Comment savoir combien de trous noirs primordiaux microscopiques peuplent notre Galaxie et si ils peuvent contribuer significativement à sa masse manquante (matière noire) ? Il suffit de détecter leur rayonnement de Hawking, pardi, puisqu'ils sont minuscules... C'est ce qu'ont fait deux astrophysiciens français en mesurant des électrons et des positrons de faible énergie qui seraient issus de l'évaporation de tels trous noirs. Et pour mesurer ces particules de faible énergie, ils ont été obligés d'utiliser le détecteur le plus éloigné du Soleil que nous ayons à notre disposition : la vieille sonde Voyager 1 qui est sortie de l'héliosphère...
Astronomie, Astrophysique, Astroparticules, Cosmologie. L'infini se contemple, indéfiniment. ISSN 2272-5768
10/02/19
Voyager 1, trous noirs primordiaux et matière noire
Comment savoir combien de trous noirs primordiaux microscopiques peuplent notre Galaxie et si ils peuvent contribuer significativement à sa masse manquante (matière noire) ? Il suffit de détecter leur rayonnement de Hawking, pardi, puisqu'ils sont minuscules... C'est ce qu'ont fait deux astrophysiciens français en mesurant des électrons et des positrons de faible énergie qui seraient issus de l'évaporation de tels trous noirs. Et pour mesurer ces particules de faible énergie, ils ont été obligés d'utiliser le détecteur le plus éloigné du Soleil que nous ayons à notre disposition : la vieille sonde Voyager 1 qui est sortie de l'héliosphère...
07/02/19
Découverte d'un disque salé autour d'une jeune étoile
Une équipe d'astronomes vient de détecter la présence de sel (du chlorure de sodium), et d'autres composés salés dans le disque de poussières qui entoure une jeune étoile massive, Orion Source I, située derrière la Nébuleuse d'Orion. C'est la première fois que ces molécules inorganiques sont observées dans un tel environnement, alors qu'elles ont toujours été observées dans les couches externes d'étoiles mourantes.
03/02/19
AMS-02 met en évidence deux populations distinctes de positrons dans le rayonnement cosmique
Depuis la publication de leurs premiers résultats en 2013, les chercheurs exploitant le détecteur orbital AMS-02 ont toujours détecté un excès de positrons (ou antiélectrons) dans le rayonnement cosmique. Aujourd'hui, ils publient leur tout nouveaux résultats avec 5 ans de données en plus, notamment dans la partie haute du spectre en énergie des positrons, et on observe une nouveauté : le flux de positrons commence à décliner, faisant désormais apparaître très nettement deux populations distinctes de positrons : une population à basse énergie, qui peut être expliquée, et la seconde à haute énergie qui est aujourd'hui inexplicable...
02/02/19
Découverte par hasard d'une galaxie naine proche et isolée
La sérendipité a souvent du bon. En voilà encore la preuve par la découverte fortuite d'une minuscule galaxie en arrière plan d'un amas globulaire dans lequel des astrophysiciens cherchaient des étoiles naines blanches pour mesurer l'âge de l'amas. Cette galaxie naine à la particularité d'être très isolée...
01/02/19
Curiosity dévoile un sous-sol martien poreux dans le cratère Gale
Le sous-sol du cratère Gale, où évolue le rover Curiosity est moins dense que ce qu'on attendait. La densité des roches y a été mesurée grâce à une technique très originale consistant à mesurer les effets gravitationnels infimes produits par la variation des roches du sous-sol avec les données des accéléromètres du rover qui sont utilisés normalement pour contrôler les mouvements du robot.
30/01/19
La Constante Cosmologique ne serait pas... constante dans le temps
Une toute nouvelle détermination de la distance de quasars très lointains par une méthode innovante vient d'être publiée. Ces mesures des émissions de quasars à la fois en rayons X et en UV indiquent que le taux d'expansion de l'Univers à une époque aussi reculée que 1 milliard d'années seulement après le Big Bang est différent de ce à quoi on s'attendait, suggérant que la densité de l'énergie sombre augmente dans le temps, de quoi bouleverser le modèle standard 𝛬CDM...
