Dico-Astro


DICTIONNAIRE
DE
L’ASTROPHYSIQUE

A

Etoile de température comprise entre 7500 et 10000 K, dont le spectre montre de fortes raies de Balmer accompagnées par de nombreuses raies métalliques assez faibles. Contrairement aux étoiles de types B et O, les raies de l’hélium He I et He II sont absentes. Les raies métalliques principales sont celles du Fer, du Chrome et du Titane. Des exemples très connus d’étoiles de type A sont les trois étoiles formant le grand triangle de l’été : Deneb, Véga et Altaïr.

Phénomène produisant un déplacement apparent de la position d’une étoile qui est dû à la vitesse finie de la lumière et de la vitesse de déplacement de la Terre. Un télescope doit être incliné d’un angle supplémentaire tel que sa tangente est égale au rapport v/c, v étant la vitesse de la Terre et c la vitesse de la lumière. L’aberration de la lumière a été découverte par l’astronome anglais James Bradley (1693-1762) en 1729.

Représentation graphique de la quantité d’énergie absorbée par un matériau en fonction de la longueur d’onde.

Ligne sombre apparaissant dans le spectre d’une source, produite par un nuage de gaz situé entre la source et l’observateur. Les raies d’absorption donne une indication sur la nature du gaz absorbant, ainsi que sa vitesse.

Spectre de raies ou bandes d’absorption, produit lorsque la lumière d’une source chaude, elle-même produisant un spectre continu, passe à travers un nuage de gaz plus froid.

Rapport entre l’énergie absorbée par un milieu et l’énergie incidente.

Machine permettant d’accélérer des particules (ions ou particules subatomiques) jusqu’à des très hautes énergies. Les particules accélérées peuvent ensuite être collisionnées pour produire d’autres particules et étudier les phénomènes à la base de la physique des particules. Le plus célèbre accélérateur est le LHC (Large Hadron Collider) au CERN qui accélère des protons pour les faire se collisionner à haute énergie.
Disque de gaz et de poussière en rotation formé autour d’un puissant puits gravitationnel qui extrait de la matière d’un objet gazeux proche. Le disque d’accrétion se forme à cause du trop grand moment cinétique du gaz l’empêchant de tomber directement sur l’objet accrétant.  On trouve des disques d’accrétion autour de différents objets : étoiles binairesnaines blanchesétoiles à neutron et trous noirs. La matière au sein du disque d’accrétion devient très chaude à cause de la friction interne et de la viscosité. Le gaz chaud émet un intense rayonnement, perdant ainsi de l’énergie, le faisant finalement tomber vers le puits gravitationnel. 

Achernar (alpha Eridani)
Etoile subgéante de type B5, la plus brillante de la constellation de l’Eridan, située à 140 années-lumière, de magnitude visuelle apparente 0,5. Des observations interférométriques indiquent qu’elle est en rotation rapide.

Type de météorite rocheuse relativement rare (environ 9% des météorites trouvées). Elles sont caractérisées par leur absence de chondrules et constituées de roches cristallisées à partir d’un état fondu.

Qualificatif d’un système optique capable de transmettre la lumière sans décomposer ses différentes longueurs d’ondes. Une lentille achromatique permet de focaliser des longueurs d’ondes différentes au même point, résolvant le problème de l’aberration chromatique.

Un des multiples pics apparaissant dans le spectre de puissance angulaire du fond diffus cosmologique, qui sont le reflet des oscillations acoustiques du fluide plasma-rayonnement de l’univers primordial (voir Fond Diffus Cosmologique).

Le lever acronyque d’une étoile a lieu au moment du coucher du soleil. De la même façon, le coucher acronyque d’une étoile est concomitant avec le coucher du soleil. Ces événements arrivent une fois par an (voir Héliaque).

Acrux (alpha Crucis)
Etoile principale de la constellation de la Croix du Sud, de magnitude 0,77 située à 321 années-lumière. Acrux est une étoile triple.

Capacité de l’œil à séparer deux points rapprochés (pouvoir de résolution). L’acuité visuelle dépend de la densité de cellules formant la rétine. L’acuité visuelle maximale d’un œil humain est de l’ordre de 0,5 secondes d’arc.

Processus physiologique dans lequel l’œil ajuste sa sensibilité pour différents niveaux de luminosité. L’adaptation peut prendre plusieurs dizaines de minutes pour atteindre des performances maximales.

Technique développée sur les grands télescopes permettant d’améliorer la qualité de l’image en corrigeant les effets de la turbulence atmosphérique par la modification en temps réel de la forme du miroir.

Adrastée
Satellite de Jupiter de 20 km de diamètre, ayant une orbite de 0,3 jours à 129 000 km de Jupiter.

Fraction de la lumière tombant sur un astre et réfléchie. L’albédo varie de 0% pour un corps parfaitement absorbant à 100% pour un corps parfaitement réfléchissant. Généralement, on donne un albédo moyen, ce dernier pouvant varier sur la surface d’une planète.

Albireo (béta Cygni)
Deuxième étoile la plus brillante de la constellation du Cygne, de magnitude 3.0 située à une distance de 380 années-lumière.  Albireo est une somptueuse étoile double dont les composantes jaune et bleue sont séparées par 35’’ d’arc.

Alcor
Etoile de la constellation de la Grande Ourse (de type A5), elle forme une double visuelle avec Mizar (Zeta Ursae Majoris), séparées par 11,5 minutes d’arc.

Alcyone
Etoile la plus brillante des Pléiades, de magnitude 2,9. Alcyone est une étoile de type B7.

Aldébaran (alpha Tauri)
Etoile la plus brillante de la constellation du Taureau (magnitude 0,9). Aldébaran est une géante orange de type K située à 60 années-lumière.

Alderamin (alpha Cephei)
Etoile principale de la constellation de Céphée, de magnitude 2,44. Alderamin est une subgéante de type A7 située à 49 années-lumière.

Algieba (gamma Leo)
Etoile double de la constellation du Lion (magnitudes 2,6 et 3,8) formée de deux étoiles géantes séparées par 4’’ et située à 125 années-lumière. Les deux composantes ont une période de révolution de 500 ans environ.

Etoile variable de la constellation de Persée (magnitude variant entre 2,2 et 3,5), première étoile binaire à éclipse découverte. Algol est constituée d’au moins trois composantes dont les deux principales tournent autour l’une de l’autre en 69 heures.

Alioth (epsilon Ursae Majoris)
Etoile la plus brillante des sept étoiles formant la casserole de la constellation de la Grande Ourse. De magnitude 1,77, Alioth est une étoile blanche située à 80 années-lumière. Son spectre montre des raies anormalement fortes d’éléments rares comme le chrome ou l’europium.

Alkaid (éta Ursae Majoris)
Deuxième étoile la plus brillante de la casserole de la Grande Ourse, Alkaid en forme le bout du manche. Elle est située à 100 années-lumière et possède une magnitude de 1,86.

ALMA (Atacama Large Millimeter Submillimeter Array)
Grand réseau de radiotélescopes de l’ESO (Observatoire Européen Austral) situé dans le désert de l’Atacama au Chili, à 5000 m d’altitude. ALMA, mis en service en 2013, est constitué de 66 antennes pouvant fonctionner en mode interférométrique. Les longueurs d’ondes mesurées s’étagent de 0,3 mm à 9,6 mm. ALMA permet une résolution spatiale dans les meilleures conditions de 0,005’’. ALMA permet notamment d’observer du gaz moléculaire et des poussières constituant une large part du milieu interstellaire, comme par exemple des zones de formation d’étoiles ou de systèmes stellaires ou encore des disquesprotostellaires.

Almach (gamma Andromedae)
Etoile double de la constellation d’Andromède. Almach est une somptueuse étoile double dont les composantes sont jaune doré et bleu.

