vendredi 9 juin 2017

Mise en sommeil


Ça Se Passe Là-Haut se met en sommeil pour une durée indéterminée. Durant cette éclipse, ne perdez pas vos habitudes, plongez-vous dans nos 959 billets et  602 émissions couvrant tous les univers que nous abordons ici depuis de nombreuses années:










L’Univers des questions brûlantes
Ce blog s’est nourri quotidiennement des questions les plus brûlantes en astrophysique: phénomènes étonnants, incompris, impossibles a priori, avant que des solutions ne soient trouvées. Bouffées de rayons gamma, supernovas atypiques, alignements de quasars, et aujourd’hui bouffées d’ondes radio ultra-courtes… La recherche en train de se faire et dans tous ces états, vous y reviendrez aussi souvent que nécessaire.

Restez bien les yeux vers le ciel et les pieds sur Terre, qui restera notre seule et unique planète avec ou sans Donald Trump... 

Bon ciel !

mercredi 7 juin 2017

Hubble mesure pour la première fois la masse d'une étoile par un effet relativiste


Le télescope Hubble est à nouveau à l'origine d'une petite prouesse scientifique : mesurer l'effet de déflexion gravitationnelle produit par une seule étoile, le même type de mesure qui permit à Arthur Eddington il y a près d'un siècle de confirmer la théorie de la Relativité Générale d'Einstein. Cette mesure de Hubble permet de mesurer directement la masse d'une étoile proche (une naine blanche) en appliquant les équations de la Relativité Générale.




mardi 6 juin 2017

La froideur de la Nébuleuse du Boomerang expliquée


La nébuleuse du Boomerang est l’objet astrophysique le plus froid que l’on connaisse, avec une température de 0,5 K, elle est même plus froide que le rayonnement du fond diffus cosmologique. De nouvelles observations effectuées avec ALMA permettent de comprendre l’origine de cette température extrême.




samedi 3 juin 2017

Découverte d'une nouvelle exoplanète munie d'anneaux géants


Une exoplanète munie d'un énorme anneau de poussière vient d'être identifiée autour d'une étoile jeune située dans la constellation d'Orion. Avec près de 50 millions de kilomètres de diamètre, cet anneau rend ridicule celui de notre belle Saturne.




jeudi 1 juin 2017

Troisième détection de fusion de trous noirs par LIGO : 31 et 19 masses solaires!


On savait que LIGO avait trouvé au moins 6 nouveaux candidats depuis novembre dernier, lors de sa nouvelle campagne d'acquisitions d'ondes gravitationnelles. Voici donc la publication de la description de ce nouveau merger confirmé. Cette détection date du 4 janvier 2017, et porte donc le nom de GW170104.




mercredi 31 mai 2017

Traces de trous noirs intermédiaires dans des centaines de galaxies naines

Après une recherche systématique sur des galaxies naines et d'autres petites galaxies proches, une équipe d'astronomes européens a identifié 276 noyaux actifs, qui auraient pour origine des trous noirs de masse intermédiaire, entre 1000 et 1 million de masses solaires.




lundi 29 mai 2017

Publication des premiers résultats scientifiques de Juno autour de Jupiter


Depuis quelques semaines, la sonde JUNO nous envoie des images plus bluffantes les unes que les autres de ses passages autour des pôles de Jupiter. Mais la mission de Juno est bien plus vaste que la prise d'images, fussent-elles magnifiques. Elle produit également des études détaillées de l'atmosphère jovienne et de la structure interne de la planète géante. Les premiers résultats scientifiques issus des toutes premières orbites de Juno viennent d'être publiés dans la prestigieuse revue Science.



dimanche 28 mai 2017

Une étoile massive devient un trou noir sans exploser en supernova


Une étoile massive a été observée devenir un trou noir en disparaissant soudainement, sans passer par la case supernova habituelle. Les astronomes appellent ce phénomène une supernova ratée. Trente pourcents des étoiles massives pourraient former ainsi des trous noirs très discrètement.




mercredi 24 mai 2017

Surveiller la Lune pour protéger la Terre


La Terre est constamment bombardée par des météorites de plus ou moins grande taille. Les plus petites brûlent dans l'atmosphère. La Lune subit le même bombardement mais n'a pas d'atmosphère. Ces impacts lunaires sont ainsi plus violents et plus nombreux. Le projet grec NELIOTA les détecte, nous offrant une meilleure compréhension pour finalement mieux nous en protéger. 

