mercredi 23 septembre 2020

La dynamique de l'"anneau" de M87* observée par l'EHT entre 2009 et 2017


Lorsque l'on manque de nouvelles données à exploiter, on peut toujours se retourner vers des anciennes données remisées dans les tiroirs et voir ce qu'on peut en tirer... C'est ce qu'ont dû se dire les chercheurs de la collaboration Event Horizon Telescope (EHT), qui n'ont rien pu se mettre sous le dent depuis la campagne heureuse de 2017 qui a permis de produire une image de la silhouette du trou noir supermassif M87*. Les campagnes de printemps de l'EHT 2018 et 2019 n'ont en effet pas pu avoir lieu pour de sinistres raisons et celle de 2020 a été annulée à cause d'une saleté de coronavirus. Mais l'EHT existait déjà bien avant 2017, et même si il n'était pas assez développé pour que ses données interférométriques puissent former des images de silhouettes d'horizon de trous noirs, les données peuvent être exploitées a posteriori, avec l'aide des données très riches de 2017. Cela offre aux astrophysiciens l'opportunité d'étudier l'évolution de l'anneau entourant l'ombre de l'horizon du trou noir supermassif, avec une surprise à la clé! Une étude publiée dans The Astrophysical Journal.


lundi 21 septembre 2020

Nouveaux résultats sur les rayons cosmiques ultra-énergétiques


Les astroparticules qu'on appelle les rayons cosmiques n'ont pas encore révélé tous leurs mystères, notamment pour ce qui concerne leur origine et leur composition exactes. L'observatoire Pierre Auger est un grand instrument dédié à l'étude des rayons cosmiques les plus énergétiques, que l'on qualifie d'ultra-énergétiques. La collaboration scientifique du même nom vient de publier ses tous derniers résultats sous la forme de deux gros articles dans Physical Review Letters et Physical Review D. Une nouvelle petite bosse apparaît dans le spectre en énergie...


samedi 19 septembre 2020

Encelade : Observation d'une activité géologique dans l'hémisphère Nord


Une équipe franco-américaine vient de publier une nouvelle cartographie de la surface de Encelade, le petit satellite de Saturne qui possède un océan liquide chaud sous sa croûte de glace. Cette mosaïque d'images qui permet de fournir une image de toute la surface de Encelade montre une forte hétérogénéité des terrains, bien sûr autour des fissures du pôle sud d'où sortent des émanations de l'océan, mais aussi dans l'hémisphère Nord... Une étude publiée dans le journal de planétologie Icarus.


vendredi 18 septembre 2020

Première mesure directe de la distance d'un magnétar via sa parallaxe


C'est encore à une première que je vous convie aujourd'hui : celle de la première mesure de distance directe d'un magnétar, par une mesure de parallaxe. Le magnétar XTE J1810−197 (plus simplement J1810) est le premier magnétar détecté produisant des pulses radio et l'un des plus proches connus. Fin 2018, la position relative de ses émissions radio sur une période d'un peu plus d'un an a trahi sa distance par la géométrie... Une étude parue dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.


mercredi 16 septembre 2020

Détection d'une exoplanète 11 fois plus grosse que son étoile


Andrew Vanderburg et ses collègues ne s'attendaient pas à trouver une telle planète autour d'une telle étoile : une planète de la taille de Jupiter en orbite très rapprochée autour d'une... naine blanche. C'est la première fois qu'une planète intacte est trouvée autour d'une étoile naine blanche, une étoile qui est plus petite en taille que sa planète, du coup. Une étude parue dans Nature.


mardi 15 septembre 2020

Le processus astrophysique à l'origine de l'Or encore en question


L'événement gravitationnel GW170817 correspondant à la fusion de deux étoiles à neutrons avec la détection simultanée d'une contrepartie électromagnétique dans toutes les longueurs d'ondes avaient permis aux astrophysiciens de déterminer q'un tel événement pouvait être à l'origine de la production d'éléments lourds, comme l'or en particulier. Mais une nouvelle étude venant de paraître calcule exactement toutes les sources astrophysiques des éléments chimiques, et l'or reste un cas à part : il n'y a pas assez de fusions d'étoiles à neutrons pour fabriquer tout l'or des galaxies... Une étude acceptée pour publication dans The Astrophysical Journal.


