vendredi 18 janvier 2019

Saturne : des anneaux toujours plus jeunes


Une récente étude à partir de données de la sonde Cassini avait montré que les anneaux de Saturne allaient disparaître dans seulement quelques centaines de millions d’années (voir ici). Aujourd’hui, une nouvelle étude produite elle aussi avec les dernières données de la sonde Cassini estime la masse totale des anneaux et montre que leur âge doit être revu fortement à la baisse : ils auraient entre 10 et 100 millions d’années...




jeudi 17 janvier 2019

Découverte d'un disque protoplanétaire incliné à 90° autour d'un couple d'étoiles


Un disque protoplanétaire situé autour d'un couple d'étoiles, ce n'est pas nouveau, mais si ce disque de gaz et de poussières est incliné de 90° par rapport au plan formé par les deux étoiles, voilà une jolie découverte. Ce disque protoplanétaire tout à fait atypique vient d'être observé grâce au réseau ALMA.



lundi 14 janvier 2019

Le Pôle Nord Magnétique bouge très vite


Le pôle nord magnétique bouge à grande vitesse et les spécialistes ne savent pas trop pourquoi. Il a quitté le Canada pour se diriger vers la Sibérie. Le pôle nord magnétique n'a jamais été aussi proche du pôle nord géographique depuis que l'on mesure sa position avec précision, depuis plus d'un siècle...




samedi 12 janvier 2019

L'hypothèse de la supernova se renforce pour le phénomène AT2018cow


Le 16 juin dernier, le télescope hawaïen ATLAS (Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System) détectait un phénomène transitoire très atypique, qui ressemblait à une supernova, mais  extrêmement lumineuse, dans une galaxie située à 200 millions d'années-lumière : AT2018cow, avec une luminosité 10 à 100 fois plus élevée qu'une supernova classique. Les astronomes ont suivi l'évolution du phénomène durant les 100 jours qui ont suivi et viennent de trouver une source de rayons X au cœur du résidu, conduisant vers sa nature...




vendredi 11 janvier 2019

La vitesse de rotation d'un trou noir mesurée grâce à la destruction d'une étoile


La vitesse de rotation d'un trou noir a pu être mesurée assez précisément grâce à l'observation du rayonnement X des débris d'une étoile déchirée par le trou noir. Une rotation flashée à 70% de la vitesse de la lumière...



mercredi 9 janvier 2019

Une deuxième FRB répétitive enfin détectée


FRB121102 n'est plus unique! Une équipe d'astrophysiciens vient de détecter une deuxième FRB répétitive (Fast Radio Burst, bouffée rapide d'ondes radio). L'équipe canadienne qui exploite le radiotélescope CHIME en profite pour détecter 13 nouvelles FRB en un temps record, augmentant considérablement la population de ces bouffées radio à l'origine encore mystérieuse.



mardi 8 janvier 2019

Une matière noire détectable grâce aux pulsars


Les axions, particules de matière noire encore hypothétiques, pourraient révéler leur présence grâce aux étoiles à neutrons. C'est ce que suggère une équipe de physiciens américains qui propose d'exploiter le champ magnétique hors norme des étoiles à neutrons comme sonde à axions.




vendredi 4 janvier 2019

Prochaine collision de notre Galaxie prévue dans 2,4 milliards d'années


Notre galaxie n'est pas une galaxie spirale très normale, premièrement parce que son trou noir supermassif est 10 fois trop petit, deuxièmement parce que son halo stellaire semble posséder moins d'éléments lourds que des galaxies spirales "normales" et enfin parce que sa galaxie satellite principale, le Grand Nuage de Magellan (LMC), est anormalement grande. Des nouvelles simulations viennent de montrer que tout cela pourrait changer plus tôt que prévu avec la collision de la Voie Lactée avec le LMC, dans "seulement 2,4 milliards d'années.




jeudi 3 janvier 2019

Un disque protoplanétaire dédoublé et à inclinaisons différentes


Pour la première fois, des astronomes ont observé finement un disque protoplanétaire très distordu. Il semble composé de deux disques inclinés différemment autour de l'étoile d'à peine quelques dizaines de milliers d'années, ce qui pourrait expliquer pourquoi certaines planètes ont des orbites inclinées par rapport au plan de rotation "normal" autour de l'étoile.




