lundi 21 septembre 2020

Nouveaux résultats sur les rayons cosmiques ultra-énergétiques


Les astroparticules qu'on appelle les rayons cosmiques n'ont pas encore révélé tous leurs mystères, notamment pour ce qui concerne leur origine et leur composition exactes. L'observatoire Pierre Auger est un grand instrument dédié à l'étude des rayons cosmiques les plus énergétiques, que l'on qualifie d'ultra-énergétiques. La collaboration scientifique du même nom vient de publier ses tous derniers résultats sous la forme de deux gros articles dans Physical Review Letters et Physical Review D. Une nouvelle petite bosse apparaît dans le spectre en énergie...


samedi 19 septembre 2020

Encelade : Observation d'une activité géologique dans l'hémisphère Nord


Une équipe franco-américaine vient de publier une nouvelle cartographie de la surface de Encelade, le petit satellite de Saturne qui possède un océan liquide chaud sous sa croûte de glace. Cette mosaïque d'images qui permet de fournir une image de toute la surface de Encelade montre une forte hétérogénéité des terrains, bien sûr autour des fissures du pôle sud d'où sortent des émanations de l'océan, mais aussi dans l'hémisphère Nord... Une étude publiée dans le journal de planétologie Icarus.


vendredi 18 septembre 2020

Première mesure directe de la distance d'un magnétar via sa parallaxe


C'est encore à une première que je vous convie aujourd'hui : celle de la première mesure de distance directe d'un magnétar, par une mesure de parallaxe. Le magnétar XTE J1810−197 (plus simplement J1810) est le premier magnétar détecté produisant des pulses radio et l'un des plus proches connus. Fin 2018, la position relative de ses émissions radio sur une période d'un peu plus d'un an a trahi sa distance par la géométrie... Une étude parue dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.


mercredi 16 septembre 2020

Détection d'une exoplanète 11 fois plus grosse que son étoile


Andrew Vanderburg et ses collègues ne s'attendaient pas à trouver une telle planète autour d'une telle étoile : une planète de la taille de Jupiter en orbite très rapprochée autour d'une... naine blanche. C'est la première fois qu'une planète intacte est trouvée autour d'une étoile naine blanche, une étoile qui est plus petite en taille que sa planète, du coup. Une étude parue dans Nature.


mardi 15 septembre 2020

Le processus astrophysique à l'origine de l'Or encore en question


L'événement gravitationnel GW170817 correspondant à la fusion de deux étoiles à neutrons avec la détection simultanée d'une contrepartie électromagnétique dans toutes les longueurs d'ondes avaient permis aux astrophysiciens de déterminer q'un tel événement pouvait être à l'origine de la production d'éléments lourds, comme l'or en particulier. Mais une nouvelle étude venant de paraître calcule exactement toutes les sources astrophysiques des éléments chimiques, et l'or reste un cas à part : il n'y a pas assez de fusions d'étoiles à neutrons pour fabriquer tout l'or des galaxies... Une étude acceptée pour publication dans The Astrophysical Journal.


dimanche 13 septembre 2020

Matière Noire : le modèle SIDM plus performant que CDM pour expliquer les galaxies déficientes DF2 et DF4


La découverte il y a deux ans de deux galaxies ultradiffuses qui semblent dépourvues presque totalement de matière noire (NGC 1052-DF2 et NGC 1052-DF4) a fait couler beaucoup d'encre. Aujourd'hui, des astrophysiciens chinois montrent qu'en substituant au modèle de matière noire CDM le modèle SIDM (Self Interacting Dark Matter), on parvient à expliquer les caractéristiques de ces deux galaxies anormales. Une étude publiée dans la très relevée Physical Review Letters.


samedi 12 septembre 2020

Le courant Magellanique expliqué par la structure de gaz du LMC


Une équipe australo-américaine vient de trouver une solution pour expliquer l’origine de la structure gazeuse qui domine le halo baryonique de notre galaxie et qui serait liée aux deux galaxies satellites du Petit et du Grand Nuage de Magellan : le Courant Magellanique. Une étude publiée dans Nature.


vendredi 11 septembre 2020

Matière Noire : une anomalie dans les amas de galaxies révélée par lentilles gravitationnelles


Que se passe-t-il dans les halos de matière noire constituant les amas de galaxies ? Des observations d’effets de lentilles gravitationnelles dans 11 amas de galaxies montrent une anomalie : les sous-structures des amas (les halos de galaxies) apparaissent dix fois plus efficaces pour produire des événements de lentilles fortes que ce que prédisent les simulations. Un défaut systématique dans les simulations (des hypothèses incorrectes sur les propriétés de la matière noire) sont donc suggérées... Une étude publiée dans Science.