Alpha Centauri
Etoile la plus brillante de la constellation du Centaure (magnitude -0,01) et la troisième plus brillante du ciel. Alpha Centauri est un système triple, la composante C est aussi appelée Proxima Centauri car étant l’étoile la plus proche du Soleil à 4,22 années-lumière, mais trop faible pour être visible à l’œil nu. Les deux autres composantes de Alpha Centauri sont situées un peu plus loin à 4,36 années-lumière.

Alphératz (alpha Andromedae)
Etoile la plus brillante de la constellation d’Andromède, de magnitude 2,07. Alphératz est une géante bleue située à une distance de 97 années-lumière.

Altaïr (alpha Aquilae)
Etoile la plus brillante de la constellation de l’Aigle (magnitude 0,77). Altaïr forme avec Deneb et Véga le grand Triangle d’été. Altaïr a une rotation très rapide, plus de 100 fois celle du Soleil.

Altazimutal
Une monture altazimutale permet à un télescope d’effectuer des rotations dans les directions verticales et horizontales. Les montures de Dobson sont des montures altazimutales.

Aluminiser
Recouvrir le miroir d’un télescope avec une très fine couche d’aluminium uniforme pour le rendre réfléchissant.

Satellite de Jupiter de 189 km de diamètre découvert par Edward Barnard en 1892. Amalthée orbite à 181 000 km de Jupiter en 12h.

Regroupement de galaxies, de quelques-unes à plusieurs milliers, liées ou non entre elles gravitationnellement. La Voie Lactée fait partie d’un amas appelé l’Amas Local.

Type d’astéroïde avoisinant la Terre, leur périhélie varie entre 1,017 et 1,3 unités astronomiques. Ils s’approchent de l’orbite terrestre sans la croiser. La plupart des astéroïdes Amor croisent l’orbite de Mars. L’Amor le plus gros est Eros.

AMS (Alpha Magnetic Spectrometer)
Détecteur de particules et antiparticules chargées installé sur l’ISS en 2011 pour étudier la composition des rayons cosmiques. L’étude de la nature (quantité, énergie, directions de propagation, …) des particules du rayonnement cosmique permet de déduire des informations capitales d’une part sur l’antimatière, et d’autre part l’hypothétique matière noire sous forme de particules. Les résultats présentés en septembre 2014 montrent un excès de positrons, et la fraction de positrons dans le total électrons + positrons est compatible avec l’existence de neutralinos de plusieurs centaines de GeV qui produiraient des positrons par annihilation.

Galaxie spirale la plus proche de la nôtre, elle est cataloguée M31 dans le catalogue de Messier et NGC 224 dans le New General Catalogue. Membre important du Groupe Local duquel la Voie Lactée fait partie. C’est aussi l’objet visible à l’œil nu qui est le plus distant (2 millions d’années-lumière). La galaxie d’Andromède devrait collisionner notre galaxie dans plusieurs milliards d’années.

Variation d’une propriété physique en fonction de la direction dans l’espace.

Unité de distance utilisée en astronomie. L’année-lumière est la distance parcourue par la lumière pendant une année, à la vitesse de la lumière dans le vide. Une année-lumière (A.L.) est égale à environ 9000 milliards de kilomètres.

Processus au cours duquel une particule et son antiparticule se rencontrent, donnant lieu à la conversion de leur masse en énergie (photons). L’annihilation d’un positron avec un électron produit deux photons gamma de 511 keV émis à 180° l’un de l’autre.

Type d’éclipse solaire dans laquelle la Lune n’a pas un diamètre apparent suffisant pour couvrir la totalité du disque solaire. Seul un anneau solaire reste visible.

Etoile principale de la constellation du Scorpion, Antarès est une supergéante rouge située à 500 années-lumière.

Paire de galaxies en collision produisant une forme très particulière d’antennes d’insecte. On estime que ces deux galaxies NGC 4038 et NGC 4039 situées dans la constellation du Corbeau, sont entrées en collision il y a 100 millions d’années. Leur distance est d’environ 60 millions d’années-lumière.

Antihydrogène
Atome constitué d’un antiproton et d’un antiélectron. Quelques atomes d’antihydrogène sont produits artificiellement par des expériences de physique des particules au CERN.

Matière composée d’antiparticules. L’existence d’antiparticules a été postulée pour la première fois en 1928 par Paul Dirac. L’antiélectron (ou positron) a été observé en 1932 par Anderson. (voir antiparticule)

Particule élémentaire possédant une charge et des nombres quantiques opposés à ceux de la particule correspondante de matière ordinaire. Des expériences sont en cours pour déterminer le comportement gravitationnel des antiparticules.

Antiparticule du proton. Le Large Hadron Collider (LHC) du CERN produit des collisions à très haute énergie de protons et antiprotons pour étudier la physique des particules.

Antiparticule du quark.

Ap (étoile de type)
Etoile de type A mais montrant des caractéristiques particulières, notamment un champ magnétique très intense (plus de 1000 fois plus intense que celui du Soleil).

Dans l’orbite d’une planète ou autre corps du système solaire, point le plus éloigné du Soleil.

Système optique corrigé de l’aberration sphérique et de l’aberration chromatique.

Apodisation
Processus permettant de supprimer le deuxième maximum d’une tache de diffraction (anneaux du disque d’Airy), conduisant à une meilleure résolution.

Dans l’orbite d’un corps autour de la Terre, point le plus éloigné du centre de la Terre. C’est aussi le point où la vitesse du corps est minimale.

Type d’astéroïde croisant l’orbite de la Terre, leur périhélie est légèrement inférieur à 1,017 unités astronomiques.

Apsidial (mouvement)
Rotation du grand axe de l’ellipse dans le plan de l’orbite d’une planète, dans la même direction que la rotation de la planète. Le grand axe de l’orbite de la Terre a un mouvement apsidial de 11,6 arcsecondes par an.

Aquarides
Pluies d’étoiles filantes ayant leur radiant dans la constellation du Verseau (Aquarius). L’Aquaride principale a lieu au début du mois de Mai est serait associée avec des résidus de la comète de Halley.

Science étudiant les connaissances astronomiques des peuples anciens et préhistoriques, à la frontière entre archéologie et astronomie.

Arcminute
Unité de dimension angulaire égale à 1/60 degré.

Arcseconde
Unité de dimension angulaire égale à 1/60 minute ou 1/3600 degré.

Arcturus (alpha Boötis)
Etoile principale de la constellation du Bouvier, quatrième étoile la plus brillante du ciel avec une magnitude visuelle de -0,06. Arcturus est une géante rouge proche (35 années-lumière).
                                          
Arnett (règle d’)
Relation empirique déterminée en 1982 par W. Arnett reliant l’intensité du pic de luminosité d’une supernova de type Ia au taux de décroissance radioactive présent dans la supernova (et donc à la masse de l’isotope 56Ni).

Satellite d’Uranus découvert en 1851 par William Lassell. Ariel a une période orbitale de 2,5 jours autour d’Uranus.

Groupe d’étoile présentant une forme particulière reconnaissable à l’intérieur d’une constellation plus vaste (par exemple : la casserole dans la Grande Ourse, le Carré de Pégase dans Pégase).

Petit corps rocheux en orbite autour du Soleil. De nombreux astéroïdes sont regroupés entre Mars et Jupiter et forment la ceinture d’astéroïdes. D’autres se trouvent à proximité de l’orbite de la planète naine Pluton et forment la ceinture de Kuiper. La ceinture d’astéroïde contient plus d’un million d’objets de plus de 1 km.

Astérosismologie
Science étudiant la structure interne des étoiles en observant les modes de pulsation ou ondes acoustiques internes révélant des structures internes. Appliquée au Soleil, cette discipline est appeléehéliosismologie.

Défaut d’un système optique dans lequel l’image d’un point est de forme linéaire, circulaire ou elliptique.

Science s’intéressant à la vie dans l’Univers. Synonyme d’exobiologie.

Science étudiant les phénomènes chimiques (interactions moléculaires entre gaz et poussières) dans le milieu interstellaire.

