FRB 20250316A est à ce jour le sursaut radio rapide le plus brillant jamais détecté. Il se trouvait dans la galaxie NGC 4141 située à une distance de seulement 40 Mpc. Grâce à sa proximité et son intensité, la collaboration canadienne CHIME qui traque les FRB (Fast Radio Burst) depuis de nombreuses années, est parvenue à le localiser avec une précision de seulement 13 pc, et a donc pu étudier en détail l'environnement de cet événement pour tenter de comprendre la nature de son progéniteur. L'étude est parue dans The Astrophysical Journal Letters.
Astronomie, Astrophysique, Astroparticules, Cosmologie. L'infini se contemple, indéfiniment. ISSN 2272-5768
30/08/25
Localisation très précise du sursaut radio rapide (FRB) le plus brillant
FRB 20250316A est à ce jour le sursaut radio rapide le plus brillant jamais détecté. Il se trouvait dans la galaxie NGC 4141 située à une distance de seulement 40 Mpc. Grâce à sa proximité et son intensité, la collaboration canadienne CHIME qui traque les FRB (Fast Radio Burst) depuis de nombreuses années, est parvenue à le localiser avec une précision de seulement 13 pc, et a donc pu étudier en détail l'environnement de cet événement pour tenter de comprendre la nature de son progéniteur. L'étude est parue dans The Astrophysical Journal Letters.
09/11/24
Les sursauts radio rapides préfèrent les galaxies massives
Les sursauts radio rapides (FRB) sont de brefs éclairs d’ondes radio suffisamment énergétiques pour être observés depuis la Terre même lorsqu’ils proviennent de galaxies lointaines. Bien que la source de ces sursauts soit encore mal cernée, la découverte d’un signal de type FRB émanant d’un magnétar de la Voie Lactée nous a fourni un indice clé en avril 2020. Mais ce FRB galactique était considérablement plus faible que les autres FRB connus, et un autres FRB confirmé provenant lui d’une vieille population d’étoiles a ajouté un autre facteur de confusion, car les magnétars sont des jeunes étoiles à neutrons et très énergétiques. Dans un article publié dans Nature cette semaine, Kritti Sharma (CalTech) et ses collaborateurs rapportent l'étude qu'ils ont effectuée sur les environnements des galaxies d’où proviennent les FRB, et leurs résultats suggèrent que ces sursauts radio pourraient provenir de magnétars créés de manière non conventionnelle...
08/08/24
Découverte d'une nouvelle périodicité dans les sursauts radio de FRB 20121102A
Une équipe d’astrophysiciens a compilé 1145 sursauts radio du célèbre FRB répétitif FRB 20121102A à partir d'observations archivées, réalisées à l'aide de nombreux radiotélescopes. Ils découvrent l’existence d’une nouvelle périodicité dans les sursauts radio de ce FRB, une période de 4,605 jours, qui s’ajoute à la période de 157 jours qui avait été trouvée il y a quelques années. Cela permet d’imaginer la structure du système qui est à l’origine de ces sursauts radio : une étoile à neutron en couple avec une naine blanche, et qui possède une planète très rapprochée… L’étude est parue dans The Astrophysical Journal.
Plus de 700 sources de FRB (Fast Radio Burst) ont été identifiées à ce jour, dont 50 répétitives. Les galaxies hôtes de certains FRB ont été localisées et pour certains, la polarisation et l'énergie des sursauts ont été mesurées, et la distribution de l'énergie ainsi que la période d'activité ont été identifiées pour quelques sources répétitives (dans les études de Zhang en 2020 et Petroff et al. en 2022).
On pense aujourd'hui que les FRB proviennent d'une étoile à neutrons ou plus précisément d'un magnétar. Mais la découverte d'activités périodiques de sources répétitives suggère qu’elles ont probablement des progéniteurs dans des systèmes binaires, ou bien proviennent de précessions de magnétars éruptifs.
