24/08/21

Découverte d'un nouveau pulsar en couple avec une autre étoile à neutrons


Parmi les presque 2900 pulsars qui ont été découverts depuis 1967 et les travaux pionniers de Jocelyn Bell-Burnell, qui vient de recevoir aujourd'hui-même une nouvelle distinction de la Royal Society (la Copley Medal), nous n’en connaissons que 15 qui sont binaires avec une étoile à neutrons pour compagne, et seulement un seul qui est constitué de deux pulsars détectables. Aujourd’hui, c’est un nouveau pulsar binaire accompagné d’une étoile à neutrons qui vient d’être découvert par une équipe internationale, avec à la clé l’observation d’un phénomène relativiste. L’étude a été acceptée par The Astrophysical Journal.  

21/08/21

Des planètes plus grandes autour des étoiles plus massives


Des études sur les catalogues d'exoplanètes suggéraient que les rayons planétaires augmentent avec la masse de leur étoile, pour des tailles de planètes inférieures à 6 rayons terrestres et des masses d'étoile inférieures à 1 masse solaire. Des astronomes suisses, américains et israélien ont voulu savoir ce qui se cache derrière cette corrélation entre taille de planète et masse de l'étoile. Ils publient leurs résultats dans Astronomy&Astrophysics. 

18/08/21

Saturne a un grand coeur, mais diffus...


Une nouvelle étude publiée dans Nature Astronomy révèle que Saturne, comme Jupiter, semble posséder un gros noyau diffus qui s'étend jusqu'à sur 60 % de son rayon, de quoi bouleverser l'image classique que l'on avait des planètes géantes gazeuses. 

16/08/21

L'atmosphère de Jupiter fortement échauffée par ses aurores polaires


Avec la lumière solaire qu'elle reçoit, la haute atmosphère de Jupiter devrait avoir une température moyenne de 200 K (-73°C), mais au lieu de ça, elle est de 700 K (427°C)! Cette forte anomalie thermique qui interroge les planétologues depuis très longtemps vient de trouver une réponse : ce seraient les aurores polaires qui produiraient un échauffement de toute l'atmosphère de Jupiter. L'étude est parue dans Nature.

14/08/21

Une nouvelle méthode efficace pour mesurer la masse des trous noirs


Comment mesurer la masse d'un trou noir supermassif ? Jusqu'à présent, les astrophysiciens se fondaient sur des paramètres très indirects comme les signatures spectrales produites dans le disque d'accrétion ou la structure de la galaxie hôte entourant le trou noir. Une méthode plus directe est l'imagerie de l'ombre de l'horizon, mais elle n'a pu être obtenue que sur M87* par l'EHT. Aujourd'hui, des chercheurs américains proposent une toute nouvelle méthode très efficace, fondée sur le suivi dans le temps des variations de luminosité du disque d'accrétion. Leur étude A characteristic optical variability time scale in astrophysical accretion disks est parue hier dans la revue Science.

13/08/21

Observation de la formation d'une exolune autour d'une planète naissante


Cette image sera peut-être l'image astronomique de l'année, et elle est au moins l'image phare de ce premier semestre, elle montre une planète naissante au sein d'un disque circumstellaire, PDS70c, une grosse Jupiter qui est elle même entourée d'un disque de poussière, un disque circumplanétaire qui est en train de former une exolune. Cette prouesse a été obtenue grâce au réseau de radiotélescopes ALMA et a été publiée le 20 juillet dernier dans The Astrophysical Journal Letters. 

12/08/21

Découverte du sursaut gamma "long" le plus court, produit par un collapsar


Les sursauts gamma (GRB) ont été compris depuis quelques décennies comme provenant de deux phénomènes astrophysiques distincts. Ils sont généralement distingués par leur durée : les sursauts gamma courts (une durée inférieure à 2 s) proviennent de la fusion de deux étoiles à neutrons et sont relativement proches et les sursauts gamma longs (plus de 2 s et jusqu'à plusieurs minutes), eux, proviennent du collapse d'étoiles massives (des collapsars, qui peuvent être extrêmement éloignés). Le point commun entre les deux phénomènes est la création d'un trou noir qui accrète rapidement les résidus issus de sa création lors du cataclysme. Mais un GRB détecté il y a 1 an vient semer le trouble et est l'objet de deux articles d'équipes différentes dans Nature Astronomy parus le même jour : il possède les caractéristiques d'un GRB long mais n'a duré que 0,65 s... 
 

11/08/21

Le jet du trou noir de Centaurus A imagé en détail par l'Event Horizon Telescope


La campagne d'observation d'avril 2017 a été exceptionnelle pour la collaboration Event Horizon Telescope avec l'obtention de la première image de l'ombre de l'horizon d'un trou noir, le supermassif de la galaxie M87. Mais l'interféromètre radio mondial avait alors également été utilisé pour observer d'autres coeurs de galaxies actifs. C'est aujourd'hui l'image du coeur de la galaxie Centaurus A qui vient d'être publiée dans Nature Astronomy par la collaboration EHT, une étude intitulée Event Horizon Telescope observations of the jet launching and collimation in Centaurus A, où l'on voit en détail la base du jet du trou noir de Centaurus A.