Astrogéologie
Science étudiant la géologie des corps du système solaire (planètes, satellites, astéroïdes, …).

Mesure de précision des positions et mouvements des objets astronomiques.

Astroparticules (physique des)
Science étudiant les particules élémentaires et les phénomènes de haute énergie dans l’Univers.

Observation du fait que malgré le fait que l’Univers primordial devait posséder une symétrie entre baryons, seul un excès de matière semble avoir subsisté et pas d’antimatière.

Phénomène atmosphérique montrant des flots colorés et lumineux de nuit dans les zones magnétiques boréales et australes. Les aurores sont produites par l’émission de lumière de fluorescence d’atomes de l’air (oxygène, couleurs verte et rouge ; et azote, bleu et violet) excités par des électrons accélérés le long du champ magnétique terrestre au niveau des pôles magnétiques.

AXP (acron. Ang. : Anomalous X-ray Pulsar)
Les pulsars X anormaux forment une petite classe de pulsars montrant une longue période de rotation, jusqu’à 10 secondes, avec un temps de ralentissement long (jusqu’à 100 000 ans). Leurs champs magnétiques sont les plus intenses connus, pouvant atteindre 1015 gauss. (voir Magnétar).

Azimutales (coordonnées)
Système de coordonnées dans lequel la position d’un objet sur la voûte céleste est définie par rapport à l’horizon de l’observateur et à son zénith. Les coordonnées d’un point sont l’altitude sur la verticale et l’azimuth vers l’ouest le long de l’horizon à partir du Sud.

Azimuth
Distance angulaire séparant le Nord de la verticale d’un objet céleste en allant vers l’Est. Un objet situé au Nord à un azimuth de 0°, un autre situé à l’Ouest aura un azimuth de 270°.



B

B (étoile de type)
Etoile dont le spectre lumineux est caractérisé par des raies d’absorption de l’hydrogène. Les étoiles de type B ont une température située entre 10000 K (étoiles B9) et 30000 K (étoiles B0). La masse des étoiles de type B s’étale entre 3 et 20 masses solaires. Rigel et Achernar sont par exemple des étoiles B.

Type de polarisation du rayonnement du fond diffus cosmologique qui est dû uniquement à des perturbations vectorielles ou tensorielles. De tels modes de polarisation peuvent être produits par des ondes gravitationnelles primordiales, produisant des variations de température du fond diffus cosmologique de l’ordre de 0,4 µK. Ces ondes gravitationnelles primordiales sont sensées être produites lors de la phaseinflationnaire de l’Univers.

Balmer (raies de)
Série de raies spectrales de l’hydrogène (Ha, Hb, …) situées dans la zone visible du spectre. Les raies de Balmer sont dues à des électrons de niveaux d’énergie élevés (n >2) qui retombent sur le niveau  n=2. Les premières raies de Balmer observées dans un nuage de gaz ont été observées par les astronomes Otto Sturve et Christian Elvey en 1938, indiquant pour la première fois l’existence d’hydrogène ionisé dans le milieu interstellaire.

Barlow (lentille de)
Type de lentille pouvant être positionnée en amont d’un oculaire sur un télescope et permettant de démultiplier la longueur focale et donc le grossissement offert par l’oculaire, tout en conservant le même champ de vue. Ce système optique doit son nom au physicien anglais Peter Barlow (1776-1862).

Barnard (étoile de)
Etoile géante rouge située dans la constellation du Serpentaire, découverte en 1916 par l’astronome américain Edward Barnard (1857-1923). C’est l’étoile (jusqu’en 1968) qui montrait la vitesse apparente la plus importante avec 10,3 arcsec par an. L’étoile de Barnard est la seconde étoile la plus proche du Soleil après alpha Centauri.

Baryogénèse
Mécanisme de production des premiers baryons dans l’Univers primordial.

Classe de particules subatomiques lourdes incluant les nucléons (protons et neutrons) ainsi que des particules massives à courte durée de vie (hypérons) se désintégrant en protons. Les baryons sont des fermions, obéissant à la statistique de Fermi-Dirac. Ils font partie des hadrons, particules interagissant via l’interaction nucléaire forte.

Type de matière noire constituée de matière « ordinaire », des baryons (protons, neutrons) mais trop peu lumineuse pour pouvoir être détectée.

Nombre quantique caractérisant les particules élémentaires. Il est conservé dans toutes les interactions. Le nombre baryonique vaut 0 pour les leptons, les bosons et les mésons, +1/3 pour les quarks et -1/3 pour les antiquarks.

Unité S.I de la radioactivité, d’après Henri Becquerel (1852-1908) qui découvrit la radioactivité naturelle en 1896. Un becquerel est égal à une désintégration radioactive par seconde.

Bellatrix (gamma Orionis)
Etoile brillante de la constellation d’Orion. Bellatrix est une étoile géante bleue ayant une magnitude de 1,6 et se trouve à une distance de 243 années-lumière.

Type de radioactivité au cours de laquelle un noyau d’atome instable transforme un neutron en proton (radioactivité bêta moins) en émettant un électron (la particule bêta) et un antineutrino. La radioactivité bêta plus voit un proton se transformer en neutron avec l’émission d’un positron (anti-électron) et un neutrino.

Bételgeuse (alpha Orionis)
Deuxième étoile la plus brillante de la constellation d’Orion. Bételgeuse est une étoile supergéante rouge, l’une des étoiles les plus grosses connues (avec un diamètre environ 1000 fois plus grand que le Soleil pour une masse d’environ 20 fois plus). Bételgeuse est située à 643 années-lumière, elle est si grosse que nos télescopes parviennent à imager sa surface. C’est une étoile en fin de vie qui produira inéluctablement une supernova et la formation d’un trou noir.

Big Bang
Terme utilisé pour désigner l’état primordial de l’Univers, l’origine de l’expansion observée aujourd’hui. Il s’est écoulé 13,8 milliards d’années depuis le Big Bang.

Big Crunch
Terme utilisé pour désigner un état de l’Univers après une contraction (inverse de l’expansion).

Big Rip
Théorie dans laquelle l’accélération de l’expansion de l’Univers finit par produire dans un futur très lointain une force capable de disloquer toute la matière (galaxies, étoiles, planètes, atomes…).

Système de deux objets en orbite l’un autour de l’autre (étoiles, étoiles à neutrons ou trous noirs).

Etoile binaire dans laquelle le compagnon non résolu est mis en évidence par des méthodes astrométriques (faibles mouvements de la composante visible dus à l’influence gravitationnelle du compagnon).

Blazar
Type de quasar dans lequel le rayonnement du continuum émis par le noyau galactique actif apparaît fortement polarisé et variable.

Blitzar
Nouveau type d’objet astrophysique décrit comme émettant de brèves bouffées intenses d’ondes radio. Ils pourraient résulter de l’effondrement brutal d’étoiles à neutrons massives.

Bok (globule de)
Petit nuage de gaz et de poussières interstellaires apparaissant comme un globule sombre sur un fond de gaz d’hydrogène. Les globules de Bok doivent leur nom à leur découvreur l’astronome hollandais BartBok (1906-1983) qui proposa en 1947 que ces masses subissaient un effondrement gravitationnel pour donner naissance à des étoiles. Ils ont une température très faible (10 K) et peuvent s’étendre sur plus de 3 années-lumière.

Météore très brillant.

Détecteur permettant de mesurer un rayonnement par l’augmentation de température provoquée. Des bolomètres sont utilisés dans la mesure du rayonnement infra-rouge, mais aussi dans le cadre de la détection de particules hypothétiques de matière noire.

Type de particule ayant un spin nul ou entier. Les bosons n’obeissent pas au principe d’exclusion de Pauli comme les fermions. Ils suivent la distribution statistique dite de Bose-Einstein, d’où leur nom. Parmi les bosons, on retrouve les particules médiatrices des forces : le photon, le boson W, le boson Z, le graviton, et le célèbre boson de Higgs-Englert.

