jeudi 12 juillet 2018

Un blazar identifié comme source d'un neutrino ultra-énergétique


Pour la première fois, l'origine d'un neutrino de haute énergie détecté par IceCube vient d'être identifiée grâce à une éruption gamma observée en coïncidence provenant d'un blazar : le jet de particules d'un trou noir supermassif...




vendredi 6 juillet 2018

Des rayons cosmiques en provenance de la monstrueuse Eta Carinae


Selon des nouvelles données obtenues avec le télescope spatial NuSTAR, l'étoile binaire ultramassive Eta Carinae accélère des particules jusqu'à des hautes énergies, se révélant ainsi être une nouvelle source de rayons cosmiques pouvant arriver au niveau de la Terre située à seulement 7500 années-lumière de distance.




jeudi 5 juillet 2018

La Relativité Générale testée avec succès sur une étoile à neutrons


C'est un test inédit de la théorie d'Albert Einstein qui vient d'être effectué : le test de la chute libre sur un objet extrêmement compact, une étoile à neutrons. Et la Relativité Générale passe le test sans problème.




mercredi 27 juin 2018

Des macromolécules organiques complexes dans l'océan d'Encelade


Des nouvelles analyses de données enregistrées par la sonde Cassini lors de son passage à proximité immédiate des geysers de Encelade révèlent la présence de macromolécules organiques complexes, renforçant l'idée que son océan chaud et salé pourrait être bien plus que cela...




lundi 25 juin 2018

Observation d'une précession de l'axe d'un jet de trou noir


Le jet de plasma produit par un trou noir supermassif au coeur d'une galaxie peut subir un mouvement de précession, c'est ce qu'une équipe internationale vient de découvrir en observant la galaxie OJ 287, et ce qui explique la variabilité de luminosité de ces gigantesques jets de particules observés à très grande distance.




jeudi 21 juin 2018

Les baryons manquants finalement trouvés


Le problème des baryons manquants semble définitivement ne plus en être un. La matière baryonique, matière « ordinaire » faite de protons de neutrons restait encore invisible pour 30% de son total environ. Mais une nouvelle étude vient de révéler où se cachaient ces baryons manquants : dans des filaments s’étendant entre les galaxies, sous forme de gaz très chaud.



mardi 19 juin 2018

Découverte d'un trou noir de masse intermédiaire en périphérie d'une galaxie


Un trou noir de masse intermédiaire, d'au moins 50000 masses solaires, vient d'être déniché dans la périphérie d'une galaxie grâce aux rayons X émis lorsqu'il a détruit une étoile qui est passée trop près de lui. Une nouvelle méthode pour les détecter, et donc une première.




jeudi 14 juin 2018

La dynamique interne des galaxies naines dirigée par les effets gravitationnels de la Voie Lactée et non par la matière noire


Les galaxies naines satellites des grandes galaxies ont souvent été considérées comme des réservoirs de matière noire, notamment à cause de la dispersion de vitesse de leurs étoiles. Et puis certaines galaxies naines sont apparues dépourvues de matière noire alors que d'autres semblaient au contraire constituées presque exclusivement de cette matière invisible mais agissant fortement sur la vitesse des étoiles. Aujourd'hui, une étude sur des galaxies naines satellites de notre Galaxie montre que les vitesses de leurs étoiles peuvent être tout à fait expliquées sans recours à la matière noire. 




mercredi 13 juin 2018

ALMA détecte ses trois premières planètes (naissantes)


ALMA vient encore de frapper, avec la découverte officielle de ses premières planètes. Elles sont au nombre de trois, tout juste naissantes, dans le disque protoplanétaire d'une étoile, naissante elle aussi, nommée HD 163296 âgée de seulement 4 millions d'années et située à 330 années-lumière.




lundi 11 juin 2018

Des nanoparticules de diamant pour expliquer une anomalie d'émission micro-onde


L'anomalie d'émission micro-onde observée depuis 20 ans autour de certaines étoiles de notre Galaxie serait produite par la présence de nanoparticules de diamant, tournant très vite sur elles-mêmes.