dimanche 13 septembre 2020

Matière Noire : le modèle SIDM plus performant que CDM pour expliquer les galaxies déficientes DF2 et DF4


La découverte il y a deux ans de deux galaxies ultradiffuses qui semblent dépourvues presque totalement de matière noire (NGC 1052-DF2 et NGC 1052-DF4) a fait couler beaucoup d'encre. Aujourd'hui, des astrophysiciens chinois montrent qu'en substituant au modèle de matière noire CDM le modèle SIDM (Self Interacting Dark Matter), on parvient à expliquer les caractéristiques de ces deux galaxies anormales. Une étude publiée dans la très relevée Physical Review Letters.


samedi 12 septembre 2020

Le courant Magellanique expliqué par la structure de gaz du LMC


Une équipe australo-américaine vient de trouver une solution pour expliquer l’origine de la structure gazeuse qui domine le halo baryonique de notre galaxie et qui serait liée aux deux galaxies satellites du Petit et du Grand Nuage de Magellan : le Courant Magellanique. Une étude publiée dans Nature.


vendredi 11 septembre 2020

Matière Noire : une anomalie dans les amas de galaxies révélée par lentilles gravitationnelles


Que se passe-t-il dans les halos de matière noire constituant les amas de galaxies ? Des observations d’effets de lentilles gravitationnelles dans 11 amas de galaxies montrent une anomalie : les sous-structures des amas (les halos de galaxies) apparaissent dix fois plus efficaces pour produire des événements de lentilles fortes que ce que prédisent les simulations. Un défaut systématique dans les simulations (des hypothèses incorrectes sur les propriétés de la matière noire) sont donc suggérées... Une étude publiée dans Science.

mercredi 9 septembre 2020

Curiosité isotopique dans les nébuleuses planétaires


Une équipe d'astrophysiciens vient de mesurer l'abondance isotopique en carbone-13 d'un grand nombre de nébuleuses planétaires, dont certaines bien connues des astronomes amateurs comme la nébuleuse de l'Hélice ou la nébuleuse de la Lyre. Ils trouvent une valeur anormalement élevée pour le carbone-13 par rapport au carbone-12, ce qui met sur la piste d'un phénomène explosif impliquant une capture de protons lors de la naissance de ces nébuleuses. Une étude parue dans The Astrophysical Journal Letters.

dimanche 6 septembre 2020

Matière noire : une explication à l'absence de détection indirecte par annihilation


La matière noire, on le sait, doit se condenser en halos de toutes tailles. De nouvelles simulations très détaillées qui explorent 20 ordres de grandeur pour la masse de ces halos de matière noire viennent de montrer une similitude dans la relation masse-densité de ces halos, à partir d'une masse de 10-5 masses solaire (la masse d'une planète) jusqu'à 1015 masses solaires (la taille d'un gros amas de galaxies). Cette nouveauté a des implications importantes sur le potentiel de détection indirecte de la matière noire par annihilation dans les galaxies. Une étude publiée dans Nature cette semaine.


vendredi 4 septembre 2020

Observation de trois anneaux de poussière très désalignés et tordus autour d'un trio d'étoiles


Le réseau de radiotélescopes ALMA vient encore de nous offrir une jolie image d’un système stellaire en formation. Celui-ci s’avère particulier car il contient 3 étoiles et montre un disque de gaz et de poussières très déformé avec des anneaux de matière désalignés entre eux. Une étude parue dans Science


mercredi 2 septembre 2020

Détection d'un trou noir de 142 masses solaires par ses ondes gravitationnelles de fusion


