samedi 14 septembre 2019

Un été torride pour la cosmologie



Le problème de la constante de Hubble-Lemaître, le taux d'expansion actuel de l'Univers,  a été exacerbé cet été, et est toujours aussi inextricable, sinon plus qu'avant. Deux nouvelles mesures ont été publiées en juillet, la première avec une méthode déjà connue par la collaboration H0liCOW, qui est venue renforcer les résultats de la collaboration SH0ES (qui trouve une valeur proche de 74 km.s−1.Mpc−1.) mais quelques jours plus tard, une équipe utilisant une toute nouvelle méthode, très différente (et très précise), est elle, arrivée à une valeur plus proche de celle déduite du fond diffus cosmologique par Planck (67,3), avec 69,8 km.s−1.Mpc−1... Et comme l'été n'est pas encore fini, aujourd'hui même, des observations effectuées avec une méthode encore plus innovante, publiées dans Science, viennent à nouveau jeter le trouble en trouvant cette fois une valeur encore plus élevée que celle de SH0ES avec 82,4 km.s−1.Mpc−1...


jeudi 12 septembre 2019

Des éruptions périodiques de rayons X observées autour d'un trou noir supermassif


Les trous noirs supermassifs peuvent absorber de la matière de manière périodique. Une équipe d’astrophysiciens vient de mettre à jour un tel phénomène avec le cas du trou noir de GSN 069 qui, il y a quelques mois, produisait toutes les 9 heures de fortes émissions de rayons X, signes de son activité répétitive. Une étude parue dans Nature.


mardi 10 septembre 2019

Problème élucidé pour les vieux amas globulaires


Pourquoi les jeunes amas globulaires d'étoiles que l'on voit dans le Grand Nuage de Magellan sont très compacts alors que les vieux peuvent avoir aussi bien des coeurs très petits ou bien beaucoup plus grands ? Cette question que se posent les astrophysiciens depuis plusieurs dizaines d'années vient de trouver une réponse grâce à des observations effectuées par des chercheurs italiens avec le télescope spatial Hubble, une découverte publiée hier dans Nature Astronomy.

Francesco Ferraro (Université de Bologne) et ses collègues sont parvenus à démontrer que la diversité en taille qui est observée chez les vieux amas globulaires est déterminée par leur évolution dynamique interne, alors que l'on pensait auparavant, à tort, qu'ils se formaient sous forme très dense et compacte au départ puis subissaient une inéluctable expansion dans le temps. On ne comprenait donc pas pourquoi il pouvait encore exister des vieux amas très denses. 
Les amas globulaires, rappelons-le, sont des groupes de centaines de milliers d'étoiles, parfois un million, qui forment des structures sphériques compactes. Les multiples interactions gravitationnelles entre leurs étoiles en font des systèmes évolutifs, pouvant modifier leur structure dans le temps. C'est ce qu'on appelle l'"évolution dynamique". 

Le Grand Nuage de Magellan, galaxie satellite de la Voie Lactée située à 160 000 années-lumière, possède de nombreux amas globulaires d'un peu tous les âges, ce qui la différencie de notre galaxie, qui elle, arbore des amas globulaires qui sont tous très veux, plus de 10 milliards d'années. La distribution en taille des amas globulaires du Grand Nuage de Magellan est restée un mystère depuis très longtemps. Pour les étudier, Ferraro  et ses collègues se sont focalisés sur une certaine catégorie d'étoiles qu'on appelle des "traînardes bleues", des vieilles étoiles revigorées par une apport de matière qui les fait augmenter sensiblement leur luminosité et augmente leur température de surface, les transformant en géantes bleues. Cela peut arriver lors de collision entre étoiles ou bien par accaparement de matière d'une voisine. 

