteurs et ses sous-systèmes, le détecteur d'ondes gravitationnelles LIGO vient, le 30 novembre, de revenir en traque de nouvelles fusions de trous noirs et pourquoi pas de fusions d'étoiles à neutrons..




vendredi 2 décembre 2016

Observation d’un vaste réservoir de gaz moléculaire froid au voisinage d’une galaxie massive dans l’Univers jeune



La présence de galaxies massives seulement quelques milliards d’années après la singularité initiale pose de nombreuses questions aux astrophysiciens, parmi lesquelles : comment ont-elles pu agglomérer suffisamment de gaz moléculaire froid pour former aussi rapidement quantité d’étoiles et grossir aussi vite ? Une étude parue cette semaine dans Science fournit un début de réponse à cette question cruciale.




mercredi 30 novembre 2016

Une supernova de faible masse à l'origine de notre système solaire ?


Notre système solaire s'est formé il y a 4,567 milliards d'années lorsqu'un événement à perturbé le nuage de gaz et de poussières qui se trouvait là, produisant son effondrement gravitationnel. Une théorie propose depuis une quarantaine d'années que cet événement soit l'explosion d'une supernova, mais sans en avoir beaucoup de preuves. Aujourd'hui, une équipe d'astrophysiciens apporte une piste observationnelle sous la forme de résidus d'éléments radioactifs qui permettent de remonter à la nature de cette supernova initiale.




mardi 29 novembre 2016

La Lune aurait été composée d'eau dès sa formation


Une étude révèle que la Lune a dû comporter de très grandes quantités d'eau au moment de sa formation, ce qui relance le débat sur l'origine de l'eau terrestre. Elle indique également que la Lune devrait posséder encore aujourd'hui de grands réservoirs d'eau.




dimanche 27 novembre 2016

Voyage au coeur d'un trou noir, par Alain Riazuelo

Pour accompagner la sortie du premier livre de Alain Riazuelo "Les trous noirs, à la poursuite de l'invisible" (éditions Vuibert), le documentaire génial qu'il avait fait en 2008 avec le magazine Science et Avenir est remis en ligne gratuitement. On y découvrait, grâce à des simulations numériques exceptionnelles, les effets visuels déroutants induits par les effets relativistes sur la lumière au voisinage d'un trou noir, qu'ils soient dus à la vitesse de déplacement ou au champ gravitationnel. Cette vidéo offre un complément naturel et très pertinent à son livre dont je vous recommande la lecture, accessible au grand public.

Découvrez ou regardez à nouveau "Voyage au cœur d'un trou noir", vous en reviendrez conquis et émerveillés.

vendredi 25 novembre 2016

Energie Noire et Modèles d'Univers, cours du Collège de France 2016-2017

Le cours de la chaire Galaxies et Cosmologie du Collège de France de Françoise Combes entame sa troisième saison lundi prochain. Après les galaxies spirales et la matière noire en 2014-2015 puis les trous noirs supermassifs en 2015-2016, la session de cette année sera consacrée à l'énergie noire et les modèles d'Univers. 
Le premier cours aura lieu lundi 28 novembre et a pour titre "Accélération de l'expansion et Énergie noire".
Si vous êtes à Paris, il vous suffit de vous rendre au Collège de France, aucune inscription préalable n'est requise, les cours sont en accès libre et gratuits. Ce premier cours de cette année aura lieu de 17h à 18h à l'Amphithéâtre Marguerite de Navarre - Marcelin Berthelot
Si vous êtes loin de  Paris comme moi, rassurez-vous, les cours et séminaires sont filmés et mis en ligne sur le site du Collège de France ici :https://www.college-de-france.fr/site/francoise-combes/course-2016-2017.htm

Et pour vous mettre l'eau à la bouche, voici le petit trailer de cette nouvelle saison : 

jeudi 24 novembre 2016

Forage dans le cratère géant de Chicxulub lié à l'extinction massive du Crétacé


Le cratère de Chicxulub, dans la péninsule mexicaine du Yucatan, est connu pour être le résidu très probable du grand impact à l’origine de l’extinction massive qui a mis fin au règne des dinosaures il y a 66 millions d’années et a permis l’essor des mammifères. Des forages viennent d’y être effectués et leurs premiers résultats publiés, où l’on comprend mieux comment s’est déroulé le cataclysme.