vendredi 8 juin 2018

Juno observe de près les orages de Jupiter


Deux articles paraissent cette semaine au sujet des orages de Jupiter vus par la sonde Juno de la NASA. Les planétologues montrent dans ces études comment les orages joviens possèdent d'étonnantes ressemblances avec nos orages terrestres, toutes proportions gardées.




mercredi 6 juin 2018

Trop d'étoiles massives dans les galaxies à bouffées de formation stellaire


Les étoiles qui naissent dans des galaxies montrant des bouffées de formation stellaire (de 100 à 1000 étoiles par an), d’après une étude venant de paraître dans Nature, sont beaucoup plus massives que ce que l’on imaginait, de quoi bouleverser notre compréhension des débuts de l’Univers…




mardi 5 juin 2018

Les amas globulaires seraient 4 milliards d'années plus jeunes que prévu


Les amas globulaires pourraient être 4 milliards d'années plus jeunes que ce que l'on pensait : 9 milliards d'années au lieu de 13 milliards. C'est la conclusion d'une étude menée sur l'âge de systèmes d'étoiles binaires situés dans des amas globulaires.

Elizabeth Stanway (University of Warwick) et son collaborateur JJ Eldridge (Université d'Auckland) ont réévalué l'âge des amas globulaires en évaluant l'âge d'étoiles binaires qui se seraient formées en même temps que les amas globulaires. Les amas globulaires sont des concentrations sphériques de dizaines voire centaines de milliers d'étoiles qui se trouvent distribués un peu partout autour des galaxies. Dans notre galaxie, nous en connaissons aujourd'hui  environ 160. Le modèle qu'on développé Elizabeth Stanway et son collègue néo-zélandais permet de recalculer l'évolution des étoiles en prenant en considération les détails de l'évolution des étoiles binaires à l'intérieur des amas globulaires, sous l'angle de leur indice spectral (leur couleur) et de leur composition. Ils ont appelé leur modèle BPASS (Binary Population and Spectral Synthesis).
Le processus qui apparaît dans les systèmes binaires est une interaction entre les deux étoiles où l'une des deux en vieillissant gonfle et devient une géante tandis que la compagne, encore dans un état normal, accapare une partie de l'enveloppe de la première, ses couches d'hydrogène et d'hélium. 
Ce que montre le modèle, c'est que ces étoiles vont apparaître un peu plus rouge plus tôt dans leur vie, par rapport à ce que l'on pensait. En intégrant ces processus dans leur modèle, les astrophysiciens parviennent à donner un âge moyen aux étoiles binaires des amas globulaires : au lieu de 13 milliards d'années, elles n'en auraient que 9 milliards. Or ces étoiles se seraient formées en même temps que les amas eux-mêmes. Les amas globulaires seraient donc plus jeunes que ce que l'on pense.

Cette évaluation de l'âge des étoiles dans les amas globulaires a toujours dépendu de la comparaison entre les observations (l'indice spectral des étoiles, ou leur couleur) avec des modèles d'évolution stellaire, qui ne font qu'appliquer ce que nous comprenons de la formation et de l'évolution des étoiles dans le temps. Mais nous comprenons maintenant de mieux en mieux ce qui se passe notamment dans les systèmes multiples, ce qui a pour effet aujourd'hui de modifier l'interprétation des observations concernant l'âge de ces étoiles. 

Ce résultat, si il se confirme, peut changer pas mal de choses dans notre vision des premiers temps des galaxies massives comme la Voie Lactée.


Source

Reevaluating Old Stellar Populations
E R Stanway, J J Eldridge
à paraître dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society


Illustration

L'amas globulaire M22 imagé par le télescope Canada-France-Hawaï

vendredi 1 juin 2018

Des dunes de méthane solide sur Pluton


Des dunes de méthane solide, c'est que pense avoir identifié une équipe de géologues et planétologues sur la surface de Pluton. Ils arrivent à cette conclusion après une analyse fine des images de la sonde New Horizons. 




jeudi 31 mai 2018

Un trou noir serait né de la fusion des deux étoiles à neutrons dans l'événement gravitationnel GW170817