Etant plus massives que les autres étoiles plus sages de l'amas, les traînardes bleues se concentrent progressivement vers le centre de l'amas globulaire, un peu à l'image d'un phénomène de sédimentation. Ces étoiles deviennent alors d'excellentes "particules gravitationnelles" comme les appellent les astrophysiciens, qui leur permettent de sonder l'intensité de l'évolution dynamique interne dans les amas.
Francesco Ferraro et ses collaborateurs ont sélectionné cinq vieux amas globulaires du même âge (leur âge chronologique : 13 milliards d'années),  mais ayant des tailles de coeur très différentes, dans l'ordre croissant de densité : NGC 1841, Hodge 11, NGC 2257, NGC 1466, et NGC 2210. 
En étudiant comment se répartissent les traînardes bleues, les astronomes italiens parviennent à classer ces amas en termes d'évolution dynamique atteinte et ils arrivent à la conclusion que des amas globulaires ayant le même âge chronologique peuvent avoir un âge dynamique très différent, et c'est uniquement dû au fait qu'ils ont connu une évolution dynamique différente.
Ils montrent que les étoiles massives tendent à se retrouver progressivement vers la région centrale de l'amas, le "coeur" de l'amas globulaire, tandis que les étoiles plus légères peuvent s'en échapper. On assiste alors à ce qui ressemble à une contraction du coeur de l'amas, sur différentes échelles de temps, mais le phénomène va fortement dépendre des conditions initiales et de l'environnement et très peu du temps écoulé.
Une fois compris ce qui se passe avec les vieux amas globulaires et que leur structure est peu dépendante de leur âge réel, Francesco Ferraro et ses collègues tentent de comprendre pourquoi il y a si peu d'amas globulaires jeunes ayant un coeur de grande taille dans le Grand Nuage de Magellan. Ils pensent que ce serait dû au fait que les seuls qui auraient survécus jusqu'à maintenant sont justement ceux qui possèdent un coeur dense, les autres avec un coeur de grande taille auraient été disloqués par les interactions gravitationnelles de la galaxie hôte...

Mais, malgré une meilleure compréhension de l'évolution des amas globulaires dans le Grand Nuage de Magellan, une nouvelle question est posée par les chercheurs : pourquoi les amas globulaires qui se ont formées dans les 3 dernières milliards d'années sont tous des amas de relativement faible masse ? La réponse reste ouverte...

Source

Size diversity of old Large Magellanic Cloud clusters as determined by internal dynamical evolution
Francesco Ferraro et al.
Nature Astronomy (09 September 2019)


Illustration

NGC 1466 imagé par Hubble, un des amas globulaires observés dans cette étude. Il est âgé de 13,1 milliards d'années et possède environ 140 000 étoiles (NASA/ESA)

samedi 7 septembre 2019

L'émission radio d'un pulsar expliquée par la Relativité Générale


Une équipe internationale menée par un astrophysicien français montre dans une étude publiée cette semaine dans Science un effet relativiste observable directement sur un pulsar : la précession de son axe de rotation, qui est provoquée par l'influence gravitationnelle d'un seconde étoile à neutrons qui l'accompagne. Cet effet permet aux astrophysiciens de mesurer avec précision les caractéristiques du faisceau d'ondes radio du pulsar et du pulsar lui-même.




vendredi 6 septembre 2019

Mon nouveau roman : Trous Noirs En Eaux Profondes


Trous Noirs En Eaux Profondes est mon quatrième roman scientifique, après Soixante Nanosecondes en 2013, Meurtre au Gran Sasso en 2015 et La Dernière Supernova en 2017. J'aborde avec ce nouveau livre le monde de l'espionnage, lié à celui de la recherche scientifique, deux mondes incompatibles...

Le 10 avril 2019, la collaboration scientifique Event Horizon Telescope montrait au monde entier la première image de la silhouette d'un trou noir jamais obtenue, le trou noir supermassif M87*. Le vaste réseau de radiotélescopes formant l'Event Horizon Telescope avait pourtant été conçu depuis de nombreuses années pour imager non seulement le trou noir supermassif de la galaxie M87 mais aussi, et surtout, celui de notre propre Galaxie, le dénommé Sgr A*. L'absence criante de l'image de Sgr A* à l'issue d'une campagne d'observation exceptionnelle n'est peut être pas aussi évidente que ce qu'ont pu en dire les radioastronomes lors de leurs conférences de presse organisées simultanément sur plusieurs continents... Un événement inattendu, et inavouable, a pu se passer... 