14/07/21

Découverte d'un comportement périodique fenêtré pour le magnétar SGR 1935+2154


Les publications d'études en préprints peuvent avoir un grand intérêt lorsqu'elles donnent des prédictions à court terme, notamment sur un temps inférieur à la durée du processus de publication dans une revue à comité de lecture. C'est le cas de ce travail de Mikhail Denissenya, Bruce Grossan et Eric Linder (Université de Berkeley) qui ont prédit le 19 mars dernier dans le préprint de leur article que le magnétar SGR 1935+2154 allait se réveiller en juin pour une période d'activité de 4 mois. Le magnétar est effectivement redevenu actif le 24 juin avec une nouvelle bouffée de rayons X et gamma suivie par d'autres... et le papier de Denissenya et al. Distinguishing time clustering of astrophysical bursts est paru dans Physical Review D le 6 juillet... 

12/07/21

Les aurores à rayons X de Jupiter expliquées (en partie)


Depuis 40 ans, des aurores polaires émettrices de rayons X sont observées sur Jupiter sans être pleinement comprises. Mais aujourd'hui, grâce à des observations conjointes effectuées avec le télescope spatial européen XMM-Newton et la sonde américaine Juno, leur origine vient d'être déterminée. Une étude parue dans Science Advances sous le titre Revealing the source of Jupiter’s x-ray auroral flares.

10/07/21

Une hypernova magnétorotationnelle à l'origine des éléments lourds d'une très vieille étoile


Les fusions d'étoiles à neutrons ont récemment été confirmées comme sites de nucléosynthèse par capture rapide de neutrons (le processus r). Cependant, dans les modèles d'évolution chimique de la Galaxie, les fusions d'étoiles à neutrons ne permettent pas à elles seules de reproduire les profils d'abondance des éléments des étoiles qui sont extrêmement pauvres en métaux. Aujourd'hui, des astrophysiciens, en mesurant la composition d'une très vieille étoile, parviennent à déduire l'existence antérieure d'une hypernova qui est la seule à avoir pu lui fournir ses éléments lourds par le processus r. Ils publient leur étude dans Nature sous le titre r-Process elements from magnetorotational hypernovae.

07/07/21

Le méthane d'Encelade compatible avec une origine microbienne


Une étude publiée dans Nature Astronomy par des chercheurs français, Bayesian analysis of Enceladus’s plume data to assess methanogenesis, conclut que les niveaux de méthane qui ont été mesurés par la sonde Cassini dans les panaches aqueux qui jaillissent de l'océan d'Encelade ne peuvent pas être expliqués entièrement par des processus géochimiques connus... Par contre par des processus biochimiques, oui.

06/07/21

Palomar 5, un amas globulaire disloqué par ses trous noirs


Palomar 5 (Pal 5) est un amas globulaire découvert en 1950. Il se trouve à une distance d'environ 80 000 années-lumière et fait partie des 150 amas globulaires qui gravitent autour de la Voie lactée. Il est âgé de plus de 10 milliards d'années, comme la plupart des autres amas globulaires. Mais il est environ 10 fois moins massif et 5 fois plus étendu qu'un amas globulaire typique et il est en train de se dissoudre. Aujourd'hui, des astronomes démontrent que Pal 5 doit contenir une très grande population de trous noirs, trois fois plus élevée que ce qui était attendu... Ils publient leur étude dans Nature Astronomy.

03/07/21

L'atmosphère de Titan analysée avec les étoiles d'Orion


Les astronomes ne manquent pas d’idées pour faire des observations intéressantes. La technique de l’occultation d’étoile est bien connue pour analyser l’atmosphère d’une planète par le spectre d’absorption de la lumière d’une étoile lointaine. Mais le 1
er février 2016, une équipe a profité non pas d’une occultation d’étoile mais de trois étoiles parfaitement alignées, pour analyser avec la sonde Cassini l’atmosphère de Titan en profondeur et sur une large zone en latitude. Et ce n'était pas n’importe quelles étoiles : les trois étoiles de la ceinture d’Orion. Ils publient leurs résultats dans la revue de planétologie Icarus, un article qu'ils ont simplement intitulé Titan occultations of Orion’s belt observed with Cassini/UVIS.

01/07/21

Découverte de la naine blanche la plus massive, donc la plus petite


Plus une naine blanche est massive, plus elle est petite. Une équipe d’astrophysiciens vient encore de la démontrer en publiant la découverte de la naine blanche la plus petite jamais identifiée, à peine plus grande que la Lune, mais c’est aussi la naine blanche la plus massive connue, avec une masse à peine en dessous de sa limite de stabilité. L’étude est publiée dans Nature sous le titre A highly magnetized and rapidly rotating white dwarf as small as the Moon.