La fusion des deux étoiles à neutrons à l'origine de l'événement gravitationnel GW170817 de l'été dernier a très probablement produit un trou noir. Cette conclusion est le résultat de l'analyse de données en rayons X obtenues avec le télescope spatial Chandra dans les mois qui ont suivi l'événement cataclysmique.




mardi 29 mai 2018

Observation de l'étoile à neutrons la plus massive : 2,3 masses solaires


Une des étoiles à neutrons les plus massives vient d'être observée grâce au rayonnement qu'elle projette à la surface de son étoile compagne. Cette dernière se retrouve avec une hémisphère normale et une hémisphère surchauffée. C'est cette différence de température qui a permis indirectement de déterminer la masse de l'étoile à neutrons. 




dimanche 27 mai 2018

L'Event Horizon Telescope a entraperçu l'ombre de Sgr A* en 2013


Depuis avril 2017, nous sommes tous dans l'attente fébrile de la divulgation de l'image sans précédent de la silhouette de notre trou noir galactique Sgr A* par l'Event Horizon Telescope (EHT). Le traitement et l'analyse des données prend beaucoup de temps et une autre campagne d'observation vient d'être effectuée le mois dernier pour enrichir la première moisson. Aujourd'hui, la collaboration de l'EHT publie un résultat!... mais ce n'est pas celui attendu : il s'agit de résultats d'observations de Sgr A* datant de... 2013. Ces résultats ont l'intérêt de montrer que les espoirs mis dans les observations de 2017 sont tout à fait justifiés, et ils ont l'avantage de faire patienter les impatients.



jeudi 24 mai 2018

Les ondes radio d'un pulsar amplifiées 80 fois par du plasma


Une équipe d'astrophysciens vient de démontrer dans une étude parue cette semaine dans Nature que du plasma entourant un pulsar peut amplifier jusqu'à 80 fois son signal d'ondes radio. Le phénomène pourrait être l'origine des événements FRB (Fast Radio Bursts) encore énigmatiques. 



mercredi 23 mai 2018

Découverte de la première étoile à neutrons esseulée en dehors de notre Galaxie


Des astronomes viennent de découvrir une étoile à neutrons très particulière, située pour la première fois en dehors de notre Galaxie, dans le Petit Nuage de Magellan, à 200 000 années-lumière : elle ne possède pas d'étoile compagne, et a un champ magnétique très faible...




lundi 21 mai 2018

Une nébuleuse filamenteuse très complexe au centre de l'amas de galaxies de Persée


SITELLE est une caméra unique au monde, un spectrographe imageur monté sur le télescope Canada-France-Hawaï. Des astrophysiciens canadiens viennent de révéler grâce à cet instrument la dynamique très complexe d'une vaste nébuleuse entourant la galaxie NGC 1275, située au coeur de l'amas de Persée à 250 millions d'années-lumière. 




samedi 19 mai 2018

Première mesure de la pression interne dans un proton

Pour la première fois, une mesure de la pression régnant à l’intérieur du proton a été mesurée, et elle est absolument énorme, bien plus élevée que la pression que l’on rencontre au cœur des étoiles à neutrons !...



mercredi 16 mai 2018

Nouveau record de distance pour l'oxygène, trace des premières étoiles


Une grande collaboration d'astronomes japonais, européens et chiliens vient de découvrir de l'oxygène dans une galaxie située seulement 530 millions d'années après le Big Bang, laissant penser que les toutes premières étoiles qui l'ont produit existaient 250 millions d'années après le Big Bang, un nouveau record.




lundi 14 mai 2018

Nouvelle preuve de la présence de panaches d'eau sur Europe


Alors que des signatures apparaissant dans des images de Hubble de 2012, 2014 et 2016 semblent indiquer la présence de panaches d'eau sortant de la surface de Europe (satellite glacé de Jupiter possédant un océan interne), ces données étaient encore sujettes à incertitude, voire controversées, étant à la limite de sensibilité du télescope spatial. Aujourd'hui, une réanalyse de données de la sonde Galiléo qui avait survolé Europe en 1997 à un peu moins de 200 km d'altitude, donnent une preuve supplémentaire et indépendante de l'existence de tels panaches d'eau vaporisée, à l'image de ce que Cassini avait découvert en 2005 sur Encelade.




