vendredi 10 février 2012

Kepler-20, deux nouvelles exoTerres, so what ?

Nature en fait sa Une cette semaine. Les exoplanètes. Encore et toujours les exoplanètes… On a de cesse de s'émerveiller des découvertes faites chaque semaine, presque chaque jour, par des satellites comme ce Kepler très prolifique... Cette semaine on parle donc du système Kepler-20. Il a ceci de particulier qu'il contient cinq planètes, trois ayant la taille de Neptune, et notamment deux qui ont la taille de notre Terre à nous… La belle affaire !
On le sait maintenant, les exoplanètes sont en nombre quasi illimité, il y en a des milliards. Il va falloir intégrer cette donnée et peut-être cesser de s'extasier à chaque découverte, car ça risque d'être un petit peu lassant. Alors, oui, bien sûr, les techniques de détection s'affinant, on découvre des planètes de plus en plus petites… avant-hier des Jupiter géantes, hier encore des petites Jupiter et aujourd'hui des Terres.

Et demain ? Il est fort probable que la qualité des instruments et des méthodes utilisés (ainsi que des cerveaux qui les utilisent !) nous permettront dans peu de temps de descendre encore en dimension jusqu'à trouver des ceintures d'astéroïdes extrasolaires, puis des lunes extrasolaires, évidemment, puisqu'une planète est une planète. On ne peut pas imaginer que les 750 et quelques planètes extrasolaires qu'on a déjà cataloguées soient dépourvues de satellites, bien sûr… Et parmi ces dizaines de milliards de petits corps (et je reste modestement dans notre galaxie !), combien possèdent de l'eau liquide ? Des milliers ou des millions … Personne ne peut décemment ou modestement penser le contraire...
 
Le système Kepler-20 se trouve à 1000 années-lumière de nous, ce qui est assez éloigné. Si il nous prenait l'envie de communiquer avec d'éventuels habitants intelligents peuplant ces mondes, ce serait de toute façon chose vaine. Il se passerait en effet 2000 ans entre l'émission de la question et la réception de la réponse. Imaginez le niveau de la question qu'aurait posée Jules César et à laquelle nous aurions une réponse aujourd'hui. Sans intérêt aucun, outre le fait de savoir qu'ils savent communiquer.

La vraie extase à venir n'est même plus dans la découverte d'eau liquide ou dans la mise en évidence d'une vie aérobie ou anaérobie, non.., tout ça n'est qu'une affaire de mois ou d'années. La vraie question extatique est : qu'en fait-on ? Ou encore, « so what ? »