26/01/19
Simuler l'origine des jets des trous noirs
Ce n'est pas sans ironie que les trous noirs, ces astres invisibles, sont trouvés dans les endroits les plus brillants qui existent. C'est la force de gravitation énorme qu'ils produisent à leur proximité qui est à l'origine du rayonnement de la matière qui leur tourne autour avant d'être absorbée. L'autre source de leur rayonnement, les jets de plasma qui apparaissent au niveau de leurs pôles, est produite indirectement par les champs magnétiques qui sont induits par cette matière chargée électriquement qui tourne à une vitesse démesurée. Ces jets de particules apparaissent orthogonaux au plan du disque d'accrétion et du plan équatorial du trou noir. Aujourd'hui une équipe de physiciens américains et français vient de montrer par une simulation avancée comment ces particules de plasma sont transportées au voisinage d'un trou noir et comment elles parviennent à lui pomper son énergie de rotation...
24/01/19
Indice d'un lien intime entre supernova et sursaut gamma
Quand une étoile massive meure, il apparaît parfois au moment de l'explosion de la supernova un jet de particules et de rayonnement qui traverse l'enveloppe éjectée et y laisse une empreinte. Lorsque ce jet est vu avec un faible angle de visée, on observe une bouffée de rayons gamma (une GRB). Une étude qui vient d'être publiée montre pour la première fois en détails la trace du jet laissée dans l'enveloppe en expansion.
21/01/19
Nouvelle image très détaillée de la source radio Sgr A*
Avant d'être le nom du trou noir supermassif de notre galaxie, Sgr A* est avant tout une source de rayonnement radio, qui est produite par l'entourage très proche de ce trou noir à qui on a donné le nom après coup. Imager la source radio Sgr A* avec une toujours plus grande précision va permettre à terme d'apercevoir la silhouette du trou noir. L'image obtenue aujourd'hui est un des jalons importants de cette quête car elle donne des indices précieux sur la géométrie de l'engin sous-jacent.
20/01/19
Un troisième trou noir de grande masse trouvé vers le centre de notre galaxie
Outre le trou noir supermassif Sgr A* situé exactement au centre de notre galaxie, on estime dans notre galaxie le nombre de tous noirs de masse stellaire à environ 100 millions, voire plus (environ 60 d'entre eux ont été détectés à ce jour). Récemment, en 2016 et 2017, deux observations avaient été reportées suggérant cette fois la présence vers la zone centrale de notre galaxie de très gros trous noirs, de plus de 10 000 masses solaires, des trous noirs dits de masse intermédiaire. Aujourd'hui, un troisième candidat est annoncé, avec une masse de 32 000 masses solaires, qui serait situé à seulement 23 années-lumière du supermassif Sgr A*.
18/01/19
Saturne : des anneaux toujours plus jeunes
Une récente étude à partir de données de la sonde Cassini avait montré que les anneaux de Saturne allaient disparaître dans seulement quelques centaines de millions d’années (voir ici). Aujourd’hui, une nouvelle étude produite elle aussi avec les dernières données de la sonde Cassini estime la masse totale des anneaux et montre que leur âge doit être revu fortement à la baisse : ils auraient entre 10 et 100 millions d’années...
17/01/19
Découverte d'un disque protoplanétaire incliné à 90° autour d'un couple d'étoiles
Un disque protoplanétaire situé autour d'un couple d'étoiles, ce n'est pas nouveau, mais si ce disque de gaz et de poussières est incliné de 90° par rapport au plan formé par les deux étoiles, voilà une jolie découverte. Ce disque protoplanétaire tout à fait atypique vient d'être observé grâce au réseau ALMA.
14/01/19
Le Pôle Nord Magnétique bouge très vite
Le pôle nord magnétique bouge à grande vitesse et les spécialistes ne savent pas trop pourquoi. Il a quitté le Canada pour se diriger vers la Sibérie. Le pôle nord magnétique n'a jamais été aussi proche du pôle nord géographique depuis que l'on mesure sa position avec précision, depuis plus d'un siècle...
12/01/19
L'hypothèse de la supernova se renforce pour le phénomène AT2018cow
Le 16 juin dernier, le télescope hawaïen ATLAS (Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System) détectait un phénomène transitoire très atypique, qui ressemblait à une supernova, mais extrêmement lumineuse, dans une galaxie située à 200 millions d'années-lumière : AT2018cow, avec une luminosité 10 à 100 fois plus élevée qu'une supernova classique. Les astronomes ont suivi l'évolution du phénomène durant les 100 jours qui ont suivi et viennent de trouver une source de rayons X au cœur du résidu, conduisant vers sa nature...
Inscription à :
Articles
(
Atom
)