dimanche 13 mai 2018

Mars : Impact d'une forte éruption solaire sur la perte d'hydrogène atmosphérique


Une seule éruption solaire (en septembre 2017) a eu un tel impact sur Mars qu'elle y a produit un échappement d'hydrogène comparable à ce que la planète rouge perd normalement en une année martienne. Le phénomène a été suivi par la sonde MAVEN et les résultats viennent d'être publiés. 




samedi 12 mai 2018

La forme d'un nuage interstellaire révélée en 3D par sismologie magnétique


Pour la première fois, des astronomes ont réussi à déterminer la forme en 3 dimensions d'un nuage de gaz interstellaire. Cette reconstruction fondée sur une méthode inédite, permet en outre de comprendre pourquoi ce nuage d'hydrogène moléculaire n'a pas produit d'étoiles jusqu'à aujourd'hui.




jeudi 10 mai 2018

Découverte d'un couple d'étoiles avec une période orbitale de 38 minutes


Deux étoiles qui se tournent autour l'une de l'autre en seulement 38 minutes, séparées de seulement 300 000 km, soit moins que la distance Terre-Lune, c'est ce que viennent de trouver des chercheurs exploitant le télescope NICER installé sur la station spatiale internationale. Le couple infernal serait composé d'une étoile à neutrons (un pulsar) et d'une naine blanche.




mercredi 9 mai 2018

Etoiles à neutrons : un refroidissement rapide aux neutrinos


Une équipe d'astrophysiciens vient de montrer que des étoiles à neutrons peuvent se refroidir très vite après une période d'accrétion de matière, par l'émission de neutrinos... 




mardi 8 mai 2018

La poussière lunaire potentiellement mortelle


Les futurs astronautes ont de nouveaux soucis à se faire concernant leur santé. Il s'agit ici de la poussière, comme le régolite lunaire. Selon une étude récente, son inhalation peut être fatale, produisant inflammation des voies respiratoires, destruction des neurones, voire cancer.




jeudi 3 mai 2018

Plus de 12 trous noirs supermassifs par galaxie

12,2 trous noirs de plus de 1 million de masses solaires en moyenne par galaxie de la masse de la Voie Lactée, c'est le nombre que trouve une équipe de chercheurs grâce à des simulations avancées des interactions entre galaxies.




mercredi 2 mai 2018

Forme des galaxies et âge de leurs étoiles intimement liés


Une étude systématique sur plusieurs centaines de galaxies montre l'existence d'un lien très clair entre leur forme et l'âge de leurs étoiles : plus leurs étoiles sont vieilles, plus les galaxies sont informes. On connaissait un tel lien pour les galaxies les plus extrêmes des deux côtés : les disques les plus parfaits aux étoiles très jeunes et les elliptiques diffuses aux étoiles très vieilles, on voit maintenant ce lien qui existe tout au long de la vie des galaxies.




samedi 28 avril 2018

Observation de la compagne survivante d'une supernova (et pas innocente)


En 2001 a pu être observée une supernova d'un type assez rare : une supernova de type IIb (SN2001ig), une supernova dite à enveloppe dépouillée. 17 ans plus tard, des astronomes viennent de mettre en évidence l'étoile compagne qui est à l'origine de ce dépouillement, et qui a survécu à la violente explosion de sa compagne d'infortune.  




jeudi 26 avril 2018

Observation de proto-amas de galaxies 1,4 milliards d'années après le Big Bang


Les astrophysiciens pensaient que les premiers amas de galaxies se formaient à partir d’environ 3 milliards d’années après le Big Bang. Mais ce n’est pas ce que montre une observation effectuée conjointement avec les radiotélescopes ALMA et APEX. Les astronomes ont débusqué ce qui ressemble à l’amas de galaxies le plus lointain et précoce vu à ce jour : seulement 1,4 milliards d’années après le Big Bang…



mercredi 25 avril 2018

Gaia livre des données astrométriques exceptionnelles


Il s'agit d'une masse de données considérable. La collaboration exploitant le télescope spatial Gaia vient de rendre public aujourd'hui le deuxième jeu de données astrométriques de Gaia après une première publication préliminaire en septembre 2016. C'est aujourd'hui 1,7 milliards d'étoiles de notre Galaxie qui sont mesurées avec précision pour leur position et 1,3 milliards pour leur distance et leur mouvement propre.