Pour FRB 20121102A, qui a été le premier FRB répétitif détecté, une période d’environ 160 jours a été trouvée à partir d'observations approfondies en 2018 et 2020. FRB 20121102A est la source de FRB de loin la plus prolifique en sursauts radio, on en a déjà détecté plus de 1600, et ça continue tous les jours ou presque. En octobre 2021, une analyse effectuée sur 1652 sursauts détectés avec le radiotélescope FAST (voir https://www.ca-se-passe-la-
Jixuan Li (Sun Yat-Sen University, Zhuhai, Chine) et ses collaborateurs qui avaient trouvé cette bimodalité il y a 3 ans, ont donc cherché à en savoir plus en essayant d’identifier si il existerait une seconde périodicité spécifique en plus de la périodicité qui avait déjà été identifiée dans les signaux il y a quelques années. Les chercheurs chinois ont exploité les données archivées des radiotélescopes FAST, Arecibo, Green Bank Telescope, du télescope de Effelsberg, du télescope MeerKAT, du télescope Lovell, du Deep Space Network, du Very Large Array et enfin du radiotélescope de Westerbork, qui ont tous été utilisés à un moment ou à un autre pour capter des sursauts radio rapides en provenance de FRB 20121102A.
L’analyse détaillée de la distribution dans le temps des sursauts radio montre l’existence d’une première quasi-période de 157,1 jours (+4,8 /-5,2 jours) et d’une seconde quasi-période ("candidate" pour l'instant) de 4,605 jours (0,010/-0,003 jours)
La première période de 157,1 jours est cohérente avec les résultats des études précédentes, mais la seconde est une découverte. Les astrophysiciens chinois montrent que la périodicité de 4,605 jours est plus évidente dans les sursauts à haute énergie dont la fluence est supérieure à 1038 erg. Li et ses collaborateurs essayent donc de comprendre quelle peut être l’origine de cette nouvelle quasi période d’un peu moins de 5 jours dans les sursauts radio rapides de FRB 20121102A et comment elle peut s’inscrire dans la périodicité plus longue de plus de 150 jours.
Il faut se rappeler que les jeunes magnétars sont des étoiles à neutrons très actives. Leur rotation et leur champ magnétique puissant alimentent des flux de vent de particules, et des « ondes de souffle » peuvent également être lancées par ces magnétars, qui produisent des chocs quand elles interagissent avec la matière environnante. Les chocs accélèrent les particules, ce qui entraîne l'émission d’ondes radio. Ces chocs dans les flux magnétiques, c'est le scénario que Beloborodov a proposé en 2017 et 2020 pour expliquer l'origine des FRBs. Il existe aussi d’autres explications très pertinentes qui ont été proposées ces dernières années et qui font intervenir des tremblements de la croûte de l’étoile à neutrons. Dans le scénario magnétosphérique de Beloborodov, le champ magnétique de FRB 20121102A doit être de 1014 Gauss.
Avec des périodicités comprises entre une dizaine et une centaine de jours qui ont été trouvées dans des FRBs répétitifs, un consensus s'est établi sur le fait que la périodicité des sursauts est associée soit aux périodes orbitales de systèmes binaires, la compagne étant une étoile dégénérée ou une étoile massive, soit à la précession d'un magnétar. Et une origine possible par une étoile à neutrons à très longue période de rotation sur elle même ne peut toujours pas être exclue pour les FRBs ayant les périodes les plus courtes.
Pour FRB 20121102A, une orbite binaire très excentrique avec une séparation critique rc de 4,67 UA entre l’étoile à neutrons et l’étoile dégénérée (probablement une naine blanche) est supposée expliquer sa période de ∼160 jours et un cycle d'activité de 50% comme l’ont montré Du et al. en 2021.
Li et son équipe partent donc de cette image de binaire pour tenter d’expliquer la petite période de 4,605 jours qu’ils ont identifiée. Dans ce scénario, du plasma magnétisé résulte du flux d'accrétion de la naine blanche compagne et se propage entre la naine blanche et l'étoile à neutrons lorsqu'elles ont des séparations inférieures à la distance critique rc.