mercredi 23 novembre 2016

Découverte d'une nouvelle galaxie naine satellite de notre Voie Lactée

Une nouvelle galaxie satellite de notre Voie Lactée vient d'être découverte par une équipe à dominante japonaise. Cette toute petite galaxie, nommée Virgo I est très peu lumineuse, laissant penser que de nombreuses autres du même type pourraient se cacher dans le halo de notre Galaxie.




lundi 21 novembre 2016

Découverte d'un superamas situé derrière notre galaxie


Une équipe internationale vient de révéler la présence d’un superamas de galaxies (un amas d’amas) encore plus imposant que le superamas Shapley, le plus grand connu à proximité de notre superamas Laniakea. Ce superamas de galaxies est très difficile à observer car il se situe dans la zone quasi inaccessible à l’observation qui est située dans le plan de notre galaxie. Ce nouveau venu, du nom de superamas de Vela (les Voiles), est situé à 800 millions d’années-lumière et nous attire vers lui avec une vitesse de 50 km.s-1.




samedi 19 novembre 2016

Une supernova filmée dans un aquarium ! Un film impressionnant

Ce film du réalisateur Thomas Vanz retrace la mort d'une étoile massive en une supernova par effondrement de coeur. Son originalité vient des moyens utilisés pour produire ce film : aucun effet spécial numérique n'a été utilisé, mais seulement un aquarium et des fluides colorants filmés à faible distance. Le rendu est impressionnant de réalisme. Laissez-vous emporter! [film découvert sur www.laboiteverte.fr]



Pour savoir comment Thomas Vanz a réalisé ce court-métrage, deux making-of ont été produits par l'auteur de ce film, que vous pouvez voir ci-dessous : 




Kepler11145123 : L'objet astrophysique le plus sphérique jamais mesuré


Les étoiles ne sont pas des sphères parfaites, leur rotation sur elles-mêmes produit une force centrifuge qui les aplatit très légèrement aux pôles. Or une équipe d'astrophysiciens vient de réussir à mesurer la rotondité d'une grosse étoile, et celle-ci se révèle étonnamment être l'objet astrophysique le plus sphérique jamais mesuré.




jeudi 17 novembre 2016

75% des planètes circumbinaires (Tatooine) ne sont pas détectées


Les planètes qui sont en orbite de deux étoiles en même temps sont différentes de celles que l'on connaît autour d'étoiles uniques. Elles se sont formées dans des circonstances très différentes et sont à ce titre très intéressantes à étudier, sauf qu'il est beaucoup plus difficile de les trouver, tellement difficile que des astronomes viennent d'estimer qu'on en ratait pas moins de 75%.  




mardi 15 novembre 2016

Découverte pour la première fois d'une bouffée gamma associée à une bouffée rapide d'ondes radio


Des astronomes américains viennent de découvrir pour la première fois une contrepartie en rayons gamma d'une bouffée rapide d'ondes radio (une FRB). Cette découverte bouleverse notre vision de ces phénomènes hyper-énergétiques.




jeudi 10 novembre 2016

Les rayons cosmiques ultra-énergétiques produisent trop de muons

Vue artistique de gerbes de rayons cosmiques ultra-énergétiques (ASPERA/Novapix/L. Bret)

La collaboration Pierre Auger, qui étudie les rayons cosmiques ultra-énergétiques via les gerbes de particules qu'ils produisent dans l'atmosphère, vient de trouver que ces particules produisent plus de muons que ce que prédisent les modèles théoriques utilisés au LHC, une anomalie encore inexpliquée.




mercredi 9 novembre 2016

Calcul théorique de la masse des axions, particules candidates pour la matière noire


Des calculs massifs ont permis à des physiciens hongrois et allemands de prédire quelle devrait être la masse de l'axion, une particule candidate très intéressante pour expliquer la matière noire. Ils publient leur découverte dans le journal Nature.




dimanche 6 novembre 2016

Un atome hybride antiprotonique pour mesurer avec précision la masse de l'antiproton

Un atome d'hélium antiprotonique

La masse de l'antiproton vient d'être mesurée avec une précision accrue, grâce à la production d'un atome d'hélium très particulier : un atome antiprotonique, où un antiproton remplace un électron.




samedi 5 novembre 2016

Le bouclier magnétique de la Terre a été transpercé par une tempête solaire le 22 juin 2015

Vue d'artiste d'une éjection de masse coronale impactant la magnétosphère de la Terre

Le télescope à muons de l'expérience indienne GRAPES-3 a détecté une bouffée de rayons cosmiques d'environ 20 GeV qui a duré près de 2 heures le 22 juin 2015. Cette bouffée coïncide avec une puissante éjection de masse coronale du soleil, qui aurait endommagé la protection magnétique naturelle de la Terre, laissant passer les rayons cosmiques galactiques.