L'idée du projet NELIOTA  (Near-Earth object Lunar Impacts and Optical TrAnsients) est d'observer la Lune en continu, en la filmant à 30 images par secondes, entre le dernier quartier et le premier quartier, durant 14 jours d'affilée. NELIOTA utilise un télescope de 1,2 m de l'Observatoire National d'Athènes, qui est situé près de Kryoneri en Grèce. Les astronomes y ont installé deux caméra enregistrant deux longueurs d'ondes différentes. Le but est d'imager les flashes de lumière qui sont produits par des impacts météoritiques dans l'hémisphère ombré de la Lune. Grâce à ses deux caméras, NELIOTA est le premier système de ce type à pouvoir déterminer la température de l'impact observé. Cette donnée permet par la suite, connaissant la luminosité de l'impact et en faisant une hypothèse sur la densité de la météorite et sa vitesse, d'évaluer la masse et la taille de l'objet.

NELIOTA a démarré ses opérations le 8 mars 2017. Il avait montré toutes ses capacités dès les tests de mise en service en détectant 4 impacts en seulement 11 heures d'observation. La campagne de "surveillance" est prévue pour durer 22 mois. L'équipe de Alceste Bonanos qui dirige le projet scientifique, estime qu'en 22 mois, le nombre de NEO (near earth objects), astéroides géocroiseurs qui ont une taille comprise entre 10 cm et quelques mètres, sera beaucoup mieux connu. Car il faut savoir que dans cette plage de taille, le nombre de ces objets qui présentent un potentiel risque est encore très mal connus. Et ces météorites ne sont pas seulement un danger pour la Terre mais aussi plus simplement pour de futures bases lunaires, qui devront prendre en compte ces cailloux arrivant au sol en bien plus grandes quantités que sur Terre.

La collaboration NELIOTA tient à jour en quasi temps réel (avec un délai de 24h), tous les impacts détectés sur la Lune, avec leurs caractéristiques : heure, durée, magnitude, coordonnées), si vous êtes curieux, vous pouvez aller voir ici : http://neliota.astro.noa.gr/. Le projet NELIOTA est financé par l'Agence Spatiale Européenne (ESA).


Illustrations

1) Exemple de flash d'impact (collaboration NELIOTA)

2) l'observatoire de Kryoneri (Grèce) (Theofanis Matsopoulos)

mardi 23 mai 2017

Découverte d'un probable second trou noir supermassif dans la galaxie Cygnus A

En pointant le radiotélescope VLA vers la galaxie Cygnus A pour la première fois depuis 20 ans, des astronomes ont eu la surprise de découvrir un nouvel objet brillant non loin du cœur de la galaxie. Il s'agit très probablement de l'émission transitoire venant d'un second trou noir supermassif en orbite autour du premier situé au centre de Cygnus A.



La méthode scientifique : le fond diffus cosmologique, émission à réécouter

La Méthode Scientifique de Nicolas Martin (France Culture) était consacrée aujourd'hui au fond diffus cosmologique, avec pour invités Nabila Aghanim, directrice de recherche dans l’équipe Matière Interstellaire et Cosmologie à l’Institut d’Astrophysique Spatiale d’Orsay, et directrice de l’Observatoire des Sciences de l’Univers de l’Université Paris Sud et Jean-Loup Puget, également directeur de recherche dans l’équipe Matière Interstellaire et Cosmologie, et responsable scientifique du module HFI du satellite PLANCK.

A écouter ou réécouter ! 

lundi 22 mai 2017

Des fusions de naines blanches expliqueraient l'excès de positrons galactiques


Une étude publiée aujourd'hui dans Nature Astronomy fournit une explication convaincante pour expliquer la présence de nombreux positrons en provenance du centre de notre galaxie, un excès mystèrieux très longtemps attribué à Sgr A* ou à d'hypothétiques particules de matière noire.