Pour Li et ses collaborateurs, une explication possible de la période de 4,605 jours est l'existence d'une planète proche de l'étoile à neutrons. Pour une étoile à neutrons de 1,4 masses solaires (masse typique), cette période de 4,605 jours implique une séparation orbitale de la planète de 0,061 UA seulement (6 fois plus proche de l'étoile que Mercure du Soleil). La planète résiderait donc dans la magnétosphère de l'étoile à neutrons et interagirait avec le vent de l'étoile à neutrons et l'afflux de matière lors de l'accrétion à partir de la naine blanche.
Ainsi, l'interaction entre la planète et le plasma magnétisé qui l'entoure devrait former une instabilité de type « aile d'Alfvén », qui donne lieu à des impulsions radio, contribuant aux variations quasi-périodiques des impulsions observées dans le FRB. Le phénomène de focalisation relativiste fait se concentrer les sursauts radio de haute intensité dans une gamme étroite de directions. Et lorsque la direction du rayonnement passe par la ligne de visée à chaque orbite de la planète, un nombre croissant de sursauts radio devrait être vu par l'observateur. Ce n'est que lorsque l'interaction binaire entre l’étoile à neutrons et la naine blanche est activée qu'il peut y avoir des flux d'accrétion autour de l'étoile à neutrons qui héberge la planète, de sorte que celle-ci peut interagir avec le plasma qui l'entoure et produire des sursauts.
Mais il existe aussi d'autres mécanismes possibles pour les sursauts radio rapides dans le même cadre géométrique, comme le décrivent Li et ses collaborateurs.
La première possibilité alternative est une reconnexion magnétique, comme celles observées dans l'environnement spatial du système solaire, qui convertit l'énergie stockée dans les champs magnétiques en énergie cinétique de particule. Ces particules à haute énergie peuvent ensuite produire une émission cohérente ou rayonner leur énergie par effet synchrotron. A une distance r<rc , l'étoile naine blanche fournit un flux d'accrétion dans lequel il y aurait suffisamment de particules chargées pour être accélérées dans la reconnexion donnant lieu à des sursauts radio détectables, selon les chercheurs.
La reconnexion magnétique se produit également entre le magnétar et la planète voisine si cette dernière est magnétisée. Cette reconnexion peut donc être modulée par l'orbite de la planète, c'est-à-dire maximisée lorsque le fort champ magnétique de la magnétosphère asymétrique de la planète fait face au magnétar en rotation.
La seconde alternative est l'induction unipolaire. L'interaction de marée entre une planète rocheuse et son étoile hôte (surtout une étoile à neutrons très proche) peut provoquer des intenses activités volcaniques sur la planète, qui produiront une induction unipolaire et fourniront du plasma autour de la planète à même de produire une émission radio par effet maser. Cependant, le plasma externe d'accrétion ou du vent de magnétar dans le système binaire contient généralement des particules de haute énergie, qui sont toujours cruciales pour les sursauts radio détectables. Dans ces différentes variantes, le point commun est la configuration géométrique impliquant une binaire avec une naine blanche et une étoile à neutrons (un magnétar) qui héberge une planète en orbite étroite.
Cette configuration permet d'expliquer en même temps la présence de deux quasi périodes dans les sursauts de FRB 20121102A et l’existence de deux sous-populations de sursauts, distinguées par leur énergie, qui avaient été trouvées par Li et al. en 2021. Car dans cette configuration impliquant une étoile compagne et une planète proche, les sursauts de FRB 20121102A peuvent être divisés en deux classes, résultant de processus différents. La plupart des sursauts, en particulier ceux de basse énergie et certains sursauts de haute énergie, proviendraient des ondes de chocs induits par les vents de magnétar interagissant avec le plasma environnant. Et simultanément, une fraction substantielle des sursauts à haute énergie serait causée par le choc ou l'interaction magnétique entre le magnétar et la planète en orbite autour de lui, qui produit des particules plus énergétiques par rapport au choc dans le plasma environnant, ce qui conduit à des sursauts radio plus lumineux.