mercredi 2 novembre 2016

Un séjour de longue durée dans l'espace bousille les yeux


C'est un phénomène peu connu du grand public, mais la NASA le connaît et le craint depuis une dizaine d'années : les séjours de longue durée dans l'espace affectent durablement la vision des astronautes. 80% des astronautes ayant séjourné plus de 6 mois en orbite ont des problèmes de vision une fois rentrés, des problèmes qui ne disparaissent pas.



lundi 31 octobre 2016

Un impact géant il y a 3,8 milliards d'années à l'origine d'un cratère lunaire atypique


Des planétologues ont reconstruit la collision géante qui a produit l'un des plus gros cratères de la Lune il y a 3,8 milliards d'années. Ils l'ont observé via le champ gravitationnel lunaire, puis ont simulé les premières heures qui ont suivi l'impact et identifient les processus à l'origine de ce bassin d'impact à multiples anneaux.



jeudi 27 octobre 2016

L'hydrogène atomique de notre galaxie se met à nu


Des astronomes viennent de produire une carte complète du ciel dans une longueur d'onde particulière : 21 cm, la longueur d'onde d'émission de l'hydrogène atomique neutre. Ce relevé, nommé HI4PI est la première carte du genre traçant sur tout le ciel en détail l'hydrogène contenu dans notre galaxie.




mardi 25 octobre 2016

Les étoiles qui se déforment tel le battement d'un coeur


Certaines étoiles observées par le télescope chasseur d'exoplanètes Kepler, montrent un comportement unique, elles ont pour cela été baptisées des "étoiles à battement de cœur" (ou étoiles HB, heartbeat stars). Il s'agit d'étoiles binaires dont la luminosité tracée en fonction du temps ressemble étonnamment à un électrocardiogramme.




lundi 24 octobre 2016

Remise en doute de l'existence de l'accélération de l'expansion cosmique


On s'en souvient, il y a cinq ans, Saul Perlmutter, Brian Schmidt et Adam Riess recevaient le prix Nobel de physique pour leur découverte d'une anomalie majeure dans le taux d'expansion de l'Univers via l'observation de supernovas, publiée en 1998. Cette accélération de l'expansion a été depuis attribuée à une constante cosmologique Λ (Lambda), d'origine non connue, une énergie noire, mais néanmoins nouveau socle du paradigme cosmologique et de son modèle standard.
Mais aujourd'hui, trois physiciens anglais de l'université de Oxford viennent mettre en doute cette découverte en montrant que la signifiance statistique des résultats sur les supernovas Ia est bien plus faible que celle clamée il y a 18 ans.



dimanche 23 octobre 2016

Comment trouver Uranus dans le ciel

Avez-vous déjà observé Uranus à l’œil nu, la 7ème planète de notre système, si faiblement lumineuse ? Voici mes conseils pour repérer facilement la belle bleue aux anneaux (invisibles) dans le ciel d'automne. Bon ciel! 

samedi 22 octobre 2016

Deux nouvelles mini lunes potentielles pour Uranus


Trente ans après son survol d'Uranus, la sonde Voyager 2 livre encore des résultats sur la planète bleue aux anneaux. Les images des anneaux d'Uranus de Voyager 2, retraitées avec les moyens d'aujourd'hui et comparées avec celles de Saturne produites par Cassini indiquent qu'Uranus posséderait 2 nouvelles lunes, toutes petites.




vendredi 21 octobre 2016

Cassini observe de gros changements saisonniers dans l'atmosphère de Titan


La sonde Cassini nous a encore réservé de bien belles images avant de quitter définitivement le monde des lunes de Saturne. Il s'agit ici de Titan. Cassini vient de mettre en évidence de grosses variations atmosphériques saisonnières et l'apparition d'un énorme vortex au pôle sud du plus gros satellite de Saturne.




jeudi 20 octobre 2016

Une bizarrerie : 3 disques protoplanétaires pour 2 étoiles

Les étoiles jeunes sont très souvent entourées d'un disque de poussière et de gaz, un disque protoplanétaire, qui donnera naissance à des planètes. Une petite bizarrerie vient d'être mise à jour : deux étoiles jeunes entourées de trois disques protoplanétaires : un disque pour chacune et le troisième entourant le couple...




mercredi 19 octobre 2016

Découvertes de bouffées de rayons X ultralumineuses à proximité de 2 galaxies elliptiques


Deux objets d'un nouveau type viennent d'être découverts par une équipe internationale d'astronomes. Ces objets produisent des intenses éruptions en rayons X qui augmentent de près d'un facteur 100 en seulement 1 minute puis retournent à leur niveau initial après une heure. Ces sources X ultralumineuses inconnues ont été observées avec Chandra et XMM-Newton et leur découverte fait l'objet d'une publication dans la revue Nature cette semaine.