Breit-Wheeler (processus de)
Processus inverse de l’annihilation d’un positron avec un électron, dans lequel deux photons gamma, en collisionnant, produisent une paire électron-positron. Prédit en 1934, cet effet n’a encore jamais pu être mis en évidence expérimentalement.

Bremsstrahlung (rayonnement)
Rayonnement électromagnétique (rayons X) émis par des particules chargées lorsqu’elles sont fortement ralenties par le champ électrique d’un noyau d’atome. 
Région centrale d’une galaxie spirale qui contient principalement des vieilles étoiles. Le bulbe est le plus souvent de forme sphéroïdale
C
Astéroïde appartenant à la famille des astéroïdes carbonés. Ces astéroïdes sont appauvris en hydrogène et hélium et ont une composition chimique plus proche de celle des autres corps du système solaire. Les astéroïdes de type C sont les plus communs, représentant environ 75% des astéroïdes connus.

Deuxième plus brillant satellite de Jupiter. Callisto a été découvert en 1610 par Galilée, il est le plus éloigné des quatre satellites galiléens. Son diamètre est de 4800 km et sa période de révolution autour de Jupiter est de 16,7 jours.

Canopus (alpha Carinae)
Etoile principale de la constellation de la Carène, supergéante de magnitude -0,72. Canopus est la deuxième étoile la plus brillante du ciel derrière Sirius.

Etoile principale de la constellation Auriga, étoile binaire spectroscopique constituée d’une paire d’étoiles géantes, Capella est la sixième étoile la plus brillante du ciel. Elle est située à seulement 42 années-lumière.

Type d’étoile géante rouge qui montre un spectre avec de fortes bandes moléculaires de composés à base de carbone.

Type de météorite possédant un taux de carbone plus élevé que les autres météorites. Les chondrites carbonées sont rares, elles ne représentent que 5% des météorites connues. Elles sont composées principalement de silicates, d’oxydes et de sulfates.

Aussi dénommée NGC 3372, la nébuleuse de la Carène est une vaste région de formation d’étoiles. Elle abrite plusieurs amas d’étoiles, ainsi que l’étoile extrême Eta Carinae. La nébuleuse de la Carène est associée à un nuage de gaz moléculaire géant s’étendant sur plus de 500 années-lumière.

Force attractive qui apparaît entre deux plaques métalliques non-chargées placées dans le vide très proches l’une de l’autre. Cette force est due aux fluctuations de champ électrique du vide quantique. Cet effet prédit par le physicien néerlandais Hendrick Casimir (1909-2000) en 1948 a été mesuré expérimentalement pour la première fois en 1997.

Type de télescope inventé en 1672 par le français Laurent Cassegrain, dans lequel le miroir primaire est troué en son centre pour permettre de focaliser la lumière du miroir secondaire à l’arrière du tube.

Espace séparant les deux anneaux externes de Saturne (anneaux A et B). Cette division large de 4700 km, fut découverte par l’astronome Jean-Dominique Cassini (1625-1712) en 1675.

Centre de rotation de la Voie Lactée, situé dans la direction de la constellation du Sagittaire à une distane de 7,62 kpc. Le Soleil tourne autour du centre galactique en environ 200 millions d’années à la vitesse de 220 km/s. Le centre galactique abrite un trou noir supermassif de 4,2 millions de masses solaire appelé Sagittarius A*.

Chandrasekhar (limite de)
Masse limite supérieure pour une étoile naine blanche, cette limite vaut 1,4 masse solaire. Une étoile de masse supérieure à la limite de Chandrasekhar ne pourra pas finir sa vie en naine blanche et subira un effondrement gravitationnel menant soit à une étoile à neutrons ou à un trou noir, en fonction de sa masse.

Petit corps du système solaire qui a une révolution autour du Soleil très elliptique, voire parabolique. Les comètes sont composées d’un noyau de l’ordre du kilomètre, qui à l’approche du Soleil, dégaze et peut produire une chevelure de gaz qui peut s’étendre sur une très longue distance.

Propriété de l’espace-temps conduisant des particules en chute libre, suivant initialement des trajectoires parallèles, à se rapprocher (courbure positive) ou à s’éloigner (courbure négative) l’une de l’autre.

Paramètre apparaissant dans les équations de Friedmann de la relativité générale. Le paramètre de courbure, k, décrit la géométrie de l’espace-temps. Un univers ouvert est caractérisé par un paramètre de courbure k=-1, un univers fermé par k=+1 et un univers plat par k=0. Dans les modèles cosmologiques, trois types de courbures de l’espace-temps sont considérées, reliées au paramètre de courbure : sphérique (k=+1), Euclidien (k=0) et hyperbolique (k=-1).

Durée entre le coucher du Soleil (disparition du disque solaire de l’horizon) et le moment où il se trouve à 18° en dessous de l’horizon.

Domaine de la physique étudiant les très basses températures (typiquement inférieures à -100° C), comportement des matériaux ou processus physiques. Des détecteurs cryogéniques sont couramment employés en astronomie pour la détection des rayons infra-rouge ou millimétrique (comme le fond diffus cosmologique par exemple).

Cygnus A (3C 405)
Radiosource extragalactique la plus intense du ciel. Cygnus A est une galaxie active comportant deux sources produites par deux lobes. Distante d’environ 1 milliard d’années-lumière, Cygnus A fut découverte en 1939.


D

Période d’une faible activité solaire inhabituelle, qui dura de 1790 à 1830, d’après le météorologue britannique John Dalton (1766-1844).

Echelle permettant d’évaluer l’assombrissement du disque lunaire lors d’une éclipse de Lune. Cette échelle va de 0, correspondant à une Lune extrêmement sombre, invisible) à 4, qui correspond à une Lune très brillante, avec une éclipse presque sans effet. L’assobrissement de la Lune lors d’une éclipse dépend fortement de la transparence de l’atmosphère terrestre, qui elle-même est dépendante des couches nuageuses et des poussières volcaniques présentes.

Phénomène de décalage de la longueur d’onde lorsque la source et le récepteur sont en mouvement relatif. La longueur d’onde est plus courte (et donc la fréquence et l’énergie plus élevées) lors d’un rapprochement et inversement lors d’un éloignement.

Décalage vers le rouge (syn. Redshift)
Décalage Doppler vers les grandes longueurs d’ondes de la lumière des objets astrophysiques s’éloignant du fait de l’expansion de l’Univers. Le décalage vers le rouge est noté z, il est égal au rapport de l’écart de longueur d’onde sur la valeur de la longueur d’onde initiale : z= Dl/l.

Distance angulaire symbolisée par la lettre grecque d, comptée positivement vers le nord à partir de l’équateur céleste (de 0° à 90°), et négativement vers le Sud. Elle constitue l’une des deux coordonnées du système de coordonnées équatoriales avec l’ascension droite.

Solution des équations de la relativité générale obtenue en 1917 par le physicien hollandais Willem De Sitter (1872-1934). Cette solution est la première donnant un univers en expansion. Cet univers est euclidien, ne contient ni matière ni rayonnement mais une constante cosmologique. Cet univers est en expansion exponentielle infinie.

Phénomène physique de diffusion du rayonnement dans l’atmosphère terrestre. Les photons incidents subissent des collisions avec les molécules d’azote et d’oxygnène, les aérosols ainsi que les microgouttelettes d’eau présentes dans l’atmosphère.

Zone applatie d’une galaxie spirale qui est composée d’étoiles, de poussières et de gaz moléculaire. Le disque galactique est le lieu privilégié de la formation d’étoiles.

Distance angulaire
Ratio de la taille transversale d’un objet par sa dimension angulaire exprimée en radians.

Distance angulaire entre deux objets, exprimée en degrés, minutes, secondes d’arc.

Distance comobile
Distance en coordonnées comobiles entre deux points de l’espace à un temps cosmologique donné. La distance comobile reste constante entre deux objets proches si ces objets se meuvent dans le flot de Hubble (expansion de l’univers). La distance comobile correspond à la taille actuelle de l’horizon cosmologique, qui vaut environ 48 milliards d’années-lumière.