Retrouvez dès maintenant Trous Noirs En Eaux Profondes en accès libre :

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Feuilleter :

jeudi 5 septembre 2019

Découverte d'une source X ultra-lumineuse transitoire dans la galaxie du Feu d'Artifice


La galaxie du Feu d'Artifice (alias NGC 6946) a encore frappé ! Cette galaxie célèbre pour sa richesse en supernovas était observée avec le télescope spatial NuSTAR associé à XMM-Newton pour étudier ses sources X ultra-lumineuses, lorsqu'une nouvelle source X inconnue est apparue non loin du centre de la galaxie, puis a disparu aussi vite qu'elle était apparue. Elle pourrait avoir plusieurs origines... Une étude parue dans The Astrophysical Journal.




mardi 3 septembre 2019

Vers une explication de l'origine des filaments radio du centre galactique


Il existe des choses bizarres dans le centre galactique... Parmi elles, il y a ce que les astrophysiciens ont appelé des "filaments radio" : des zones d'émissions radio qui ont une forme très très particulière ressemblant à de longs fils très fins de plusieurs dizaines d'années-lumière de longueur. Aujourd'hui, deux théoriciens russes proposent une explication pour l'apparition de ces filaments, qui seraient liés aux particules émises par des pulsars et des effets magnétiques complexes. Une étude publiée dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society Letters.




vendredi 30 août 2019

Des résidus de supernovas observés comme jamais auparavant


L'observation innovante de trois jeunes résidus de supernovas de type Ia utilisant la spectroscopie optique à haute résolution vient de donner des informations précieuses aux astronomes. L'un des trois spécimens indique que la naine blanche progénitrice avait une masse inférieure à la limite de Chandrasekhar, pourtant reconnue comme le seuil pour pouvoir exploser... L'étude est parue dans Physical Review Letters.




jeudi 29 août 2019

Découverte d'un quasar lointain très atypique avec un trou noir énorme


Une équipe d’astrophysiciens européens et japonais vient de publier des résultats d’observation d’un quasar très anormal : situé à seulement 1,6 milliards d’années après le Big Bang, le trou noir supermassif qui l’anime a déjà une masse de 25 milliards de masses solaires tandis que sa galaxie hôte possède très peu de gaz et très peu d’étoiles : 16 fois moins qu’attendu pour une telle masse. Une étude parue dans The Astrophysical Journal.




mardi 27 août 2019

D'importantes variations de réflectivité sur Vénus affectent sa météo


La réflectivité des nuages de la haute atmosphère de Vénus subit des variations très importantes, c'est ce qu'une équipe d'astrophysiciens vient de montrer grâce à de multiples observations de Vénus effectuées durant plus de 10 ans. La zone absorbante, toujours d'origine inconnue, produit une variation d’albédo qui influe très fortement sur la météo de Vénus. Une étude parue hier dans The Astronomical Journal



samedi 24 août 2019

Du Fer-60 de supernova trouvé en Antarctique


Des chercheurs allemands ont trouvé un isotope rare du fer, le Fe-60, dans des couches de neige fraîches de l'Antarctique. Cet isotope ne peut avoir été produit que par une (ou plusieurs) supernova récente et indiquant que la Terre est en train de traverser le nuage de poussières de ses résidus. Ils publient leur étude dans Physical Review Letters.




vendredi 23 août 2019

La surface de l’astéroïde Ryugu dévoilée in situ


Les premiers résultats d’analyse du sol de l’astéroïde (162173) Ryugu, exploré par l’atterrisseur européen MASCOT déposé par la sonde japonaise Hayabusa2 viennent d’être publiés. Ils montrent que ce qui apparaît comme l’un des objets les plus sombres du système solaire a une composition très proche des météorites de type chondrites carbonées mais avec deux types de roches très différentes. Une étude à retrouver dans Science aujourd'hui.