lundi 23 avril 2018

Uranus pue l'oeuf pourri


Uranus pue l'oeuf pourri. Ou si vous préférez, la belle bleue fouette l'odeur acre de nos plus sympathiques geysers ou des plus pénibles boules puantes de nos cancres d'antan. Des astronomes viennent en effet de mesurer la quantité de sulfure d'hydrogène (H2S) présent dans l'atmosphère d'Uranus, et il y en a suffisamment pour que ça ne sente pas la rose, ce qui permet de déduire certains éléments sur la formation de la géante glacée...




vendredi 20 avril 2018

Saturne impliquée dans la formation des gros satellites de Jupiter ?


Les quatre satellites Galiéens de Jupiter : Europe, Io, Ganymède et Callisto ont dû se former dans un disque de matière qui entourait une Jupiter naissante, mais l'origine exacte des briques qui ont formé ces gros satellites reste une inconnue. Une équipe d'astronomes français vient de montrer que l'autre planète géante, Saturne, pourrait avoir joué un rôle clé dans cette histoire...




jeudi 19 avril 2018

Où sont les baryons manquants ?


Une équipe d'astronomes vient de sonder les halos de plusieurs galaxies à la recherche de la matière ordinaire qui manque à l'appel, du gaz plus ou moins chaud. Ils ne le trouve pas, laissant à nouveau des questions sans réponses.




lundi 16 avril 2018

Le pouvoir exceptionnel mais limité de l'Event Horizon Telescope


Trier les théories de gravitation grâce aux futures images de trou noir de l'Event Horizon Telescope (EHT) ? Des astrophysiciens montrent avec des simulations que ce sera très très difficile, voire impossible...




samedi 14 avril 2018

H.E.S.S fournit la cartographie la plus complète du ciel gamma

La collaboration H.E.S.S fête ses 15 ans de prises de données sur les sources gamma de notre galaxie. C'est l'occasion pour les chercheurs de publier de nombreux résultats dans un numéro spécial de Astronomy&Astrophysics, concernant le relevé des sources du plan galactique, des études sur des nébuleuses de vent de pulsar et autres résidus de supernovas, ainsi que des recherches d'objets d'un nouveau genre encore jamais vus en rayons gamma de haute énergie comme ce qu'on appelle des microquasars, ou encore des chocs produits par des étoiles en mouvement rapide...




mercredi 11 avril 2018

Matière noire : on passe à l'axion ?


Une des alternatives tout à fait crédible dans le monde des particules pour expliquer la présence de grandes quantités de masse invisible autour des galaxies et des amas de galaxies, est constituée d'une particule hypothétique très légère, inventée il y a plus de 40 ans pour résoudre une anomalie de l'interaction forte dans les neutrons : l'axion. L'expérience phare qui traque ces particules, ADMX, vient de passer un cap très important en sensibilité de mesure, ce qui pourrait mener à une découverte d'ici quelques années, ou demain...




mardi 10 avril 2018

Les filaments cosmiques révélés par les distorsions du fond diffus cosmologique


Une cartographie inédite des filaments de matière constituant l'Univers vient d'être produite grâce à l'observation de très faibles effets de lentille gravitationnelle sur la lumière du fond diffus cosmologique. 




dimanche 8 avril 2018

5% de neutrinos massifs pour la matière noire ?


