jeudi 12 juillet 2018

Un blazar identifié comme source d'un neutrino ultra-énergétique


Pour la première fois, l'origine d'un neutrino de haute énergie détecté par IceCube vient d'être identifiée grâce à une éruption gamma observée en coïncidence provenant d'un blazar : le jet de particules d'un trou noir supermassif...




vendredi 6 juillet 2018

Des rayons cosmiques en provenance de la monstrueuse Eta Carinae


Selon des nouvelles données obtenues avec le télescope spatial NuSTAR, l'étoile binaire ultramassive Eta Carinae accélère des particules jusqu'à des hautes énergies, se révélant ainsi être une nouvelle source de rayons cosmiques pouvant arriver au niveau de la Terre située à seulement 7500 années-lumière de distance.




jeudi 5 juillet 2018

La Relativité Générale testée avec succès sur une étoile à neutrons


C'est un test inédit de la théorie d'Albert Einstein qui vient d'être effectué : le test de la chute libre sur un objet extrêmement compact, une étoile à neutrons. Et la Relativité Générale passe le test sans problème.




mercredi 27 juin 2018

Des macromolécules organiques complexes dans l'océan d'Encelade


Des nouvelles analyses de données enregistrées par la sonde Cassini lors de son passage à proximité immédiate des geysers de Encelade révèlent la présence de macromolécules organiques complexes, renforçant l'idée que son océan chaud et salé pourrait être bien plus que cela...




lundi 25 juin 2018

Observation d'une précession de l'axe d'un jet de trou noir


Le jet de plasma produit par un trou noir supermassif au coeur d'une galaxie peut subir un mouvement de précession, c'est ce qu'une équipe internationale vient de découvrir en observant la galaxie OJ 287, et ce qui explique la variabilité de luminosité de ces gigantesques jets de particules observés à très grande distance.




jeudi 21 juin 2018

Les baryons manquants finalement trouvés


Le problème des baryons manquants semble définitivement ne plus en être un. La matière baryonique, matière « ordinaire » faite de protons de neutrons restait encore invisible pour 30% de son total environ. Mais une nouvelle étude vient de révéler où se cachaient ces baryons manquants : dans des filaments s’étendant entre les galaxies, sous forme de gaz très chaud.



mardi 19 juin 2018

Découverte d'un trou noir de masse intermédiaire en périphérie d'une galaxie


Un trou noir de masse intermédiaire, d'au moins 50000 masses solaires, vient d'être déniché dans la périphérie d'une galaxie grâce aux rayons X émis lorsqu'il a détruit une étoile qui est passée trop près de lui. Une nouvelle méthode pour les détecter, et donc une première.




jeudi 14 juin 2018

La dynamique interne des galaxies naines dirigée par les effets gravitationnels de la Voie Lactée et non par la matière noire


Les galaxies naines satellites des grandes galaxies ont souvent été considérées comme des réservoirs de matière noire, notamment à cause de la dispersion de vitesse de leurs étoiles. Et puis certaines galaxies naines sont apparues dépourvues de matière noire alors que d'autres semblaient au contraire constituées presque exclusivement de cette matière invisible mais agissant fortement sur la vitesse des étoiles. Aujourd'hui, une étude sur des galaxies naines satellites de notre Galaxie montre que les vitesses de leurs étoiles peuvent être tout à fait expliquées sans recours à la matière noire. 




mercredi 13 juin 2018

ALMA détecte ses trois premières planètes (naissantes)


ALMA vient encore de frapper, avec la découverte officielle de ses premières planètes. Elles sont au nombre de trois, tout juste naissantes, dans le disque protoplanétaire d'une étoile, naissante elle aussi, nommée HD 163296 âgée de seulement 4 millions d'années et située à 330 années-lumière.




lundi 11 juin 2018

Des nanoparticules de diamant pour expliquer une anomalie d'émission micro-onde


L'anomalie d'émission micro-onde observée depuis 20 ans autour de certaines étoiles de notre Galaxie serait produite par la présence de nanoparticules de diamant, tournant très vite sur elles-mêmes.




vendredi 8 juin 2018

Juno observe de près les orages de Jupiter


Deux articles paraissent cette semaine au sujet des orages de Jupiter vus par la sonde Juno de la NASA. Les planétologues montrent dans ces études comment les orages joviens possèdent d'étonnantes ressemblances avec nos orages terrestres, toutes proportions gardées.




mercredi 6 juin 2018

Trop d'étoiles massives dans les galaxies à bouffées de formation stellaire


Les étoiles qui naissent dans des galaxies montrant des bouffées de formation stellaire (de 100 à 1000 étoiles par an), d’après une étude venant de paraître dans Nature, sont beaucoup plus massives que ce que l’on imaginait, de quoi bouleverser notre compréhension des débuts de l’Univers…




mardi 5 juin 2018

Les amas globulaires seraient 4 milliards d'années plus jeunes que prévu


Les amas globulaires pourraient être 4 milliards d'années plus jeunes que ce que l'on pensait : 9 milliards d'années au lieu de 13 milliards. C'est la conclusion d'une étude menée sur l'âge de systèmes d'étoiles binaires situés dans des amas globulaires.

Elizabeth Stanway (University of Warwick) et son collaborateur JJ Eldridge (Université d'Auckland) ont réévalué l'âge des amas globulaires en évaluant l'âge d'étoiles binaires qui se seraient formées en même temps que les amas globulaires. Les amas globulaires sont des concentrations sphériques de dizaines voire centaines de milliers d'étoiles qui se trouvent distribués un peu partout autour des galaxies. Dans notre galaxie, nous en connaissons aujourd'hui  environ 160. Le modèle qu'on développé Elizabeth Stanway et son collègue néo-zélandais permet de recalculer l'évolution des étoiles en prenant en considération les détails de l'évolution des étoiles binaires à l'intérieur des amas globulaires, sous l'angle de leur indice spectral (leur couleur) et de leur composition. Ils ont appelé leur modèle BPASS (Binary Population and Spectral Synthesis).
Le processus qui apparaît dans les systèmes binaires est une interaction entre les deux étoiles où l'une des deux en vieillissant gonfle et devient une géante tandis que la compagne, encore dans un état normal, accapare une partie de l'enveloppe de la première, ses couches d'hydrogène et d'hélium. 
Ce que montre le modèle, c'est que ces étoiles vont apparaître un peu plus rouge plus tôt dans leur vie, par rapport à ce que l'on pensait. En intégrant ces processus dans leur modèle, les astrophysiciens parviennent à donner un âge moyen aux étoiles binaires des amas globulaires : au lieu de 13 milliards d'années, elles n'en auraient que 9 milliards. Or ces étoiles se seraient formées en même temps que les amas eux-mêmes. Les amas globulaires seraient donc plus jeunes que ce que l'on pense.

Cette évaluation de l'âge des étoiles dans les amas globulaires a toujours dépendu de la comparaison entre les observations (l'indice spectral des étoiles, ou leur couleur) avec des modèles d'évolution stellaire, qui ne font qu'appliquer ce que nous comprenons de la formation et de l'évolution des étoiles dans le temps. Mais nous comprenons maintenant de mieux en mieux ce qui se passe notamment dans les systèmes multiples, ce qui a pour effet aujourd'hui de modifier l'interprétation des observations concernant l'âge de ces étoiles. 

Ce résultat, si il se confirme, peut changer pas mal de choses dans notre vision des premiers temps des galaxies massives comme la Voie Lactée.


Source

Reevaluating Old Stellar Populations
E R Stanway, J J Eldridge
à paraître dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society


Illustration

L'amas globulaire M22 imagé par le télescope Canada-France-Hawaï