C’est du très lourd ! Les collaborations LIGO et Virgo (encore elles) viennent de publier la découverte aujourd’hui du plus gros trou noir issu d’une fusion, et ce trou noir est le premier à dépasser le seuil des 100 masses solaires, ce qui signifie que c’est le premier trou noir de masse intermédiaire qui est clairement identifié, une graine de trou noir supermassif… Deux études sont publiées simultanément, la première sur la détection dans Physical Review Letters et la seconde sur les implications astrophysiques de cette découverte dans The Astrophysical Journal Letters


mardi 1 septembre 2020

Europe : une bascule très importante de sa croûte de glace trahie par ses fissures


Des astronomes viennent de découvrir que la croûte glacée de Europe, satellite de Jupiter qui abrite un océan liquide, s'est complètement réorientée en pivotant de près de 70° par rapport à son axe de rotation il y a seulement quelques millions d'années. Les pôles actuels de Europe ne sont pas du tout là où ils étaient il y a quelques millions d'années... Une étude parue dans Geophysical Research Letters.


samedi 29 août 2020

Une fusion de trous noirs très asymétrique très riche en informations


L'article en mode prépublication était sorti au mois d'avril dernier, et c'est seulement cette semaine qu'il est publié dans Physical Review D et que nous pouvons donc en parler. Je veux parler de la belle découverte des collaborations LIGO/Virgo de la fusion de deux trous noirs de masses très différentes, l'événement gravitationnel GW190412 qui remonte au 12 avril 2019. Avec 8 et 30 masses solaires, ce duo fut le premier couple de trous noirs asymétrique a être observé, mais il est vrai qu'il a été très vite éclipsé en juin dernier par la découverte (et la publication rapide) passionnante il est vrai d'un autre système encore plus asymétrique avec un trou noir de 23 masses solaires et un objet compact indéterminé de 2,6 masses solaires (GW190814 détecté le 14 août 2019). Mais il nous faut revenir sur ce premier couple asymétrique détecté seulement trois semaines après le début du troisième run d'observation des interféromètres gravitationnels car il a permis aux chercheurs de tester la Relativité Générale comme jamais auparavant et de bien mieux caractériser les trous noirs.


Aux sources de l'eau terrestre


L'origine de l'eau que l'on trouve sur Terre a été un long sujet de débat parmi les scientifiques. D'après les modèles de formation du système solaire, la Terre, en tant que planète interne du système, ne devrait pas posséder d'eau. C'est donc un scénario impliquant l'apport d'eau par des corps externes (comètes) qui est privilégié, avec l'arrivée d'un bombardement de corps glacés, et le besoin d'expliquer une telle perturbation. Mais une nouvelle étude effectuée par des chercheurs français vient remettre ce scénario en cause : finalement les roches du système solaire interne contiendraient largement suffisamment d'eau pour expliquer la teneur de notre planète. Une étude parue cette semaine dans Science.


jeudi 27 août 2020

Mégaconstellations de satellites vs. Astrophysique : 1 - 0


Les mégaconstellations de satellites qui sont en cours de déploiement vont fondamentalement modifier l’astronomie et l’astrophysique. Une nuit sans aucun passage de satellite ne sera plus jamais la norme. Si les 100 000 (ou plus) satellites en orbite basse qui sont proposés par différentes sociétés spatiales parmi lesquelles SpaceX, Amazon, Oneweb, et d’autres encore, sont déployés, aucune combinaison de méthodes ne permettra de réduire efficacement l’impact de leur éclat dans le ciel nocturne sur les programmes d’observation astronomique. Ces conclusions viennent d’être rendues publiques dans un rapport conjoint de l’American Astronomical Society et du consortium NOIRLab qui regroupe de nombreux observatoires astronomiques américains financés par la National Science Foundation (NSF). Ce rapport est disponible en ligne ici.