Source
A Candidate Period of 4.605 Days for FRB 20121102A and One Possible Implication of Its Origin
Jixuan Li et al.
The Astrophysical Journal (25 June 2024 )
https://doi.org/10.3847/1538-
Illustration
Exemples de sursaut radio rapides issus de la source FRB 20121102A
05/01/24
Découverte d'un lien entre sursauts radio rapides répétitifs et non-répétitifs
Dans une nouvelle étude que vient de publier Nature Astronomy, des astrophysiciens européens ont utilisé des radiotélescopes en Suède, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Pologne pour surveiller la source répétitive de sursauts radio rapides qui se nomme FRB 20201124A. Avec cette étude la plus longue jamais réalisée sur une source de FRB répétitf, les chercheurs tissent enfin le lien avec les FRB uniques, ceux qui ne se sont jamais (encore) répétés.
22/12/23
Rétrospective des 23 plus belles découvertes de 2023
L'heure de la rétrospective annuelle est venue ! Je vous propose de retrouver ci-dessous les 23 découvertes qui ont marqué cette année 2023, sous la forme d'un classement qui se veut tout à fait subjectif...
Bonne année à toutes et tous !
23 : Découverte d'une galaxie sans étoiles (07.03)
22 : Caractérisation d'un sursaut gamma ultra-long et ultra-lointain (29.09)
21 : La vitesse ultime des trous noirs errants (25.08)
20 : Découverte d'une étoile produite dans un résidu de supernova par instabilité de paires (07.06)
19 : IceCube détecte les neutrinos de la Voie Lactée (07.07)
18 : Vénus a une activité volcanique actuellement (19.03)
17 : Nouvelle image du trou noir M87* obtenue grâce à l'intelligence artificielle (13.04)
16 : Les anomalies du fond diffus cosmologique expliquées par un effet d'avant plan galactique (09.07)
15 : Découverte d'un trou noir de 100 millions de masses solaires 470 megannées post Big Bang (9.11)
14 : Le panache d'eau de Encelade analysé par le télescope Webb (01.06)
13 : Du phosphore détecté dans les panaches de Encelade (16.06 )
12 : De nombreuses molécules organiques identifiées dans les panaches de Encelade (15.12)
11 : Première mesure de la masse d'une naine blanche isolée (02.02)
10 : Mesure inédite de H0 grâce à une supernova démultipliée réapparue avec un retard, et nouveau pavé dans la mare (13.05)
9 : Détection d'une particule de 244 milliards de GeV, soit 40 Joules (29.11)
8 : Mesure inédite du ringdown dans GW190521 et réévaluation à la hausse de la masse du trou noir résultant (5.12 )
7 : La masse de la Voie Lactée divisée par 5 par une mesure précise de sa courbe de rotation (10.10)
6 : Découverte de 8 sursauts radio ultra-rapides (ultra FRB) (20.10)
5 : Découverte de 6 galaxies candidates très massives environ 600 mégannées post Big Bang (24.02)
4 : L'antimatière tombe vers le bas ! (27.09)
3 : L'espace-temps rayonne à proximité des trous noirs et des étoiles à neutrons (04.06)
2 : Détection du fond diffus d'ondes gravitationnelles à basse fréquence (29.06)
1 : GRB 221009A : le sursaut gamma le plus brillant depuis 10 000 ans (30.03)
01/12/23
Deux sources radio persistantes associées à des Fast Radio Bursts répétitifs
Alors que je m'apprêtais à vous relater un article paru le 27 novembre au sujet de la source radio persistante qui est observée à proximité immédiate du célèbre FRB répétitif FRB 20121102A, aujourd'hui sort un autre article qui fournit la caractérisation de la seule autre source radio persistante coïncidant avec la position d'un FRB répétitif : FRB 20190520B. On va donc parler des deux études qui sont assez similaires, sur des FRB très ressemblants, et menant à une conclusion convergente...