Distance d’une galaxie lointaine basée sur son décalage vers le rouge, en considérant que ce décalage vers le rouge est produit par un effet Doppler issu du phénomène d’expansion de l’univers.

Distance déduite par la comparaison de la luminosité observée et de la luminosité intrinsèque d’un objet. Dans le cas d’objets très lointains (galaxies), subissant une courbure spatiale non négligeable, la distance de luminosité peut être différente des autres mesures de distance.

Changement de fréquence de la lumière (ou du son) produit par la vitesse relative de l’émetteur et du récepteur : décalage vers les basses fréquences (grandes longueurs d’onde) en cas d’éloignement et vers les hautes fréquences (petites longueurs d’ondes) quand l’émetteur et le récepteur se rapprochent.

Elargissement de raies d’émission ou d’absorption produit par l’effet Doppler (vitesses aléatoires des molécules ou atomes à l’origine des émissions ou absorptions). Chaque vitesse individuelle produit un décalage de longueur d’onde positif ou négatif, produisant en moyenne un élargissement.

Draconides
Pluies d’étoiles filantes (météores) dont le radiant est situé dans la constellation du Dragon. Elles sont au nombre de deux : la première à lieu fin juin et la seconde début octobre.

Dubhe (alpha Ursae Majoris)
Deuxième étoile la plus brillante de la constellation de la Grande Ourse. De magnitude 1,8, Dubhe est une étoile supergéante. Elle est utilisée avec Merak (b Ursa Majoris) pour trouver très facilement l’étoile Polaire, en poursuivant le segment Merak – Dubhe et en le dédoublant 5 fois.

E
Passage de l’ombre d’un objet sur la surface d’un autre.Le nombre d’éclipses sur Terre se situe entre 2 et 7 (éclipses solaires ou lunaires). Pour un observateur situé dans l’ombre, l’éclipse est totale, si il est situé dans la pénombre, l’éclipse est partielle. La zone d’éclipse totale forme une bande de largeur de l’ordre de 250 km au maximum. L’ombre de la Lune à la surface de la Terre bouge à une vitesse de 3200 km/h d’Ouest en Est. La durée théorique maximale de la totalité est de 7min31s, mais elle est le plus souvent plus courte.
Les éclipses de Lune apparaissent lorsque la pleine Lune traverse l’ombre de la Terre. Comme cette ombre est beaucoup plus grande que la Lune, les éclipses de Lune peuvent durer plusieurs heures.

Plan de l’orbite terrestre autour du Soleil.

Limite dans le taux d’accrétion d’un trou noir, qui correspond au moment où la force de pression du rayonnement dans le disque d’accrétion (force vers l’extérieur) contrebalance exactement la gravité du gaz tombant vers le trou noir (vers l'intérieur).  Le trou noir peut continuer à accréter de la matière, mais à un taux constant. Le ratio d’Eddington est le rapport de la luminosité d’un disque d’accrétion par rapport à celle d’un disque d’accrétion arrivé à cette limite, c'est une sorte d’indicateur d’âge du disque d’accrétion.

EELT (acron. Ang. : European Extreme Large Telescope)
Plus grand télescope du monde (en cours de construction par l’European Southern Observatory), avec un miroir primaire segmenté de 40 m de diamètre et un miroir secondaire de 6 m. Il sera situé au CerroArmazones dans le désert de l’Atacama au Chili, à plus de 3000 m d’altitude.

Particule élémentaire de la famille des leptons (particules légères). L’électron obéit à la loi statistique de Fermi-Dirac (c’est un fermion) et au principe d’exclusion de Pauli : deux électrons de même spin ne peuvent pas se retrouver ensemble, ils ont nécessairement un spin opposé (+1/2 et -1/2).

Electron-volt (eV)
Unité d’énergie utilisée en physique des particules et en physique des astroparticules. C’est l’énergie cinétique qu’acquiert un électron dans une chute de potentiel de 1 Volt. 1 eV = 1,6 10-19 Joule. Les multiples de l’eV les plus utilisés sont le keV (103 eV), le MeV (106 eV),  le GeV (109 eV), le TeV (1012 eV).

Forme d’énergie hypothétique remplissant l’espace et produisant une accélération de l’expansion de l’univers. L’énergie noire est estimée être liée à l’énergie du vide et produit une force répulsive s’opposant à la force de gravitation. La densité d’énergie noire dans les équations de la relativité générale est associée à une constante L par le terme Lc²/8pG. Différentes observations astrophysiques conduisent à l’existence de cette forme d’énergie : les supernovas Ia, les oscillations acoustiques baryoniques, la formation des amas de galaxie et des phénomènes de lentille gravitationnelle faibles. L’énergie noire constitue environ 68% du contenu matière-énergie de l’univers.

Satellite de Saturne découvert par Herschel en 1789. Encelade à un diamètre d’environ 500 km, tournant autour de Saturne en 1,37 jours à une distance de 238000 km. Sa surface est composée de glace. Un océan d’eau liquide serait présent sous l’épaisse couche de glace. La sonde Cassini a observé des jets de vapeur d’eau accompagnée de minéraux éjectés à partir du pôle Sud d’Encelade.

Procédé utilisé avec les grands télescopes à optique adaptative. Une étoile artificielle est produite grâce à un faisceau laser pour mesurer la turbulence atmosphérique. Ces lasers excitent des atomes de sodium à une altitude d’environ 100 km.

Etoile de masse supérieure à 1,4 masse solaire ayant subi un effondrement gravitationnel et composée de matière nucléaire de très forte densité, principalement des neutrons. Une étoile à neutrons est un objet ultra-compact ayant un diamètre de l’ordre de 10 km. Les étoiles à neutrons sont souvent la source d’émissions électromagnétiques (ondes radio et gamma) associées à leur rotation qui peut être à très haute fréquence (période jusqu’à quelques millisecondes), elles sont alors appelées des pulsars.

Etoile qui, observée avec une résolution supérieure, se révèle être composée de deux étoiles. Les deux étoiles peuvent être liées gravitationnellement ou non.

Déduction théorique fondée sur l’observation de supernovae Ia très distantes de luminosité plus faible que prédit par leur décalage vers le rouge. La perte de luminosité est attribuée à des distances plus grandes impliquées par une accélération de l’expansion de l’univers. Cette accéleration est attribuée à l’existence d’une nouvelle composante à pression négative dans l’équation d’état du modèle cosmologique (constante cosmologique). Cette composante est appelée énergie noire et a valu le prix Nobel de Physique en 2011 à ses découvreurs.



F

F (étoile de type)
Etoile dont le spectre est caractérisé par des intenses raies d’absorption du calcium ionisé, plus intenses que les raies de l’hydrogène. Les étoiles F de la séquence principale, comme Procyon, ont une température de surface comprise entre 6000 et 7400 K. Leur masse se situe entre 1,1 et 1,4 masses solaires.

Télescope spatial de la NASA spécialisé dans la détection des rayons gamma de haute et très haute énergie. Fermi a été lancé en juin 2008. L’instrument principal, le Large Area Telescope, permet d’imager la totalité du ciel entre 20 MeV et 300 GeV toutes les trois heures. L’autre instrument de Fermi, le Gamma-Ray Burst Monitor, permet de détecter les bouffées de rayons gamma.

Particule qui possède un spin demi-entier et qui obéit au principe d’exclusion de Pauli et à la statistique de Fermi-Dirac.

Flamsteed (désignation de)
Système de désignation des étoiles dans lequel les objets sont désignés par un numéro suivi du nom de la constellation (en latin, génitif) dans laquelle ils se trouvent. John Flamsteed (1646-1719), est le fondateur de l’Observatoire de Greenwich et premier astronome royal d’Angleterre. La désignation de Flamsteed fut introduite pour la première fois en 1725.