lundi 31 décembre 2018

La Gravitation Quantique à Boucles transforme les trous noirs en trous blancs


La gravitation quantique à boucle montre encore sa force en cette fin d'année. Un trio de physiciens spécialistes de cette théorie de gravitation quantique développée depuis une trentaine d'années vient de publier deux articles puissants démontrant comment peut se comporter l'intérieur d'un trou noir là où la Relativité Générale ne peut plus rien dire pour cause d'infinis. La Gravitation Quantique à Boucles (LQG en anglais) élimine naturellement toute singularité et transforme les trous noirs en trous blancs (sans jeu de mot).




samedi 29 décembre 2018

Un nouveau mécanisme pour expliquer les supernovas Ia faiblement lumineuses


Les supernovas de type Ia ont pour origine l'explosion thermonucléaire de naines blanche Carbone-Oxygène qui ne laissent rien derrière elles hormis un résidu nébuleux de matière enrichie en éléments lourds. Mais il existe une variété de supernovas Ia (estimées entre 5% et 30%) qui montre une luminosité très faible (appelées SN Iax) et dont l'origine est mal comprise. Des astrophysiciens américains, indiens et espagnols proposent une réponse à cette énigme.



jeudi 27 décembre 2018

Découverte d'un trou noir massif "léger" dans une petite galaxie


Un trou noir de masse intermédiaire, inférieure à 300 000 masses solaires a été détecté au centre de la galaxie NGC 3319. Ce trou noir massif atypique par sa relative faible masse est abrité par une galaxie jeune marquée par une absence de bulbe et la présence d'une barre proéminente.




Ce sont des astrophysiciens chinois qui rapporte cette découverte dans The Astrophysical Journal. Les trous noir dits de masse intermédiaire sont ceux qui se situent entre les trous noir stellaires (jusqu'à 100 masses solaires) et les trous noirs supermassifs (au-delà de 500 000 masses solaires). Cette catégorie intermédiaire a la particularité d'être très peu représentée parmi tous les trous noirs que nous connaissons. Ils sont pourtant d'une importance considérable, notamment pour comprendre l'origine des trous noirs supermassifs dont ils pourraient former les graines à leur origine.
Si on en connaît environ une centaine de candidats, très peu de trous noirs de masse intermédiaire ont pu être confirmés à ce jour, du fait de la grande difficulté à observer leurs effets indirects sur leur environnement. Les régions où ils sont le plus recherchés sont les cœurs de galaxies naines actives.

Ning Jiang (Université de Science et technologie de Hefei) et ses collaborateurs ont cherché des signes de trous noirs dans de tels galaxies en rayons X avec les télescopes spatiaux Chandra et XMM-Newton, ainsi qu'avec Hubble dans le visible et l'UV. Et ils sont tombés sur NGC 3319, qui est une jeune galaxie de seulement 130 millions d'années située dans la constellation de la Grande Ourse, et qui a la particularité d'être proche (47 millions d'AL), de ne pas avoir de bulbe central, et d'arborer une barre centrale proéminente. Ils observe une source de rayons X située au centre de la galaxie, qui coïncide avec le noyau galactique visible en UV. 
Mais la lumière émise par les environs de ce trou noir est finalement très faible, si faible qu'il ne peut pas s'agir d'un trou noir de plusieurs millions ou milliards de masses solaires. 
A partir de la luminosité, qui est produite par la matière accretée autour du trou noir, rappelons-le, les chercheurs peuvent estimer la masse du trou noir. En faisant une hypothèse raisonnable sur le ratio d'Eddington, avec une valeur comprise entre 0,001 et 1, la masse qu'ils obtiennent varie entre 300 et 300 000 masses solaires tout au plus. Une autre estimation fondée sur la variabilité du rayonnement X donne une valeur de masse inférieure à 100 000 masses solaires. Les trous noirs de masse intermédiaires ont généralement une masse de l'ordre de 100 000 masses solaires, ce qui veut dire que ce petit dernier pourrait être le trou noir intermédiaire le plus léger trouvé à ce jour.
Et les noyaux de galaxie abritent généralement soit un trou noir supermassif, soit ce qu'on appelle un amas d'étoiles nucléaire (pour les très jeunes galaxies), soit plus rarement les deux. Ici dans NGC 3319, on aurait les deux, le trou noir semblant se situer au sein d'un amas d'étoiles central de 5,7 millions de masses solaires, qui représente 0,18% de la masse de toute la petite galaxie (3,2 milliards de masses solaires).