mardi 25 août 2020

Des reconnexions magnétiques à l'intérieur d'un jet de trou noir supermassif


Des flux de photons gamma intermittents ont été détectés en provenance du coeur du quasar 3C279, le signe caractéristique d'un phénomène de reconnexion magnétique. Ces reconnexions magnétiques semblent se produire à l'intérieur du jet de plasma qui est induit par le trou noir supermassif. Une étude publiée dans Nature Communications.


dimanche 23 août 2020

Du gaz moléculaire froid détecté dans le vent galactique


Le centre de notre galaxie est le siège d'un intense vent de gaz interstellaire. Des nouvelles observations y révèlent la présence de coeurs de gaz moléculaire froids à l'intérieur de nuages d'hydrogène atomique chauds, en train d'être projetés depuis le centre galactique. L'origine de ces globules de gaz entraînés par le vent galactique est mal comprise. L'étude est parue dans Nature cette semaine.


vendredi 21 août 2020

Le résidu de la supernova de Kepler en expansion très rapide


La supernova dont a pu être le témoin Johannes Kepler en 1604 est la dernière supernova galactique en date visible à l’oeil nu, déjà plus de 400 ans…. Aujourd’hui, son résidu forme une jolie nébuleuse, située à environ 20 000 années-lumière. Des nouvelles observations en rayons X de cette nébuleuse indiquent qu’elle s’étend toujours, et à très grande vitesse ! ce qui permet de mieux la cerner. Une étude publiée dans The Astrophysical Journal.


jeudi 20 août 2020

La naine blanche qui a survécu à sa propre explosion


SDSS J1240+6710 est une étoile naine blanche unique en son genre. Non seulement elle se déplace à une vitesse très élevée (250 km/s), mais en plus elle est toute petite et possède une composition très atypique... Cette naine blanche aurait survécu à une supernova foirée. Une étude parue dans les Monthly Notices of the Royal Astronomy.


mardi 18 août 2020

Étonnante émission gamma périodique d'un nuage de gaz induite par un microquasar


Un nuage de gaz anodin qui émet des rayons gamma périodiquement tous les 162 jours, c'est une source bizarre qu'on trouvée une équipe d'astrophysiciens à 15000 années-lumière d'ici dans la constellation de l'Aigle... Mais ce nuage de gaz se trouve être situé à 100 années-lumière d'un objet unique dans notre galaxie, un microquasar qui se trouve avoir une période de précession exactement égale à la période des émissions gamma observées... Le lien paraît évident, mais on ne comprend pas (encore) bien comment ça se passe... une étude publiée dans Nature Astronomy.


lundi 17 août 2020

La baisse de luminosité de Bételgeuse expliquée par des observations antérieures


La diminution très importante de luminosité de Bételgeuse de l'hiver dernier, suivie de son retour à la normale 6 mois plus avait pu être expliquée quelques mois plus tard par la présence d'un gros nuage de gaz et de poussière occultant une bonne partie de l'étoile. Une nouvelle étude effectuée à partir d'observations avec le télescope Hubble vient confirmer définitivement cette première conclusion, en montrant la présence d'un gros flux de plasma dans l'enveloppe de Bételgeuse dans les trois mois précédant la chute brutale de luminosité, et qui aurait produit un énorme nuage de poussière... Une étude parue dans The Astrophysical Journal.



samedi 15 août 2020

La relation contre-intuitive entre masse et rayon des naines blanches mesurée par l'observation


La particularité des étoiles naines blanches est d’origine quantique : lorsque leur masse augmente, elles rétrécissent : leur rayon diminue. Elles deviennent donc de plus en plus denses, jusqu’à ne plus pouvoir se supporter elles-mêmes et à s’effondrer en étoiles à neutrons. Cette relation contre-intuitive liant masse et rayon des naines blanches, théorisée dans les années 1930 par Subrahmanyan Chandrasekhar vient d’être observée par une équipe d’astrophysiciens grâce à une méthode innovante. Une étude acceptée pour publication dans The Astrophysical Journal.