22/10/23
Record de distance pour un FRB : 8 milliards d'années-lumière
Des astrophysiciens ont mesuré le sursaut radio rapide qui a parcouru le plus long trajet à ce jour : ses photons ont traversé l'Univers pendant environ huit milliards d’années, soit près de la moitié de son âge, avant d'être détectés par nos radiotélescopes sur Terre. Ce FRB, nommé FRB 20220610A est également plus de trois fois plus puissant que prévu, ce qui remet en question les modèles actuels. L'étude est publiée dans Science.
20/10/23
Découverte de 8 sursauts radio ultra-rapides (ultra FRB)
Il y avait les Fast Radio Bursts (FRB), et maintenant nous avons des Ultra Fast Radio Bursts. Une équipe de radioastronomes vient de découvrir des sursauts radio en provenance du célèbre FRB 20121102A qui ne durent que quelques microsecondes seulement, alors que les autres sursauts de ce FRB répétitif durent environ 0,5 millisecondes... la découverte est publiée dans Nature Astronomy.
15/10/23
Des tremblements d'étoiles à neutrons à l'origine des FRB
Un indice troublant vient d'être trouvé concernant l'origine des FRB, ces sursauts rapides d'ondes radio dont l'origine est encore mal comprise. Dans un article paru dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, des astrophysiciens japonais ont étudié les motifs des sursauts des trois FRB répétitifs les plus productifs, et ils trouvent une forte analogie avec les tremblements de Terre... Ils font naturellement le lien avec des tremblements de la croûte d'étoiles à neutrons...
18/08/23
Des fusions de naines blanches pour expliquer les pulsars jeunes des amas globulaires
19/05/23
Observation de propriétés singulières sur un FRB répétitif
En étudiant un sursaut radio rapide répétitif bien connu, une équipe d'astrophysiciens ont découvert un milieu très variable avec des champs magnétiques turbulents, une observation qui suggère que les impulsions d'ondes radio peuvent provenir d'un objet compact dans un système binaire avec une compagne produisant de forts vents stellaires. L'étude est publiée dans Science.
30/04/23
Découverte de 25 nouvelles sources de FRB répétitifs
La collaboration CHIME/FRB, leader dans le domaine de la détection des sursauts rapides d'ondes radio vient de publier la découverte de 25 nouvelles sources de sursauts qui sont répétitifs. On a toujours du mal à savoir si les FRB répétitifs sont différents des FRB uniques, mais il semble que les sursauts répétitifs soient systématiquement plus proches que les sursauts uniques, un indice très intéressant... L'étude est publiée dans The Astrophysical Journal.
02/04/23
Un lien possible entre fusion d'étoiles à neutrons et FRB
Il se peut qu'il s'agisse d'une coïncidence purement fortuite, mais sa probabilité est très faible : seulement 0,52%. Le 25 avril 2019, un sursaut radio rapide non répétitif, FRB 20190425A, est en effet apparu 2,5h après l'événement d'ondes gravitationnelles GW190425 résultant d'une fusion d'étoiles à neutrons, et il était situé dans la zone d'origine déterminée des ondes gravitationnelles, et sa distance était également compatible avec la distance parcourue par les ondes gravitationnelles. Des chercheurs font aujourd'hui l'hypothèse d'un lien entre les deux événements. Ils publient leur étude dans Nature Astronomy.
10/01/23
Détection d'un sursaut de FRB répétitif similaire à un FRB unique
Un FRB répétitif a été détecté à nouveau, mais cette fois pour la première fois à haute fréquence et pour la première fois par le radiotélescope japonais du Usuda Deep Space Center de la JAXA. Mais la densité d'énergie du sursaut détecté ressemblait d'avantage à celle d'un FRB non répétitif... L'étude est parue dans Publications of the Astronomical Society of Japan.