Ning Jiang et ses collaborateurs relèvent que ce trou noir candidat de masse intermédiaire est aujourd'hui unique en son genre, du fait notamment de la nature de sa galaxie hôte, qui est certes proche mais surtout qui n'a pas de bulbe et possède une grosse barre d'étoiles dans son disque. Or il faut se rappeler qu'une corrélation existe entre la masse d'un trou noir supermassif et la masse du bulbe galactique dans lequel il se trouve (la masse du trou noir faisant environ 0,2% de la masse du bulbe galactique). Le fait que NGC 3319 n'ait pas de bulbe (ou bien un bulbe de masse ridicule) pourrait donc être logique vu la masse de son trou noir central, ou inversement. En tous cas, l'amas d'étoile nucléaire central ne joue pas le rôle du bulbe galactique, puisque si le trou noir a une masse de 3000 masses solaires (la valeur retenue par les auteurs comme la plus probable), il ne représenterait que 0,05% de la masse de cet amas d'étoiles.
Les astrophysiciens évoquent aussi la possibilité que le grossissement d'un trou noir intermédiaire pour devenir un véritable trou noir supermassif pourrait être lié aux flux de gaz induits par la présence d'une barre proéminente comme celle de NGC3319. Des simulations hydrodynamiques vont en effet dans ce sens, la surdensité de la barre d'étoile favorisant l'apport de gaz vers le centre de la galaxie où se trouve le trou noir.

Reste à poursuivre les observations de cette galaxie prometteuse avec d'autres du même type pour y déceler pourquoi pas d'autres candidats trous noirs, massifs mais pas trop.


Source

Discovery of An Active Intermediate-Mass Black Hole Candidate in the Barred Bulgeless Galaxy NGC 3319
Ning Jiang, Tinggui Wang, Hongyan Zhou, Xinwen Shu, Chenwei Yang, Liming Dou, Luming Sun, Xiaobo Dong, Shaoshao Wang, and Huan Yang
The Astrophysical Journal, Volume 869, Number 1 (11 december 2018)

Illustration

Image composite de NGC 3319 par SDSS, Hubble et Chandra (Jiang et al., 2018.)

mercredi 26 décembre 2018

La matière noire rendue visible dans les amas de galaxies


Une nouvelle méthode vient de montrer tout son potentiel pour "éclairer" la matière noire à l'intérieur des amas de galaxie : il s'agit d'observer les étoiles errantes dans les amas de galaxies,  celles qui ont été éjectées lors de collisions galactiques et qui se retrouvent prises au piège du potentiel gravitationnel produit par la matière noire. Ces étoiles émettent une faible lumière qui est encore décelable par nos meilleurs télescopes. 




dimanche 23 décembre 2018

Un nouveau modèle cosmologique : symétrie CPT au Big Bang


Un nouveau modèle cosmologique vient d'être proposé par des physiciens du Perimeter Institute for Theoretical Physics : l'existence d'un Univers miroir au nôtre peuplé d'antimatière et remontant le temps. Sa force réside non seulement dans une certaine élégance, avec le retour de la symétrie fondamentale CPT mais aussi dans l'explication évidente de la présence de matière et l'absence d'antimatière dans notre Univers. La seule nouvelle physique que le modèle introduit est une nouvelle espèce de neutrinos, stériles et de très grande masse, qui est à même d'expliquer la matière noire...




jeudi 20 décembre 2018

Une composition isotopique atypique dans une nébuleuse planétaire


L'abondance des éléments chimiques peut être mesurée assez facilement dans les étoiles qui les fabriquent dans leur cœur, mais il en est tout autrement lorsqu'il s'agit de l'abondance isotopique, la population de différents noyaux atomiques que peut avoir un même élément, des noyaux d'atomes qui ne diffèrent entre que par leur nombre de neutrons. Une étude publiée aujourd'hui dans Nature donne une mesure de l'abondance isotopique dans une nébuleuse planétaire, montrant un enrichissement inattendu en isotopes rares du carbone, de l'azote et de l'oxygène : le 13C, le 15N et le 17O, de quoi révéler l'existence de processus physiques insoupçonnés.