jeudi 13 août 2020

Observation d'une galaxie mature dans l'Univers jeune grâce à une lentille gravitationnelle parfaite


Cet anneau de feu est une galaxie, une galaxie très lointaine, dont la trajectoire de la lumière a été très fortement défléchie par un effet de lentille gravitationnelle parfait produit par une galaxie située en avant-plan. C'est aussi une galaxie déjà très mature, pourtant située seulement 1,4 milliards d'années après le Big Bang. L'étude qui lui est consacrée vient de paraître dans Nature.

mercredi 12 août 2020

Suivi en temps réel de la disparition / réapparition de la couronne d'un trou noir supermassif


Voir en quasi direct l'extinction puis le rallumage d'un noyau actif de galaxie... C'est ce qu'une équipe d'astrophysiciens relate dans un article qui vient d'être publié dans The Astrophysical Journal Letters. Le phénomène, extrêmement surprenant, pourrait avoir pour origine l'interaction d'une seule étoile avec le trou noir supermassif de la galaxie en question. Spoiler : l'étoile n'a pas survécu...

mardi 11 août 2020

Etoiles massives : une naissance par à-coups

Le grossissement des étoiles lors de leur formation est un peu mieux compris grâce à l'observation rare d'un disque en forme de spirales autour d'une étoile massive naissante. Cette découverte suggère que les étoiles massives grossissent par à-coups. Une étude publiée dans Nature Astronomy.


lundi 10 août 2020

Des rayons gamma très énergétiques en provenance de Eta Carinae


On ne présente plus le système Eta Carinae, ce couple d'étoiles massives en fin de vie entouré d'une épaisse nébuleuse de gaz et de poussière produite par une éruption massive qui eut lieu au 19ème siècle. Surveillée de près depuis de décennies, Eta Carinae vient récemment de montrer une forte émission de rayons gamma de très haute énergie, qui serait due à l'interaction des vents solaires des deux monstres. Une étude parue dans Astronomy & Astrophysics.


vendredi 10 juillet 2020

C/2020 F3 (NEOWISE)

Il fallait se lever un peu tôt mais ça valait le coup. La comète NEOWISE est encore visible, bien que sur la pente descendante... (Sud Luberon vers 5h)

mardi 30 juin 2020

Cet été, mettez vous-en plein les oreilles !

Durant tout cet été, revisitez des centaines de billets de Ça Se Passe Là-Haut dans leur version audio. Que ce soit via le podcast, disponible sur toutes les plateformes, de Apple Podcast à Spotify en passant par PodCloud ou sur votre appli préférée (plus de 1040 épisodes depuis 2014).

Ou sur Youtube, où vous pourrez naviguer dans 20 playlists thématiques spécialement conçues pour vous (plus de 680 épisodes en tout), plus simple si vous préférez une thématique en particulier. Ces playlists sont directement accessibles ci-dessous. 

Je vous souhaite un très bel été, et pour ma part, je vais me replonger dans des livres, car c'est quand même la base de tout... Rendez-vous après les Perséides ! 

Astroparticules :



Trous noirs :



Etoiles :



Cosmologie :



Matière noire :



Mystères :



Système solaire :


Exoplanètes :


Observation du ciel :


Supernovas:



Terre :



Méthodes :



Galaxies :



Etoiles à neutrons, pulsars :



Lune :



Minisérie 'Découvrez le Ciel' :



Quizz Astro, pour jouer en famille :



'Meurtre au Gran Sasso', livre audio chapitré :



'La Dernière Supernova', livre audio chapitré :



'Trous noirs en eaux profondes', livre audio chapitré :

lundi 29 juin 2020

Sous le Soleil (exactement...)