mercredi 21 août 2019

Un glitch du pulsar de Vela suivi en direct


Le pulsar de Vela est l'un des pulsars les plus connus, situé à un peu moins de 1000 années-lumière, et l'un des premiers à avoir été découvert, en 1968. Il est ainsi suivi de près depuis plus de 50 ans. Et en 2016, une anomalie dans sa pulsation radio a été observée par le radiotélescope Tasmanien de Mount Pleasant, un "glitch" comme l'appelle les astronomes, une occasion en or pour eux pour étudier ce processus étonnant et pour explorer l'intérieur de cette étoile à neutrons. Une étude parue dans Nature Astronomy.




dimanche 18 août 2019

Confirmation du redshift gravitationnel à proximité de Sgr A*

Un an après les européens et leur instrument GRAVITY monté sur le VLT, c'est au tour des américains d'observer le redshift gravitationnel à proximité de Sgr A*. L'équipe américaine à suivi de très près l'étoile S0-2, qui est passée à proximité du trou noir Sgr A* au printemps 2018 et est parvenue à observer ce redshift gravitationnel ainsi que le décalage Doppler relativiste dans la lumière de l'étoile. L'étude est publiée cette semaine dans Science.




Première observation d'une supernova par instabilité de paires


Des astrophysiciens américains et britanniques viennent de découvrir l'étoile la plus massive connue à ce jour ayant produit une supernova, et cette supernova est d'un type très particulier : une supernova par instabilité de paires.  C'est la première fois qu'est observé ce type de supernova, prédit théoriquement il y a 50 ans. Une étude parue dans The Astrophysical Journal.




samedi 17 août 2019

Jupiter aurait connu un impact géant il y a plus de 4 milliards d'années


La sonde Juno a déterminé il y a quelques mois le champ gravitationnel de Jupiter avec une bonne précision. Ce dernier a ensuite été exploité pour obtenir des informations sur la composition de la géante et la structure de ses couches internes, avec une surprise : le coeur de Jupiter apparaît de grande taille avec un caractère "dilué". Aujourd'hui, une équipe sino-américaine revient sur ces résultats et montre par simulation que ce coeur singulier pourrait provenir d'un impact géant qu'aurait subi Jupiter dans sa prime jeunesse, il y a plus de 4 milliards d'années... Une étude parue dans Nature.




vendredi 16 août 2019

Découverte d'une grande quantité de galaxies massives lointaines


C'est certainement la découverte importante de cet été. On ne pouvait pas faire notre rentrée sans en parler. Des galaxies très massives et très lointaines ont été découvertes alors qu'on ne s'attendait pas à les trouver à une telle époque cosmique. Une étude parue le 7 août dans Nature et dont l'astrophysicien français David Elbaz est co-auteur.




jeudi 11 juillet 2019

Découverte d'un couple très serré de trous noirs supermassifs


Un couple de trous noirs supermassifs tapis au cœur d'une galaxie issue de la fusion de deux galaxies vient d'être mis en évidence par des astrophysiciens américains. Ces deux monstres auraient chacun une masse de plus de 400 millions de masses solaires et seraient séparés par moins de 1500 années-lumière. Cette découverte est publiée cette semaine dans The Astrophysical Journal Letters.




mardi 9 juillet 2019

G353 : une étoile massive en train de naître observée avec ALMA


Des astronomes japonais viennent de dénicher une étoile massive tout juste en train de se former. Cette proto-étoile est située à 5500 années-lumière et aurait moins de 5000 ans. Une étude parue dans The Astrophysical Journal Letters.




jeudi 4 juillet 2019

Observation de trois étoiles zombies, des survivantes de supernovas


On les appelle des étoiles zombies. Ce sont des étoiles qui auraient dû être complètement désintégrées lors de l'explosion d'une supernova, mais elles ont miraculeusement survécu, du moins une partie seulement, une partie qui se retrouve propulsée à grande vitesse. Trois spécimens de ce type viennent d'être identifiés dans notre galaxie par des astrophysiciens européens et américains, une étude parue dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.




mercredi 3 juillet 2019

3ème FRB localisée !