Le modèle cosmologique standard actuel (𝚲CDM, décrivant un Univers dominé par une constante cosmologique + de la matière noire "froide") prédit des structures galactiques à grande échelle un peu trop grumeleuses par rapport à ce qui est observé. Mais l'ajout d'une simple petite portion de matière noire "chaude" (c'est à dire des particules massives mais très légères, pouvant atteindre des vitesses relativistes) comme des neutrinos, jusqu'alors rejetées pour expliquer la matière noire, pourrait réconcilier les différentes observations.




jeudi 5 avril 2018

Détection de 12 trous noirs stellaires autour du trou noir supermassif Sgr A*


La présence d’un grand nombre de trous noirs stellaires à proximité du trou noir supermassif des galaxies est une prédiction fondamentale des modèles de dynamique stellaire galactique. Pour notre galaxie, environ 20000 trous noirs stellaires sont attendus dans un rayon de 3 années-lumière autour de Sgr A*. Jusqu’à aujourd’hui, très peu de trous noirs stellaires avaient été trouvés dans cette région très centrale de notre galaxie, mais une équipe d’astrophysiciens vient d’en débusquer 12, ce qui permet de confirmer qu’il doit effectivement en exister plus de 10 000 autour de Sgr A*.



mercredi 4 avril 2018

Record de résolution angulaire pour un télescope virtuel 8 fois plus grand que la Terre


Un télescope virtuel bien plus grand que la Terre, capable d’imager des détails d’un jet de trou noir d’une fraction d’année-lumière à une distance de 230 millions d’années-lumière, c’est l’exploit que vient de réaliser une collaboration internationale impliquant européens, américains et russes.

Il s’agit d’une observation par interférométrie radio à très longue base. Cette fois-ci, la méthode a été poussée encore plus loin que par l’utilisation de radiotélescopes disséminés sur différents continents. Un radiotélescope de 10 m en orbite, le russe Spektr-R (ou SRT, Space Radio Telescope) a été intégré au vaste réseau de radiotélescopes terrestres exploités ensemble pour former un réseau interférométrique gigantesque dénommé pour l’occasion RadioAstron Space VLBI. L’observation simultanée a eu lieu le 21 septembre 2013 mais ce n’est qu’aujourd’hui que les résultats sont publiés par l’équipe internationale menée par l’italien Gabriele Giovannini (Istituto di Radio Astronomia, Bologne) dans Nature Astronomy, à l’issue de nombreuses années de traitements et d’analyse des données.

La cible de cette observation hors du commun était le noyau actif de la galaxie NGC 1275, la galaxie centrale de l’amas de Persée qui contient un énorme trou noir supermassif de 2 milliards de masses solaires actif dans son centre. La base du réseau interférométrique ainsi formée a une longueur égale à 8 fois le diamètre de la Terre, ce qui permet aux astrophysiciens d’atteindre une résolution de 30 microarcsecondes… RadioAstron est devenu l’instrument astronomique ayant la résolution angulaire la plus élevée de l’histoire.

Plus la séparation entre les différents éléments du réseau interférométrique est grande, plus le diamètre du radiotélescope virtuel est grand, et donc plus la résolution angulaire ou spatiale est importante. Grâce à l’ajout du radiotélescope spatial russe, les chercheurs sont parvenus à voir ce qui se passe à une distance de seulement 0,033 années-lumière du trou noir de NGC 1275, soit à seulement une centaine de fois son rayon gravitationnel.
Les trous noirs actifs produisent très souvent (indirectement) des jets de particules et de plasma lancés à des vitesses relativistes le long de leur axe de rotation. Les spécialistes cherchent depuis des années à comprendre comment naissent ces jets, en essayant de les observer toujours plus près de l’engin infernal qui en est à l’origine, pour pouvoir confronter les observations avec les modèles théoriques. Le trou noir supermassif de NGC 1275, correspondant à la source radio Perseus A ou encore 3C84, était un bon candidat pour tenter un zoom vers la région de la base du jet. 