Processus dans lequel des photons de plus faible énergie sont émis après l’impact de photons de plus haute énergie (rayons X ou UV).

Quantité d’énergie ou de particules passant dans un angle solide durant une unité de temps.

Rapport de la longueur focale d’une surface réfléchissante par son ouverture (F/D). Pour une ouverture donné, plus le rapport focal est faible, plus l’image est lumineuse.

Distance entre le centre d’une lentille ou d’un miroir et son foyer.

Fond Diffus Cosmologique
Rayonnement micro-onde résiduel issu de l’Univers primordial. Ce rayonnement isotrope a été découvert par hasard en 1965 par Arno Penzias et Robert Wilson, ce qui leur a valu le prix Nobel de Physique. Le rayonnement de fond date de 380000 ans après le Big Bang, date à laquelle l’Univers est devenu neutre (les protons et les électrons se sont couplés pour former de l’hydrogène, laissant libres les photons).



Formalhaut (alpha Piscis Austrinus)
Etoile principale de la constellation du poisson austral. Formalhaut est une étoile blanche proche, située à 25 années-lumière, elle est entourée d’un disque de débris d’environ 25 unités astronomiques de large à 140 U.A de l’étoile

Deuxième amas de galaxies le plus riche dans un rayon de 100 millions d’années-lumière.

Premier modèle cosmologique incorporant la Relativité Générale d’Einstein, prédisant que les galaxies doivent s’éloigner les unes des autres du fait de l’expansion cosmique.
G

G (étoile de type)
Type d’étoile dont fait partir le Soleil, montrant une température de surface comprise entre 5300 et 6000 K. Les étoiles de type G sont jaunes. Le spectre des étoiles G précoces, comme le Soleil (de type G2), est dominé par des raies du calcium ionisé et de métaux neutres. Les étoiles de type G peuvent être de taille normale (environ 1 masse solaire), géantes (quelques masses solaires et 50 fois plus lumineuses), ou supergéantes (10 masses solaires et 20 000 fois plus lumineuses).

Galaxie
Ensemble de plusieurs milliards à centaines de milliards d’étoiles qui orbitent autour d’un centre commun abritant dans la plupart des cas un trou noir supermassif de plusieurs millions de masses solaires. Les galaxies forment elles-mêmes des structures plus larges, regroupées en amas de galaxies qui peuvent en contenir plusieurs centaines. Les galaxies sont regroupées en trois familles : les galaxies spirales, les galaxies elliptiques et les galaxies irrégulières.

Galaxie qui produit de grandes quantités d’énergie ne pouvant pas être expliqué simplement par les étoiles ou le gaz interstellaire. Plusieurs types de galaxies actives sont définis : galaxies de Seyfertblazars et quasars. Une galaxie active a une luminosité variant très rapidement, démontrant son origine dans un objet central de petite dimension (voir Quasar, BlazarSeyfert).

Galaxie qui ne montre pas de bras spiraux, avec une forme ellipsoidale. Les galaxies elliptiques peuvent être de toute taille, depuis les galaxies elliptiques naines de 10 millions de masses solaires jusqu’aux elliptiques géantes pouvant contenir 1000 milliards de masses solaires.

Galaxie sans structure spirale et sans symétrie. Les galaxies irrégulières sont souvent filamenteuses et de petite taille.

Petite galaxie de faible luminosité souvent associée à une grosse galaxie, orbitant autour d’elle comme un satellite. De nombreuses galaxies naines sont des galaxies satellites de la galaxie d’Andromède ou de la Voie Latée. Elles sont réputées pour devoir contenir de grandes quantités de matière noire.

Galaxie comportant un bulbe proéminent et brillant, des bras spiraux de gaz, de la poussière et des étoiles jeunes qui s’échappent du bulbe. La masse des galaxies spirales s’étage entre 10 et 1000 milliards de masses solaires.

Galaxie spirale qui montre une forme particulière en forme de barre dans son noyau. Ces structures sont formées par des ondes de densité au sein de la galaxie.



H

Région quasi sphérique entourant une galaxie et peuplée d’amas globulaires et de la masse invisible de la galaxie.

Horizon
Surface d’un trou noir correspondant au point à partir duquel rien, même pas la lumière ne peut en sortir.  Le rayon de l’horizon d’un trou noir de Schwarzschild, le plus simple (sans rotation) ne dépend que de la masse du trou noir et de la constante de gravitation. Dans le cas d’un trou noir en rotation, on parle d’horizon apparent, non coïncident avec l’horizon absolu, du fait de l’entrainement de l’espace-temps par la rotation du trou noir.


Région observable de l’Univers, limitée en extension par la distance que la lumière a traversé durant le temps écoulé depuis le Big Bang en tenant compte de l’expansion de l’univers durant ce trajet, elle est de l’ordre de 48 milliards d’années-lumière. L’horizon cosmologique est également défini comme la taille de l’univers observable, et vaut dans ce cas 13,8 milliards d’années-lumière.

I

Rayonnement infra-rouge dont la longueur d’onde s’étend de 25 à 350 micromètres, émis principalement par des nuages froids de gaz moléculaire et de poussières.

Ionisation
Processus produisant l’éjection d’un ou plusieurs électrons d’un atome. L’atome devient alors un ion, chargé positivement. Le phénomène inverse existe également, par capture d’un électron, où l’atome devient un ion chargé négativement. L’ionisation peut être produite par un rayonnement dit ionisant : électrons, positrons, photons énergétiques (UV, rayons X, rayons gamma), particules chargées (particules alpha, protons, …)

Télescope spatial européen, spécialisé dans la détection de rayons gamma.

J

Flot de matière et rayonnement à très haute vitesse et haute température émanent de binaires X  (trous noirs, pulsars) ou de noyaux de galaxies actives (trous noirs supermassifs).




L
Lense-Thirring (effet)
Alteration du mouvement de chute libre d’une masse dans un champ gravitationnel due à la présence d’un objet massif et compact en rotation. Cet effet est la résultante de l’effet d’entrainement de l’espace-temps, prédit par la théorie de la Relativité Générale.

Lentille gravitationnelle
Effet prédit par la Relativité Générale de déviation et concentration de la lumière d’un objet éloigné par la courbure de l’espace-temps produite par une forte masse située sur le trajet entre la source et l’observateur. Le phénomène de lentille graviationnelle est très utilisé pour étudier les galaxies les plus distantes.

LIGO (acron.)
Laser Interferometer Gravitational waves Observatory. Grand instrument interférométrique dédié à la détection d’ondes gravitationnelles. LIGO a permis la première détection directe d’ondes gravitationnelles provenant de la fusion de deux trous noirs en septembre 2015.

Composante mineure de la lumière galactique résultant de la diffusion de la lumière des étoiles par la poussière interstellaire  a proximité du plan galactique.

Quantité totale d’énergie rayonnée par une étoile par seconde. La luminosité est souvent exprimée en Watts ou en erg/s. La luminosité absolue du Soleil vaut 3,86 1033 erg/s.




M
Magnitude qu’aurait une étoile si elle se trouvait à une distance de 10 parsecs dans un espace vide, sans absorption interstellaire. La magnitude absolue est déduite à partir de ma magnitude visuelle mesurée avec un filtre V (notée MV). Le Soleil a une magnitude absolue de +4,8. La plupart des étoiles ont une magnitude absolue comprise entre -9 (supergéantes) et +19 (naines rouges).

Mesure de la luminosité observée d’une étoile. La magnitude apparente dépend de la luminosité intrinsèque de l’étoile, sa distance de l’observateur ainsi que du milieu interstellaire absorbant. La magnitude est une grandeur logarithmique. L’étoile la plus brillante est Sirius, avec une magnitude de -1,46. La magnitude la plus faible visible à l’œil nu dans les meilleures conditions est de l’ordre de 6,5. Le télescope spatial Hubble peut observer des objets de magnitude +30.