Il aura fallu moins d'une semaine pour annoncer la localisation à nouveau d'une nouvelle FRB ! Cette fois-ci, c'est dans Nature que l'étude est publiée, et cette nouvelle localisation d'une bouffée rapide d'ondes radio pointe à nouveau vers une grande galaxie, comme celle de la semaine dernière, et donc à nouveau très différente du cas référence de FRB 121102.




lundi 1 juillet 2019

Record battu du photon gamma le plus énergétique : 450 TeV


Le record du photon gamma les plus énergétique détecté vient d'être battu grâce au détecteur Tibet AS-gamma : 450 TeV (téra-électronvolts). Ce photon gamma de l'extrême provient d'un pulsar situé au centre d'une nébuleuse très connue : la nébuleuse du Crabe. Une étude à paraître dans Physical Review Letters. 




jeudi 27 juin 2019

Une 2ème FRB localisée avec précision


Voilà une nouvelle FRB localisée ! C'est seulement la deuxième parmi les 85 bouffées rapides d'ondes radio (Fast Radio Bursts) que nous connaissons, et c'est grâce au hasard... Une découverte décrite dans Science cette semaine.




lundi 24 juin 2019

Observation du premier contact entre deux amas de galaxies en voie de fusion


Que se passe-t-il lorsque deux amas de galaxies entrent en contact pour fusionner ? Une énorme onde de choc, nous dit une équipe d'astrophysiciens japonais et européens qui publient leur découverte aujourd'hui dans Nature Astronomy...




samedi 22 juin 2019

Mesure directe de la température des anneaux d'Uranus


77 kelvins, soit 77 degrés au dessus du zéro absolu, c'est la température de l'anneau principal d'Uranus qui vient d'être mesurée pour la première fois grâce à la détection de son émission infra-rouge par ALMA. Une étude américano-britannique à paraître dans The Astronomical Journal.




mercredi 19 juin 2019

Une viscosité très faible pour le gaz chaud des amas de galaxies


Les propriétés du gaz chaud qui peuple les amas de galaxies viennent d'être étudiées comme jamais auparavant grâce au rayonnement X qu'il produit. La viscosité de ce gaz serait bien plus faible que ce que l'on pensait, une étude parue il y a deux jours dans Nature Astronomy.




lundi 17 juin 2019

Découverte du plus lointain couple de galaxies en train de fusionner


Le plus lointain couple de galaxies en train de fusionner vient d'être identifié grâce au réseau de radiotélescopes ALMA: des galaxies situées il y a 13 milliards d'années, moins d'un milliard d'années après le Big Bang. Cette découverte est le fruit d'astrophysiciens japonais et est publiée dans les Publications of the Astronomical Society of Japan.




samedi 15 juin 2019

Nouveau catalogue de 186 bouffées de rayons gamma


Les astrophysiciens qui exploitent les données du télescope spatial Fermi-LAT spécialisé dans la détection des rayons gamma, viennent de publier dans The Astrophysical Journal leur deuxième catalogue recensant 10 ans de données avec pas moins de 186 bouffées de rayons gamma (les GRB, Gamma Ray Bursts).




jeudi 13 juin 2019

Des grandes quantités de sel de mer à la surface d'Europe


Des quantités de sel (du chlorure de sodium) couvrent de vastes zones de la surface de Europe, le satellite de Jupiter qui possède un océan liquide sous sa croûte glacée. Cette mise en évidence a été faite grâce à une analyse spectrale en lumière visible de la surface d'Europe et est publiée cette semaine dans Science Advances par des planétologues américains.




lundi 10 juin 2019

Mesure de la masse d'un trou noir de 10 000 masses solaires au centre d'une galaxie naine