Le Soleil connaît un cycle d'activité de 11 ans, qui se traduit par l'apparition de taches solaires de façon périodique. Ce cycle solaire se traduit aussi par une activité magnétique périodique et l'inversion du champ magnétique du Soleil tous les onze ans. Aujourd'hui, une équipe d'astrophysiciens révèle l'origine de ce cycle d'activité solaire, grâce à une étude d'héliosismologie. Une étude parue dans Science


vendredi 26 juin 2020

Deux superTerres identifiées à 10,7 années-lumière autour d’une naine rouge calme


GJ 887 est une étoile naine rouge comme il en existe beaucoup dans notre galaxie, mais celle-ci se trouve à 10,7 années-lumière et on vient de découvrir qu’elle possède au moins deux planètes de type Super-Terre (une masse comprise entre la masse de la Terre et la masse de Neptune). La particularité de GJ887, outre sa proximité relative, est sa faible activité. L’atmosphère de ces deux super-Terre va pouvoir être étudiée de près. L’étude est parue dans Science.




jeudi 25 juin 2020

Une possible émission électromagnétique associée à la fusion de trous noirs stellaires


Voilà encore une étude très intéressante qui lorgne du côté des fusions de trous noirs. Cette fois-ci, il s'agit de l'apparition d'un signal électromagnétique qui serait associé à la coalescence de deux gros trous noirs stellaires. Cette fusion aurait produit un rayonnement électromagnétique caractéristique à cause de l'endroit où elle aurait eu lieu : au sein du disque d'accrétion d'un trou noir supermassif niché au coeur d'un quasar... L'étude vient de paraître dans Physical Review Letters.


mardi 23 juin 2020

Détection gravitationnelle d'une fusion d'objets compacts très asymétrique


Voilà une belle découverte obtenue par la détection d'ondes gravitationnelles : celle d'un objet à la frontière entre étoile à neutrons et trou noir. C'est la première détection d'ondes gravitationnelles par LIGO/Virgo qui a pour origine un couple aussi différent en terme de masses : 23,2 masses solaires pour le premier trou noir et seulement 2,6 masses solaires pour l'"autre objet"... car les chercheurs n'arrivent pas à savoir si c'est une (trop) grosse étoile à neutron ou bien un très petit trou noir... L'étude est parue dans The Astrophysical Journal Letters.


lundi 22 juin 2020

L'origine des rayons X de Centaurus A comprise grâce à ses rayons gamma


La galaxie Centaurus A est ce qu'on appelle une radiogalaxie : une galaxie à noyau actif qui produit des jets de particules responsables de l'apparition de vastes lobes d'émission radio (d'où le nom de radiogalaxie). Aujourd'hui, la collaboration H.E.S.S qui exploite des détecteurs de rayons gamma de très haute énergie vient de publier des observations résolues du jet de Centaurus A via son émission de photons gamma d'énergie de l'ordre du TeV, qui permet de comprendre plein de choses...Une étude parue dans Nature.



samedi 20 juin 2020

FRB : deuxième cas d'émission répétée périodique



Il y a un mois, je vous racontais la découverte d'un motif périodique dans les signaux répétés de FRB 121102, en précisant que c'était en fait la seconde découverte de ce genre. L'étude relatant la découverte du premier FRB répétitif périodique, FRB 180916, vient enfin d'être publiée, dans Nature. L'existence de deux FRB de ce type ruine au passage tous les fantasmes de civilisation intelligente qui y serait liée.



vendredi 19 juin 2020

A l'origine de l'émission radio des pulsars


Une solution pour expliquer l'origine de l'émission radio si intense des pulsars vient d'être proposée par des physiciens polonais et russes. Cette émission de type 'cohérente' serait liée à des fluctuations dans le plasma produisant des paires électrons-positrons à proximité immédiate de la surface de l'étoile à neutrons. Une étude à lire dans Physical Review Letters.