22/09/22
Détermination de l'environnement proche d'une source de FRB
FRB 20201124A est une source de FRB (sursauts radio rapides) aux caractéristiques surprenantes. Le radiotélescope chinois FAST a observé en 2021 près de 2000 sursauts consécutifs sur un total de 88 heures, qui montraient une mesure de la rotation de Faraday qui oscillait, ainsi qu’une polarisation circulaire et une largeur de pulses atypiques. Aujourd’hui, les astrophysiciens chinois qui l’ont décortiqué proposent un modèle pour expliquer ces observations : il s’agirait d’un magnétar dans un système binaire avec une étoile entourée d’un disque de gaz… L’étude est parue dans Nature Communications.
28/07/22
Découverte d'un FRB répétitif avec une périodicité de pulsar
La collaboration CHIME/FRB a détecté un FRB pas comme les autres le 21 décembre 2019. FRB 20191221A est ce qu'on appelle un FRB répétitif, montrant plusieurs sursauts, mais la nouveauté majeure avec cette source, c'est que chaque sursaut a une séparation périodique de 216,8 ms très exactement. Neuf sursauts ont été détectés pendant environ 3 secondes et puis plus rien. L'étude est publiée dans Nature.
08/06/22
Le FRB répétitif localisé qui pose question
22/03/22
FRB répétitifs: La polarisation dépend de la fréquence des ondes radio
Lorsque l’année dernière l’équipe d’astrophysiciens menée par Bing Zhang a publié l’observation de plus de 1650 sursauts radio rapides provenant de la source FRB 20121102A, un élément était très surprenant : ces ondes radio n’étaient pas polarisées, alors que les FRB détectés jusqu’alors ont toujours montré des ondes fortement polarisées. Une nouvelle étude portant sur 5 FRB répétitifs comme FRB 121102 vient de lever un voile très important pour comprendre l’origine du phénomène FRB : la polarisation dépend de la fréquence des ondes radio… L’étude est publiée dans Science.
26/02/22
La localisation d'un FRB répétitif confirmée dans un amas globulaire de la galaxie M81
En octobre 2021, je vous relatais une étude portant sur le FRB nommé FRB 20200120E, un sursaut rapide d'ondes radio répétitf qui avait été découvert en janvier 2020 dans la galaxie proche M81 et qui ne semblait pas vraiment provenir d'un magnétar du fait de l'absence d'émission de rayons X. Aujourd'hui, une équipe d'astrophysiciens confirme que ce FRB est bien situé dans un amas globulaire de M81, avec une précision de localisation inédite. Or, un amas globulaire est peuplé de vieilles étoiles et donc très peu propice à abriter un jeune magnétar, et d'autres solutions sont envisagées... L'étude est parue cette semaine dans Nature, et et accompagnée d'un autre article dans Nature Astronomy qui analyse les caractéristiques temporelles des nouveaux sursauts détectés.
18/12/21
536 sursauts radio rapides (FRB) publiés dans le premier catalogue de CHIME/FRB
On aura encore pas mal parlé de FRB (Fast Radio Burst) cette année, tout d’abord le 26 février avec une étude consacrée au FRB de notre galaxie FRB 200428 (ep 1138) puis le 20 avril avec la découverte d’un FRB observable dans les basses fréquences qui se trouvent être décalées dans le temps (ep 1165 ). Et le 28 mai, je vous relatais la localisation de 8 sursauts radio dans des bras spiraux de galaxies (ep. 1184) puis le 25 août ce fut une détection d’un FRB répétitif avec les fréquences les plus basses jamais observées (ep 1211). Et nous avons poursuivis le 3 octobre avec la découverte du 7ème FRB répétitif (ép 1228 ) puis le 14 octobre avec la publication de plus de 1600 sursauts provenant de la même source, le FRB répétitif le plus productif (FRB 20121102), détectés avec le radiotélescope géant FAST, avec à la clé de nouvelles caractéristiques étonnantes (ép. 1233), et enfin 26 octobre, avec de nouvelles données éclairantes sur le FRB extragalactique le plus proche de nous (ép. 1237).




