Vénus : Indices d'une éruption volcanique très récente


Avec ses 1100 reliefs volcaniques détectés, qui couvrent près de 85% de sa surface, Vénus est une planète qui semble active, mais les planétologues ont toujours eu beaucoup de mal à obtenir une preuve irréfutable d'une activité volcanique récente ou actuelle. Mais une nouvelle observation allant dans ce sens vient d'être rendue publique il y a quelques jours lors d'une réunion de l'American Astronomical Society qui a lieu à Pasadena en Californie.



lundi 17 octobre 2016

Des rayons X en provenance de la face cachée de Vénus


Le transit de Vénus devant le Soleil le 6 juin 2012 a permis d'étudier son atmosphère et de révéler des zones d'émissions d'ultra-violets et de rayons X inédites, jusqu'à 150 km de sa surface.




samedi 15 octobre 2016

Arrivée imminente de Schiaparelli sur Mars


Mercredi prochain, la sonde européenne ExoMars Trace Gas Orbiter et son atterrisseur Schiaparelli vont arriver en orbite martienne, pour un amarsissage dans la foulée. 




jeudi 13 octobre 2016

L'Univers observable contiendrait 20 fois plus de galaxies que ce que l'on pensait


Le nombre total de galaxies peuplant l'Univers observable vient d'être réévalué... à la hausse ! Leur nombre serait de 2000 milliards, soit 20 fois plus que ce qu'on pensait auparavant.




mercredi 12 octobre 2016

La plus vaste carte des vides et des superamas de galaxies résout un mystère cosmologique

Une équipe d'astrophysiciens vient de produire la plus vaste carte des vides et des superamas de galaxies de l'Univers observable, ce qui permet de résoudre un mystère cosmologique apparu il y a 10 ans.




mardi 11 octobre 2016

Proxima Centauri possède un cycle d'activité magnétique de 7 ans


Il y a quelques mois, des astronomes annonçaient la découverte d'une planète en orbite autour de Proxima Centauri. Aujourd'hui, une étude révèle que Proxima Centauri possède un cycle magnétique avec de nombreuses taches périodiques à sa surface, à l'image de ce que connait notre Soleil. Or un tel cycle paraissait impossible pour une étoile naine rouge comme Proxima...



Proxima Centauri est une toute petite étoile, une naine rouge dont la masse est 10 fois plus faible que celle du Soleil et sa luminosité 1000 fois plus faible. Les taches stellaires sont des zones à la surface d'une étoile où la température est plus froide, elles sont induites par des effets magnétiques : les champs magnétiques de l'étoile impactent les flux de plasma des couches superficielles et peuvent ainsi produire ces zones froides. Des modifications des champs magnétiques influent alors directement sur le nombre de taches. Le Soleil connaît un cycle magnétique avec une période de 11 ans, qui est observé en scrutant les taches solaires. Le dernier maximum d'activité date de 2014 après un minimum en 2009. Lorsque le soleil est au minimum de son activité magnétique, il peut être totalement vierge de taches. Au contraire, lors du maximum, le nombre de taches peut atteindre 100, mais ces dernières sont relativement petites et ne couvrent que 1% de la surface du disque solaire au maximum.

Brad Wargelin (Smithonian Center for Astrophysics) et ses collègues ont exploité des observations de Proxima effectuées avec de nombreux instruments différents, dans des longueurs d'onde allant du visible aux rayons X (All Sky Automated Survey, Swift, Chandra, et XMM-Newton), sur une durée totale de 22 ans. Ils montrent que la naine rouge, elle aussi, arbore un cycle magnétique de plusieurs années. La période du cycle observé via la présence de taches à sa surface est de 7 ans. Mais les taches stellaires de Proxima sont très différentes de celles du Soleil, elles sont énormes. Au maximum d'activité magnétique de Proxima, les taches occupent 20% de la surface de l'étoile et elles sont individuellement plus grosses.