mardi 16 juin 2020

Antarès scrutée de très près par ALMA et le VLA


Antarès, l'étoile supergéante rouge la plus proche du Soleil, qui illumine nos soirées d'été dans la constellation du Scorpion, vient d'être observée à haute résolution dans le domaine submillimétrique et centimétrique (ondes radio) avec ALMA et VLA. Ces observations offrent une cartographie inédite de la supergéante, qui mérite bien son qualificatif, elle qui s'étend sur une distance bien supérieure à l'orbite de Saturne... Une étude parue dans Astronomy&Astrophysics.



lundi 15 juin 2020

Le vert de l'oxygène observé dans l'atmosphère de Mars pour la première fois


On savait que les martiens étaient verts de peau, on savait moins que la fine atmosphère de la planète rouge pouvait aussi arborer une belle couleur verte. C'est la sonde ExoMars Trace Gas Orbiter qui a détecté pour la première fois cette longueur d'onde caractéristique de l'émission de l'oxygène. Une étude parue dans Nature Astronomy.




vendredi 12 juin 2020

La durée de vie du neutron mesurée autour de Mercure et Vénus


Quelle est la durée de vie du neutron ? Cette question peut paraître simple au premier abord, mais les deux méthodes expérimentales qui ont été développées pour la mesurer ne trouvent pas la même valeur : il y a 9 secondes d'écart, ce qui est considérable du fait des incertitudes respectives des deux types de mesures. Mais des physiciens viennent de démontrer la faisabilité d'une troisième méthode, indépendante des deux autres, pour mesurer la durée de vie du neutron : en détectant en orbite les neutrons qui sont émis par Mercure ou Vénus, issus de réactions de rayons cosmiques. Une étude parue dans le nouveau journal en open access Physical Review Research


mardi 9 juin 2020

Saturne : les anneaux se désagrègent vraiment


Il n'y a pas que Titan qui se fait la malle autour de Saturne, les anneaux aussi, mais eux sont en train de littéralement tomber sur la géante gazeuse... Nous en avions déjà parlé en octobre puis en décembre 2018 et une nouvelle étude vient confirmer ces précédentes mesures d'érosion accélérée des anneaux saturniens. C'est à la sonde Cassini dans ses toutes dernières orbites au plus près de l'enveloppe de Saturne que l'on doit ces mesures indiquant une perte de masse jusqu'à 8 tonnes par seconde. Une étude parue dans Journal of Geophysical Research : Planets.



lundi 8 juin 2020

Titan se fait la malle !


Le plus gros satellite de Saturne, l'énorme Titan, muni d'une atmosphère et de rivières de méthane, plus gros que la planète Mercure, est parmi les objets les plus surprenants du système solaire Il vient encore de le démontrer par des mesures effectuées par la sonde Cassini avant la fin de sa mission : il s'éloigne de Saturne 100 fois plus vite que ce qu'on pensait auparavant... Une étude parue dans Nature Astronomy.



vendredi 5 juin 2020

L’accélération cosmique testée par les grandes structures de l'Univers


Jusqu'à très récemment, l'outil de choix pour mesurer l'accélération de l'expansion étaient des chandelles standards de type Supernovas Ia qui fournissent une valeur de distance via leur luminosité apparente. Mais il existe un autre outil autrement plus puissant : un mètre étalon basé sur la taille des grands vides cosmiques séparant les structures galactiques de la toile cosmique. Une étude fondée sur ces mesures à très grande échelle vient d'être menée et confirme largement l'accélération de l'expansion ainsi que la platitude spatiale de l'Univers. Elle fournit par ailleurs une nouvelle valeur - indépendante des supernovas et du CMB - de la constante de Hubble-Lemaitre H0, qui peut poser questions... Une étude parue dans Physical Review Letters.


mercredi 3 juin 2020

L'activité passée de Sgr A* toujours visible 3 millions d'années plus tard


Les nuages de gaz du système de Magellan, comprenant les structures filamenteuses nommées le Magellanic Stream et le Leading Arm qui entourent les nuages de Magellan viennent d'être étudiées dans le domaine UV et révèlent le passé pas si lointain de l'activité du trou noir de notre galaxie... Une étude à paraître dans The Astrophysical Journal.




lundi 1 juin 2020

D'où viennent les amas globulaires de notre galaxie ?