L’ajout du radiotélescope spatial à un réseau terrestre comprenant près de 20 observatoires différents a été déterminant pour voir des détails de la base du jet du trou noir. Les chercheurs observent que le jet est illuminé par son limbe, ce qui est plutôt rare, la plupart des jets qui ont pu être observés de près étant éclairés par leur arête (le jet de M87 est aussi de type « limbe »). D’après Giovannini et ses collaborateurs, le jet de NGC 1275 possède un grand angle d’ouverture à sa base, suivie par une rapide collimation de forme quasi-cylindrique qui se poursuit ensuite sur une distance de plusieurs milliers de rayons gravitationnels. A une distance de 350 rayons gravitationnels du trou noir, le jet semble s’étaler et montre une largeur inattendue de 250 rayons gravitationnels. La largeur du jet semble donc plus importante dans sa partie basse que ce que les chercheurs attendaient d’après le modèle préféré qui prédit une origine du jet au niveau de l’ergosphère du trou noir (là où l’espace-temps s’enroule autour du trou noir à cause de sa rotation) et donc une base plus étroite. Il se pourrait ainsi qu’une bonne partie du jet, si ce n’est la totalité, prenne naissance plutôt au niveau du disque d’accrétion entourant le trou noir.

Les images du jet de 3C84, l’autre nom de cette source radio, montrent également une structure qui est sensiblement différente de celle du jet du trou noir de M87, observé lui aussi récemment de manière assez détaillée (voir ici). Les astrophysiciens estiment que la différence observée entre les deux jets vient de leur âge respectif. Le jet de 3C84 (alias NGC 1275) s’est reformé à peine 10 ans avant cette observation (en 2003) et il serait encore en cours de formation. Il sera donc très important de suivre dans la durée l’évolution de ce jet de particules relativistes dans les années à venir, et si possible toujours plus près de l’horizon des événements.



Source

A wide and collimated radio jet in 3C84 on the scale of a few hundred gravitational radii
G. Giovannini et al.,
Nature Astronomy (02 April 2018)


Illustrations

1) Image de la structure du jet de NGC 1275 et vue d'artiste du concept d'interférométrie spatiale (Pier Raffaele Platania INAF/IRA (compilation); ASC, Lebedev Institute (RadioAstron ))

2) Vue d'artiste du radiotélescope spatial Spektr-R (NPO Lavochkin)

3) Les différents radiotélescopes terrestres impliqués dans le projet RadioAstron (Blue Marble Next Generation, NASA Visible Earth. Paul Boven)

lundi 2 avril 2018

Observation de l'étoile individuelle la plus lointaine jamais observée : 9 milliards d'années-lumière


Il ne s'agit pas d'une supernova, mais bien d'une étoile normale, même si c'est une supergéante bleue très brillante. Surnommée Icarus, cette étoile, faisant partie d'une galaxie située à 9 milliards d'années-lumière (distance lumière), s'est retrouvée par hasard quasi parfaitement alignée avec une étoile qui a produit une lentille gravitationnelle multipliant sa luminosité par un facteur 2000.




dimanche 1 avril 2018

Supernovas de type II : Révélation de l'origine de l'impulsion des étoiles à neutrons


Les explosions de supernovas par effondrement de cœur (les supernovas de type II) laissent derrière elles un objet compact, étoile à neutrons ou trou noir, mais ces explosions sont très rarement de symétrie parfaitement sphérique, ce qui produit une impulsion, et donc une vitesse importante pour l'objet compact... 




jeudi 29 mars 2018

Découverte d'une galaxie sans matière noire (ni trou noir supermassif)


Elle s'appelle NGC1052 DF2, c'est une galaxie très atypique. Bien que de la taille d'une galaxie spirale, cette galaxie ultra-diffuse possède très peu d'étoiles (équivalentes à 200 millions de masses solaires), et les vitesses des amas d'étoiles qui y sont mesurées indique qu'elle ne comporte pas du tout de matière noire.




mercredi 28 mars 2018

Découverte d'une planète de la taille de la Terre entièrement métallique


K2-229b est une des trois planètes qui ont été découvertes en orbite autour de l'étoile naine K2-229. Cette planète est surprenante : de la taille de la Terre, elle possède une densité bien supérieure à celle de Mercure, montrant qu'elle serait entièrement métallique. 




mardi 27 mars 2018

Mystère résolu pour des événements lumineux transitoires rapides


Il existe des sortes de supernovas très bizarres qu'on appelle des FELT (Fast-Evolving Luminous Transient), des événements transitoires qui ont la particularité d'évoluer très vite. On en sait maintenant beaucoup plus grâce à un télescope spatial pas du tout prévu au départ pour les observer : le chasseur d'exoplanètes Kepler.