Type de matière qui ne produit pas de rayonnement, dont la présence peut être déterminée par son effet gravitationnel. L’existence de matière noire est déduite principalement à partir de la dynamique des galaxies (rotation des étoiles), de la dynamique des galaxies au sein d’amas de galaxies, des effets de lentille gravitationnelle d’amas galactiques, ainsi que de la distribution de température de gaz chaud dans les amas de galaxies. La matière noire joue un rôle crucial dans la formation des grandes structures cosmiques. De nombreux candidats de type non-baryonique existent : WIMPs (weakly interacting massiveparticles, ou neutralinos), axions, neutrinos stériles. La matière noire peut également être formée de matière « ordinaire », baryonique, comme du gaz froid ou des objets compacts, mais en quantité insuffisante pour expliquer les observations. Le concept de matière noire fut introduit en 1932 par Jens Oort et Fritz Zwicky en 1933 avant d’être remis au goût du jour par les observations de Vera Rubin dans les années 1960 et 1970. La matière noire formerait la grande majorité de la masse d’une galaxie en formant un halo sphérique l’entourant.


Matière interstellaire extérieure aux nuages moléculaires condensés. Le milieu interstellaire diffus est constitué de nuages « chauds », « tièdes » et « froids », de températures respectives 500000 K, 10000 K et 80 K.

Différence entre la magnitude apparente (m) et la magnitude absolue (M) d’un objet, dépendant de sa distance exprimée en parsecs. Le module de distance vaut m – M = 5.log(d) -5. Un objet situé à une distance de 10 pc a un module de distance égal à 0, sa magnitude apparente est égale à sa magnitude absolue.

Mouvement apparent des objets sur la voûte céleste du fait de la rotation de la Terre sur elle-même.

N

Etoile de masse inférieure à 1,4 masse solaire, stade final de l’évolution stellaire. Une telle étoile a une taille très petite, de l’ordre de celle de la Terre avec une très grande densité. La propre gravité des étoiles naines blanches est compensée par la pression de dégénérescence des électrons de la matière qui la compose (principalement du fer).

Objet stellaire dont la masse est insuffisante pour permettre la fusion de l’hydrogène dans son cœur et donc pour briller. Les naines brunes sont classées entre les planètes géantes et les étoiles. Elles ont une masse environ égale à 80 fois la masse de Jupiter. N’étant pas visibles directement, elles forment une classe de matière noire, dite baryonique, mais dont la quantité ne suffit pas à expliquer la totalité de masse manquante observée.

Nuage de gaz brillant du milieu interstellaire.

Nébuleuse de gaz ionisé dont le spectre montre essentiellement des raies d’émission. C’est le cas notamment de nombreuses nébuleuses planétaires.

Nuage interstellaire de faible densité à la forme irrégulière, généralement émettant dans les longueurs d’ondes visibles.

Nuage sombre formé de gaz et de poussière qui absorbe la lumière des étoiles en arrière plan.

Neutralino
Particule hypothétique apparaissant dans la théorie de la supersymétrie, qui fait correspondre à toute particule de type boson une particule de type fermion et inversement. Le neutralino est la particulesupersymétrique la plus légère et ne se désintègre pas. Elle est à ce titre une bonne candidate pour la matière noire.

Particule subatomique de la famille des leptons. Les neutrinos possèdent trois saveurs qui peuvent osciller entre elles. : neutrinos électroniques, muoniques et tauiques. La radioactivité béta produit l’émission d’un électron et d’un antineutrino. Les neutrinos possèdent une masse faible et interagissent très faiblement avec la matière. Le neutrino a été imaginé en 1930 par Wolfgang Pauli et découvert expérimentalement en 1956.

Nouvelle forme hypothétique de neutrino, plus massif que les trois neutrinos actifs. Le neutrino stérile n’aurait aucune interaction avec la matière ordinaire excepté la gravitation. Le neutrino stérile est un candidat potentiel pour la matière noire.

Particule subatomique de la famille des nucléons, découvert en 1932 par James Chadwick. Il interagit par interactions nucléaires faibles et fortes. Le neutron se désintègre en proton par le phénomène de radioactivité béta. Un neutron est composé de trois quarks : deux quarks down et un quark up. Des neutrons peuvent se former lorsque des électrons fusionnent avec des protons comme dans la formation des étoiles à neutrons lors du processus d’effondrement gravitationnel au sein d’une supernova de type II.

Région centrale d’une galaxie active qui a une taille de moins de 1 année-lumière de diamètre est montre une luminosité anormalement élevée. Le noyau émet des rayonnements de haute énergie (UV, rayons X et rayons gamma) qui peut avoir une grande variabilité temporelle (sur quelques heures à quelques semaines). Un noyau actif de galaxie est souvent associé au phénomène de quasar (voir Quasar, Galaxie active).

Nuage interstellaire relativement dense, essentiellement constitué de gaz moléculaire et de poussières. Les particules obscurcissent la lumière des étoiles en arrière plan. L’exemple le plus connu est la nébuleuse de la Tête de Cheval dans la constellation d’Orion. Les nuages sombres peuvent avoir une taille très petite, comme par exemple des globules de Bok, jusqu’à quelques dizaines d’années-lumière.



O
Vibration de l’espace-temps prédite par la Relativité Générale. Des ondes gravitationnelles doivent apparaître lors d’interactions rapprochées d’objets ultra-compacts comme des couples de trous noirs ou d’étoiles à neutrons. Des ondes gravitationnelles dites primordiales doivent avoir été produites lors de la phase inflationnaire de l’Univers. Les ondes gravitationnelles produites lors de la fusion de deux trous noirs ont été détectées pour la première fois en septembre 2015 (voir LIGO).

Série de pics et vallées apparaissant dans le spectre de puissance des fluctuations de densité de matière aux grandes échelles. Les oscillations acoustiques apparaissent dans le plasma primordial du fait de l’existence d’une compétition entre attraction gravitationnelle et pression du gaz et des photons. Après la recombinaison, les oscillations laissent une empreinte à la fois dans le fond diffus cosmologique et dans la distribution de matière aux grandes échelles (grandes structures).



P
Position d’une planète où elle se trouve au plus proche du Soleil.

Nom donné à la lente rotation du grand axe d’une orbite planétaire dans la même direction que la rotation de la planète. L’avance du périhélie est produite par l’interaction des autres planètes avoisinantes. Dans le cas de Mercure, une avance du périhélie résiduelle de 43’’ par siècle est expliquée par une prédiction de la Relativité Générale d’Albert Einstein.

Particule associée aux ondes électromagnétiques. L’énergie d’un photon est proportionnelle à sa fréquence via la constante de Planck. Le photon a une masse nulle et voyage à la vitesse de la lumière.

Plan où évolue le disque d’une galaxie spirale.

Planète naine
Catégorie de corps célestes créée en 2006 avec comme caractéristiques d’avoir une orbite autour du soleil, de posséder une masse suffisante pour que sa propre gravité produise une forme sphérique, de ne pas avoir nettoyé le voisinage de son orbite, et enfin de ne pas être le satellite d’un autre corps. Les plus grandes planètes naines sont Pluton, Eris, Cérès, Makemake ou Sedna.

Univers où la géométrie est Euclidienne : des lignes parallèles restent toujours parallèles et la somme des trois angles d’un triangle vaut toujours 180°.

Fait que d’après les observations, la géométrie de l’Univers est très proche d’une géométrie plate, correspondant à ce que la densité d’énergie est très proche de sa valeur critique, ce qui est un cas très particulier. Ce problème est résolu par exemple grâce au processus de l’inflation de l’Univers primordial.

Positron
Antiparticule de l’électron. Le positron possède exactement la même masse que l’électron, mais une charge opposée. Il a été imaginé théoriquement par Paul Dirac en 1928 et découvert expérimentalement en 1932 par Carl Anderson.