Un trou noir de masse intermédiaire vient d'être observé, et surtout sa masse mesurée de manière indirecte :  10 000 masses solaires. Ce trou noir se trouve au centre de la galaxie naine NGC 4395, à 14 millions d'années-lumière. Une nouvelle preuve que les trous noirs intermédiaires se trouvent au centre des toutes petites galaxies. L'étude de l'équipe internationale menée par des astrophysiciens coréens vient de paraître dans Nature Astronomy.




dimanche 9 juin 2019

Découverte d'un pont magnétique entre deux amas de galaxies en voie de fusion


Quand deux amas de galaxies contenant chacun quelques centaines ou milliers de galaxies se rencontrent, il se passe des choses... mais juste avant qu'ils ne se touchent, il se passe aussi des choses étonnantes, c'est ce que vient de montrer une étude qui indique l'existence d'une gigantesque connexion de champs magnétiques entre deux amas de galaxies en voie de fusionner, une étude parue dans Science cette semaine... 




samedi 8 juin 2019

Spéciale Nuit de l'Astronomie à l'Institut d'Astrophysique de Paris pour les 80 ans du CNRS

A l'occasion des 80 ans du CNRS, l'Institut d'Astrophysique de Paris organise une Nuit de l'Astronomie, avec un marathon de conférences de 20h à 7h du matin. Au programme de ces conférences, des excellents sujets avec du beau monde : 

20h : « Les grandes structures de l’Univers » par Sandrine Codis 
21h : « Science et science-fiction » par Roland Lehoucq  
22h : « Le Soleil » par Miho Janvier 
23h : « Les exoplanètes » par Guillaume Hébrard  
00h : « Les sursauts gamma » par Frédéric Daigne 
01h : « L'énergie noire » par Pauline Zarrouk 
02h : « Les terres du ciel, de Flammarion à aujourd'hui » par Sylvain Bouley 
03h : « Le rayonnement cosmologique fossile » par Karim Benabed 
04h : « L'évolution des galaxies » par Pierre Guillard 
05h : « La cosmologie primordiale » par Francis Bernardeau 
06h : « Les trous noirs » par Alain Riazuelo (++) 
07h : « Les neutrinos de haute énergie » par Kumiko Kotera


L'océan liquide de Pluton expliqué par la présence d'une couche isolante


La présence d'un océan liquide sous la croûte de Pluton s'expliquerait par l'existence d'une couche de matériau isolant entre la surface liquide et la couche de glace, c'est ce que montre une équipe de planétologues japonais qui publient leur étude dans Nature Geoscience.




mercredi 5 juin 2019

Observation inédite du disque d'accrétion de gaz froid autour de Sgr A*


Des nouvelles observations du réseau de radiotélescopes ALMA viennent de fournir pour la première fois une image du disque de gaz froid qui est accrété autour de Sgr A*. Ces observations offrent de nouvelles indications sur ce phénomène associé aux trous noirs.




mardi 4 juin 2019

L'excès d'antiprotons de AMS-02 sur la piste de la matière noire

Fin 2016, la collaboration exploitant le détecteur de particules AMS-02 installé sur l'ISS annonçait la détection d'un excès d'antiprotons par rapport à ce qui était normalement attendu par les interactions de rayons cosmiques dans le milieu interstellaire. La mesure du ratio anormal protons/antiprotons d'AMS-02 a fait couler pas mal d'encre depuis cette annonce, mettant parfois en cause sa réalité même. L'enjeu n'est rien de moins qu'une détection indirecte de matière noire par son annihilation en paires de quarks produisant finalement des antiprotons secondaires. Aujourd'hui, une nouvelle étude par des physiciens sceptiques à l'époque se repenche sur les données de AMS-02 et conclue à l'existence réelle d'un excès d'antiprotons, et qui peut être expliqué par une annihilation de particules massives et dont les caractéristiques seraient compatibles avec une autre anomalie, un excès dans le centre galactique de rayons gamma de plusieurs GeV...