mercredi 9 septembre 2020

Curiosité isotopique dans les nébuleuses planétaires


Une équipe d'astrophysiciens vient de mesurer l'abondance isotopique en carbone-13 d'un grand nombre de nébuleuses planétaires, dont certaines bien connues des astronomes amateurs comme la nébuleuse de l'Hélice ou la nébuleuse de la Lyre. Ils trouvent une valeur anormalement élevée pour le carbone-13 par rapport au carbone-12, ce qui met sur la piste d'un phénomène explosif impliquant une capture de protons lors de la naissance de ces nébuleuses. Une étude parue dans The Astrophysical Journal Letters.

dimanche 6 septembre 2020

Matière noire : une explication à l'absence de détection indirecte par annihilation


La matière noire, on le sait, doit se condenser en halos de toutes tailles. De nouvelles simulations très détaillées qui explorent 20 ordres de grandeur pour la masse de ces halos de matière noire viennent de montrer une similitude dans la relation masse-densité de ces halos, à partir d'une masse de 10-5 masses solaire (la masse d'une planète) jusqu'à 1015 masses solaires (la taille d'un gros amas de galaxies). Cette nouveauté a des implications importantes sur le potentiel de détection indirecte de la matière noire par annihilation dans les galaxies. Une étude publiée dans Nature cette semaine.


vendredi 4 septembre 2020

Observation de trois anneaux de poussière très désalignés et tordus autour d'un trio d'étoiles


Le réseau de radiotélescopes ALMA vient encore de nous offrir une jolie image d’un système stellaire en formation. Celui-ci s’avère particulier car il contient 3 étoiles et montre un disque de gaz et de poussières très déformé avec des anneaux de matière désalignés entre eux. Une étude parue dans Science


mercredi 2 septembre 2020

Détection d'un trou noir de 142 masses solaires par ses ondes gravitationnelles de fusion


C’est du très lourd ! Les collaborations LIGO et Virgo (encore elles) viennent de publier la découverte aujourd’hui du plus gros trou noir issu d’une fusion, et ce trou noir est le premier à dépasser le seuil des 100 masses solaires, ce qui signifie que c’est le premier trou noir de masse intermédiaire qui est clairement identifié, une graine de trou noir supermassif… Deux études sont publiées simultanément, la première sur la détection dans Physical Review Letters et la seconde sur les implications astrophysiques de cette découverte dans The Astrophysical Journal Letters


mardi 1 septembre 2020

Europe : une bascule très importante de sa croûte de glace trahie par ses fissures


Des astronomes viennent de découvrir que la croûte glacée de Europe, satellite de Jupiter qui abrite un océan liquide, s'est complètement réorientée en pivotant de près de 70° par rapport à son axe de rotation il y a seulement quelques millions d'années. Les pôles actuels de Europe ne sont pas du tout là où ils étaient il y a quelques millions d'années... Une étude parue dans Geophysical Research Letters.


samedi 29 août 2020

Une fusion de trous noirs très asymétrique très riche en informations


L'article en mode prépublication était sorti au mois d'avril dernier, et c'est seulement cette semaine qu'il est publié dans Physical Review D et que nous pouvons donc en parler. Je veux parler de la belle découverte des collaborations LIGO/Virgo de la fusion de deux trous noirs de masses très différentes, l'événement gravitationnel GW190412 qui remonte au 12 avril 2019. Avec 8 et 30 masses solaires, ce duo fut le premier couple de trous noirs asymétrique a être observé, mais il est vrai qu'il a été très vite éclipsé en juin dernier par la découverte (et la publication rapide) passionnante il est vrai d'un autre système encore plus asymétrique avec un trou noir de 23 masses solaires et un objet compact indéterminé de 2,6 masses solaires (GW190814 détecté le 14 août 2019). Mais il nous faut revenir sur ce premier couple asymétrique détecté seulement trois semaines après le début du troisième run d'observation des interféromètres gravitationnels car il a permis aux chercheurs de tester la Relativité Générale comme jamais auparavant et de bien mieux caractériser les trous noirs.


Aux sources de l'eau terrestre


L'origine de l'eau que l'on trouve sur Terre a été un long sujet de débat parmi les scientifiques. D'après les modèles de formation du système solaire, la Terre, en tant que planète interne du système, ne devrait pas posséder d'eau. C'est donc un scénario impliquant l'apport d'eau par des corps externes (comètes) qui est privilégié, avec l'arrivée d'un bombardement de corps glacés, et le besoin d'expliquer une telle perturbation. Mais une nouvelle étude effectuée par des chercheurs français vient remettre ce scénario en cause : finalement les roches du système solaire interne contiendraient largement suffisamment d'eau pour expliquer la teneur de notre planète. Une étude parue cette semaine dans Science.