Les amas globulaires sont des groupes denses d'étoiles très vieilles (plus de 10 milliards d'années). Cette caractéristique rend la compréhension de leur naissance un peu difficile, pour ne pas dire très difficile. Aujourd'hui, c'est grâce à des simulations élaborées que des astrophysiciens parviennent à reconstruire la naissance et l'évolution des amas globulaires... Une étude parue dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.



samedi 30 mai 2020

Mesures inédites de rayons cosmiques primaires jusqu'au silicium par AMS


En 2017, la collaboration internationale AMS qui exploite le détecteur AMS-02 à bord de l'ISS avait publié des résultats de précision sur les flux de rayons cosmiques constitués de noyaux atomiques de faible masse (hélium, carbone et oxygène). Trois ans plus tard, ce sont de nouveaux résultats qui sont publiés, cette fois-ci sur des noyaux plus lourds : le néon, le magnésium et le silicium, avec à la clé des surprises qui vont faire travailler les théoriciens. L'étude est parue dans Physical Review Letters.



mercredi 27 mai 2020

La matière baryonique manquante débusquée grâce à 6 FRB

Il n'y a pas que la matière noire qui n'est pas détectable, il y a aussi la moitié de la matière ordinaire (matière baryonique). Elle est là mais on n'arrive pas à la détecter. Enfin... on n'arrivait pas à la détecter, car c'est désormais chose faite, avec une méthode utilisant des sources astrophysiques pleines de mystères, mais très utiles : des sursauts radio rapides (FRB). Une très belle étude parue dans Nature.




lundi 25 mai 2020

Trois flambées d’étoiles proches liées à des collisions galactiques


Une nouvelle étude sur la galaxie naine Sagittarius en orbite autour de la Voie Lactée indique que l’effet de ses passages répétés à travers le disque de notre galaxie aurait déclenché des épisodes de formation d’étoiles intense. L’un de ces passages date d’il y a 5,7 milliards d’années, presque l’âge du Soleil… Une étude parue dans Nature Astronomy.



jeudi 21 mai 2020

Observation d'un disque galactique seulement 1,5 milliards d'années après le Big Bang


Le disque galactique le plus lointain vient d'être observé grâce à son gaz froid par le réseau ALMA. Cette galaxie déjà bien formée se situe 1,5 milliards d'années après le Big Bang, de quoi réévaluer les processus de formation des galaxies. Une étude parue aujourd'hui dans Nature.



Une répétition périodique pour le sursaut radio rapide FRB 121102 ?


Les Fast Radio Bursts (FRB), sursauts rapides d'ondes radio qui ne durent que quelques millisecondes, sont aujourd'hui encore les sources de rayonnement les plus mystérieuses car on n'arrive pas à comprendre leur origine, malgré de nombreuses pistes. Certains FRB apparaissent répétitifs dans le temps mais la plupart n'ont été détectés qu'une seule fois. Quelques uns d'entre eux ont aussi pu être localisés dans des galaxies lointaines mais la plupart non. Le premier FRB a avoir été détecté se répétant est FRB 121102. Aujourd'hui, en analysant toutes les données accumulées sur ce sursaut radio, une équipe internationale en déduit que ses répétitions sont périodiques, et qu'il devrait très bientôt être détectable.... Une étude parue dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.



dimanche 17 mai 2020

Matière noire : mesure du profil de densité dans un amas de galaxies


L'évolution de la masse en fonction de la distance radiale dans un gros amas de galaxies a été mesurée avec une bonne précision par une équipe européenne grâce à des observations effectuées au VLT. Le profil de la densité de matière noire en fonction de la distance est déterminé et se révèle tout à fait cohérent avec ce que prédit le modèle cosmologique standard 𝛬CDM. Une étude parue dans Astronomy & Astrophysics.