Grains de carbone ou de silicates et d’eau pouvant avoir une taille comprise entre quelques dizaines d’angströms et quelques microns. Les grains de poussière sont produits dans les enveloppes des étoiles géantes puis sont ensuite disséminés dans le milieu interstellaire à la fin de la vie de l’étoile. Au sein de nuages moléculaires ou autour de protoétoiles où le milieu est dense, les grains de poussière grossissent par collisions jusqu’à former des petits corps rocheux. La poussière absorbe la lumière visible et UV et se réchauffe puis émet du rayonnement infra-rouge, qui permet sa détection.

Nom donné à la toute première observation effectuée avec un nouveau télescope.

Principe stipulant que toutes les lois physiques ont la même forme quel que soit le référentiel d’inertie, en présence ou en absence de gravitation.

Etoile à neutrons magnétisée en rotation qui émet un faisceau de rayonnement électromagnétique (ondes radio) périodique lié à sa rotation, à la manière d’un phare. 
Système binaire de deux pulsars. Le seul exemple connu est PSR J0737-3039 A et B, découvert en 2003. Ces deux pulsars de masse identique (1,3 masses solaires) ont des périodes de rotation respectives de 22,7 ms et 2,8 ms et tournent autour de leur centre de gravité en 2,4 h. Ils perdent de l’énergie rotationnelle et se rapprochent l’un de l’autre en émettant des ondes gravitationnelles conformément à la relativité générale, à raison de 7 mm par jour. Ils devraient fusionner dans 85 millions d’années.
Q
Emission associée à un trou noir supermassif accrétant de la matière au cœur d’une galaxie lointaine. Le terme quasar, contraction de l’expression anglaise quasi-stellar object vient du fait que l’observation en lumière visible de ces objets ressemble à s’y méprendre à une étoile sauf que leur distance est extrêmement élevée, plusieurs milliards d’années-lumière, rendant leur origine stellaire impossible. La gigantesque luminosité des quasars est dûe au disque de matière (du gaz) qui tourne autour du trou noir géant à une vitesse proche de la vitesse de la lumière. L’échauffement et la friction du gaz produit cette émission lumineuse dans diverses longueurs d’ondes ; elle est si intense qu’elle dépasse largement la luminosité des milliards d’étoiles qui constituent la galaxie hôte du monstre, et est visible à plusieurs milliards d’années-lumière.
R

Terme utilisé pour décrire les particules énergétiques qui impactent l’atmosphère terrestre. Les rayons cosmiques sont de deux origines différentes : des protons provenant du soleil et des particules chargées (protons et autres petits noyaux d’atomes) provenant de la galaxie. En arrivant dans la haute atmosphère, les particules très énergétiques interagissent avec les atomes de l’air et génèrent des gerbes de milliers de particules secondaires, notamment de nombreux muons. Ce sont ces particules secondaires qui sont détectées et qui permettent de reconstruire les informations fondamentales des rayons cosmiques primaires.

Rayonnement électromagnétique produit par des processus nucléaires ou des interactions de particules énergétiques. Les photons gamma ont une énergie supérieure à 100 keV.

Rayonnement électromagnétique produit par les électrons dans les couches atomiques ou les électrons libres d’énergie de quelques électronvolts à plusieurs méga-électronvolts. Les rayons X ont été découverts par Wilhelm Röntgen en 1895.

Plus petit angle entre deux points qui permet deux images distinctes dans un télescope. La résolution dépend à la fois de la longueur d’onde observée et du diamètre de l’instrument.

Phénomène physique qui modifie la direction apparente d’une étoile du fait de la traversée de l’atmosphère par la lumière. Une étoile apparaît être plus haut dans le ciel que sa véritable direction dans l’espace.

Sonde européenne dédiée à l’étude des comètes. Rosetta a été mise en orbite autour de la comète Churyumov-Gerasimenko en septembre 2014 après un long trajet au sein du système solaire de près de dix ans. Elle a envoyé un atterrisseur, Philae, à la surface du noyau cométaire en vue d’analyses fines de la constitution de cette comète.       
S

Représentation graphique du comportement des variations de température du fond diffus cosmologique d’un point à un autre du ciel en fonction de la fréquence angulaire. Le spectre de puissance angulaire fournit de précieuses informations sur les paramètres cosmologiques du modèle standard et sur l’univers primordial.

Technique d’observation fondée sur l’analyse de la lumière d’un objet astrophysique par décomposition de ses longueurs d’onde. On peut étudier des raies d’émission ou d’absorption, des décalages de longueurs d’ondes, pour en déduire des compositions chimiques, des vitesses, des températures…

Explosion violente d’une étoile éjectant la plus grande partie de la masse de l’étoile et laissant un résidu compact, étoile à neutrons ou trou noir. Une telle explosion produit une luminosité considérable, équivalente à 1 milliard d’étoiles. Il existe différents types de supernovae, les plus connus sont les supernovae de type Ia, dues à l’explosion d’une naine blanche ayant dépassé sa masse critique (masse de Chandrasekhar) au cours de l’accrétion de matière d’une étoile compagne, et les supernovae de type II, dues à l’explosion d’étoiles massives en fin de vie, par  épuisement de combustible  nucléaire.

Bouffée soudaine de rayons gamma pouvant avoir une durée de quelques fractions de secondes à plusieurs minutes. Les sursauts sont classés en deux catégories : les sursauts courts et les sursauts longs. Leur origine est encore mal connue mais concerne essentiellement des phénomènes violents comme des explosions d’étoiles ou des objets compacts (étoiles à neutrons ou trous noirs).

Sursaut rapide d’ondes radio
Bouffée intense de rayonnement radio durant seulement quelques millisecondes, d’origine probablement extragalactique. Plus connu sous le terme anglais Fast Radio Burst (FRB). Le premier sursaut de ce type fut détecté en 2007 par le radiotelescope Parkes, et n’avait duré que 5 ms. L’origine extragalactique est supposée du fait de la grande dispersion en fréquence de ces bouffées, laissant penser à la traversée de vastes nuages intergalactiques. Les données les plus récentes suggèrent que ces sursauts rapides d’ondes radio proviennent d’événements explosifs distants de plusieurs milliards d’années-lumière comme des explosions d’étoile à neutrons (voir Blitzar).




T
Objet extrêmement compact dont l’existence est prédite par les équations de la Relativité Générale. Sa gravité est si importante que même la lumière ne peut s’en échapper. Un trou noir se forme lorsqu’une étoile s’effondre sur elle-même, produisant une singularité de l’espace-temps où la densité et la courbure seraient infinies. Les trous noirs sont entourés par un horizon des événements, où la vitesse d’échappement est égale à la vitesse de la lumière. Le rayon d’un trou noir de la masse du Soleil est de 3 km. Des évidences observationnelles de trous noirs sont nombreuses, depuis des trous noirs stellaires jusqu’à des trous noirs supermassifs de plusieurs milliards de masses solaires qui semblent peupler le cœur des galaxies. Ces objets sont les seuls objets dans l’Univers qui doivent faire intervenir une gravitation quantique, nouvelle physique à la jonction de la relativité générale et de la physique quantique.

Fluctuation de l’atmosphère du à d’incessantes variations de température et de pression de l’air. Ces variations produisent des variations de l’index de réfraction, induisant une déformation de l’image d’une source ponctuelle comme une étoile. La turbulence atmosphérique est minimisée en altitude et annulée en orbite.




U

Unité de distance égale à la distance séparant la Terre du Soleil, soit 149 597 871 km.

Terme générique désignant la phase de l’Univers primordial située entre le Big Bang et l’apparition des premières grandes structures, graines des futures galaxies.

V

Technique d’observation au télescope consistant à regarder un objet en regardant légèrement sur le côté pour en voir plus de détails. La rétine de l’œil humain possède en effet plus de cellules sensibles aux faibles luminosités en périphérie qu’au centre (les bâtonnets).

Vitesse de rupture
Vitesse de rotation d’une étoile à laquelle la force centrifuge devient égale à la force de gravitation. Cette vitesse critique dépend de la masse de l’étoile, de son rayon et de la constante de gravitation.