Les spécialistes sont étonnés de trouver une telle activité périodique sur Proxima Centauri, car ses couches internes devraient être très différentes de l'intérieur du Soleil. Sur le Soleil, c'est le dernier tiers de l'enveloppe qui subit des mouvements de convection, les couches plus profondes restant relativement calmes. Et c'est la différence de vitesse de rotation entre cette couche convective et les couches sous-jacentes qui produisent, d'après les chercheurs, le cycle d'activité magnétique de 11 ans du Soleil. Mais dans une étoile naine rouge comme Proxima, c'est toute l'enveloppe qui devrait être convective, jusqu'à son centre. Il ne devrait alors pas y exister des variations périodiques de champs magnétiques semblables.
Jeremy Drake, l'un des coauteurs de cette étude le dit : "L'existence d'un cycle sur Proxima Centauri montre que nous ne comprenons pas aussi bien que ce que nous le pensions comment les champs magnétiques des étoiles sont générés".
L'étude n'évoque pas si le cycle d'activité de Proxima affecte ou non l'habitabilité de la planète Proxima b mais la théorie indique que des éruptions et des vents stellaires, qui sont dirigés par les champs magnétiques, devraient irradier la planète et souffler une hypothétique atmosphère. Bien qu'en "zone habitable", Proxima b paraît donc bien peu sympathique, malgré le spectacle étonnant qui peut y être observé.
Ces résultats sont publiés dans the Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

Source : 

Optical, UV, and X-Ray Evidence for a 7-Year Stellar Cycle in Proxima Centauri
B. J. Wargelin et al.
Monthly Notices of the Royal Astronomical Society Vol 463 Issue 1 (21 November 2016)


Illustration : 

1) Vue d'artiste de la convection à l'intérieur d'une étoile naine (NASA/CXC/M.Weiss)

2) Evolution du nombre de taches du soleil depuis 1995 (NASA Marshall Space Flight Center)

lundi 10 octobre 2016

Observation pour la première fois d'une asymétrie matière-antimatière dans la désintégration d'un baryon

Pour la première fois, une particule de type baryon, le Λb , montre des signes d'asymétrie entre matière et antimatière. Ce résultat vient d'être obtenu par l'expérience LHCb au CERN. Il s'agit de la première mesure du genre sur un baryon (les particules de la famille des protons et des neutrons), un phénomène encore jamais vu, et ouvre la voie vers l'explication de la domination de la matière sur l'antimatière dans l'Univers.





dimanche 9 octobre 2016

Un nouvel océan très probable dans notre système solaire : sur Dioné


De forts indices d'un nouvel océan dans notre système solaire viennent d'être découverts. Quelques semaines à peine après des informations semblables concernant Pluton et Europe, c'est aujourd'hui au tour de Dioné, le quatrième satellite de Saturne, de montrer des signes d'un très profond océan, situé sous une très épaisse couche de glace.




samedi 8 octobre 2016

Découverte d'un trou noir de 100000 masses solaires à la périphérie d'une galaxie lenticulaire


Un trou noir de 100000 masses solaires vient d'être mis en évidence non pas au centre, mais à la périphérie d'une galaxie située à 4,5 milliards d'années-lumière. Ce trou noir supermassif "errant" semble être le résidu du dépouillement d'une plus petite galaxie qui aurait subi une fusion avec cette grosse galaxie.




mercredi 5 octobre 2016

L'impact des rayons cosmiques à la surface de Mars modifie son atmosphère


Le rover Curiosity vient de montrer que la fine atmosphère de Mars est en partie modelée par l'irradiation de la surface martienne par le rayonnement cosmique et ses gaz rares sont en proportions inattendues.



lundi 3 octobre 2016

Détection de la première binaire gamma extragalactique


Le télescope spatial Fermi vient de débusquer la première binaire gamma située dans une autre galaxie que la nôtre. C'est de plus la binaire gamma la plus lumineuse jamais observée. Ce couple nommé LMC P3 contient une étoile massive et une étoile à neutrons qui interagissent entre elles pour produire une pulsation de rayons gamma.




samedi 1 octobre 2016

Observation d'une structure spirale dans un disque protoplanétaire


Une nouvelle observation effectuée par ALMA montre pour la première fois la présence d'une structure spirale à l'intérieur d'un disque protoplanétaire, là où se forment les planètes.




jeudi 29 septembre 2016

Inauguration de FAST, le très grand radiotélescope chinois


Les scientifiques chinois viennent de mettre en service FAST, leur radiotélescope de 500 m de diamètre, le plus grand radiotélescope du monde. Le but est d’ouvrir une nouvelle ère dans la radioastronomie, mais FAST est aussi un instrument fragile par sa structure très complexe.