Cela fait plus de quarante ans qu'un excès de positrons est observé, sous la forme de photons gamma de 511 keV, les photons qui sont produits lorsque des positrons s'annihilent avec leurs antiparticules, des électrons. Les calculs indiquaient que 1043 positrons par seconde devaient s'annihiler dans le centre galactique. Le mystère venait du fait que justement, c'était principalement au niveau du centre galactique qu'ils étaient détectés.
Une des possibilités "classiques" pour produire des positrons est la production de noyaux d'atomes radioactifs émetteurs "béta plus" : ils émettent spontanément des positrons, accompagnés de neutrinos électroniques lors de leur désintégration radioactive. Mais les chercheurs n'ont jamais réussi à trouver un type d'objet astrophysique à même de produire de telles quantités d'isotopes radioactifs émetteurs béta plus. C'est une des raisons qui a poussé les astrophysiciens à penser que l'excès de positrons observé indirectement pouvait provenir d'autres phénomènes moins standards comme des interactions dues au trou noir supermassif de notre galaxie ou bien à des annihilations de particules de matière noire qui auraient produit des paires d'électrons et positrons.
Roland Crocker (Australian National University) et son équipe ont trouvé qu'un type d'objet était capable de produire une quantité suffisante pour expliquer les positrons observés : une supernova produite par la fusion de deux étoiles naines blanches de masses différentes. Et il se trouve que ce type de couple de naines blanches est justement susceptible d'être rencontré bien plus fréquemment au centre de notre galaxie où se trouvent de très nombreuses vieilles étoiles.
Pour en arriver à cette conclusion, Roland Crocker et ses collègues se sont focalisés sur des supernovas trouvées dans d'autres galaxies, dont l'archétype est la supernova SN 1999bg, découverte en 1999. Contrairement aux supernovas "classiques", les supernovas du type de SN 1999bg sont des supernovas très peu lumineuses, et assez rares. Ces supernovas sont si peu lumineuses qu'elles peuvent passer inaperçues même si elles ont lieu dans notre propre galaxie. D'après les modèles, ces supernovas ont lieu lorsque deux naines blanches fusionnent, et plus précisément lorsque qu'il s'agit de deux naines blanches de faible masse : une riche en carbone et oxygène et l'autre riche en hélium. Et la conséquence de leur fusion, qui mène à une explosion thermonucléaire, serait la production d'une grande quantité de Titane-44. C'est ce Titane-44, dont la période radioactive (la demie-vie, durée au bout de laquelle la moitié des noyaux s'est désintégrée) est de 60 années, qui va produire du Scandium-44 qui à son tour va se désintégrer en Calcium-44 avec une période d'environ 4 heures, en émettant des positrons dans sa décroissance radioactive.
Roland Crocker et ses collègues montrent que le nombre de supernovas de type SN1999bg devant peupler le centre galactique est tout à fait suffisant pour expliquer le signal de positrons observé à 511 keV. 
Ces supernovas particulières sont principalement trouvées dans des zones riches en étoiles âgées de 3 à 6 milliards d'années, comme les zones centrales des galaxies. L'émission la plus centrale est par exemple expliquée par les astrophysiciens par la présence d'une population de très vieilles étoiles entourant Sgr A* sur une distance d'environ 650 années-lumière. Mais les auteurs n'excluent pas encore complètement un rôle possible du trou noir supermassif dans la production d'une fraction de ces positrons.

Référence

Diffuse Galactic antimatter from faint thermonuclear supernovae in old stellar populations
Roland M. Crocker, et al.
Nature Astronomy 1, Article number: 0135 (22 mai 2017)

Illustration

Vue d'artiste de la fusion proche de deux naines blanches qui mènera à une supernova de type SN1999bg (ESO, L. Calçada)

Record de sensibilité pour XENON1T dans la recherche directe de la matière noire

Lors de son inauguration en novembre 2015, Elena Aprile, responsable scientifique de l’expérience XENON1T de recherche de matière noire, l’avait prédit (voir ici) : il ne faudrait que quelques semaines pour atteindre une meilleure sensibilité que la meilleure obtenue par les expériences précédentes. Il aura fallu 34 jours...



dimanche 21 mai 2017

OTS44 : une planète errante unique qui possède un disque de poussière


Des observations en ondes submillimétriques d'une planète errante située à 500 années-lumière,  OTS44, révèlent qu'elle est entourée d'un disque de poussière similaire à ce qu'on peut trouver autour d'étoiles jeunes ou de naines brunes, mais la planète a une masse théoriquement trop faible pour arborer un tel disque.




vendredi 19 mai 2017

Un jet de matière de près d'1 année-lumière émis par une naine brune


Les naines brunes, objets intermédiaires entre planètes géantes et petites étoiles, semblent se comporter comme des étoiles en accrétant un disque de matière autour d'elles qui peut ensuite produire des jets puissants.