vendredi 31 mai 2019

Première observation d'une éjection de masse coronale sur une étoile autre que le Soleil


Pour la première fois, une éjection de masse coronale sur une autre étoile que le Soleil vient d'être identifiée et caractérisée. Cette énorme éruption à été découverte grâce au télescope spatial Chandra.




lundi 27 mai 2019

L'Event Horizon Imager : un EHT mis en orbite pour des images de trous noirs encore plus précises

Sans attendre les prochains résultats de l'image de l'ombre de l'horizon de Sgr A*, faisant suite à la superbe image de M87* du mois dernier, des chercheurs membres de l'EHT voient déjà plus loin avec un concept de réseau interférométrique envoyé dans l'espace et promettant des performances décuplées.



samedi 25 mai 2019

La détection de Zinc dans une très vieille étoile éclaire sur la nature des premières supernovas


HE 1327-2326 est une étoile ancienne peu banale. Cette étoile de deuxième génération possède beaucoup de zinc. Des astrophysiciens se sont penchés sur son cas et en viennent à la conclusion que ce zinc n'a pu être apporté dans son nuage de formation que par une supernova produite par une étoile de première génération, mais une supernova elle-aussi très particulière...




vendredi 24 mai 2019

Les variations magnétiques de Jupiter mises à jour par JUNO


La première détection d'un champ magnétique planétaire interne variable vient d'être effectuée par la sonde JUNO. Cette variation séculaire se passe sur Jupiter et elle serait due à des vents atmosphériques.




mardi 21 mai 2019

Mesure de la distance de Sgr A* avec un record de précision


La distance nous séparant du centre de la Galaxie, où réside Sgr A*, vient d'être mesurée avec la meilleure précision à ce jour, à moins de 0,5% près. La collaboration GRAVITY a exploité l'une des étoiles qui passe au plus près du trou noir massif pour déduire cette distance de 8178 parsecs (26 660 années-lumière).




samedi 18 mai 2019

Ce que l'on sait sur Ultima Thule (MU69)


Le 1er janvier 2019, la sonde New Horizons survolait l'objet baptisé "Ultima Thule", un objet de la ceinture de Kuiper, dont le nom officiel court est MU69. Avec son approche au plus près à 3538 km, New Horizons nous a révélé la forme singulière de cet objet. Mais ce sont aussi quantités d'autres données que les planétologues ont récoltées et qui sont publiées cette semaine dans la revue Science qui en fait sa Une.




jeudi 16 mai 2019

Premiers résultats du rover chinois Yutu2 sur la face cachée de la Lune


Les premiers résultats scientifiques du rover chinois qui arpente la face cachée de la Lune viennent d’être enfin publiés. Ils concernent la composition du sol sur lequel roule Yutu2, et révèlent des minéraux provenant des couches profondes de la Lune, son manteau, de quoi mieux cerner l’histoire de la formation lunaire.




mercredi 15 mai 2019

Découverte d'une source radio très atypique dans la galaxie M81


La détection d'une source radio étrange en provenance de la galaxie M81 vient d'être rapportée. Datant du 2 janvier 2015, cette découverte obtenue avec le Karl Jansky Very Large Array, est restée visible pendant 2 mois avec une luminosité constante, avant de disparaître. Les astrophysiciens ont beaucoup de mal à comprendre son origine.




dimanche 12 mai 2019

Un Baby-Boom d'étoiles il y a 3 milliards d'années dans notre Galaxie

Une équipe d'astronomes hispano-française vient de trouver la trace de l'origine de près de la moitié des étoiles formant le disque de notre galaxie : ils ont identifié une énorme bouffée de formation d'étoiles qui se serait passée il y a environ 3 milliards d'années, probablement à cause de la rencontre avec une autre galaxie.




vendredi 10 mai 2019

Les collapsars en fait à l'origine de la majorité des éléments lourds



Il y a tout juste une semaine, je vous parlais du processus de capture rapide de neutrons (le « r-process »), à l’origine de nombreux éléments lourds qui composent la Terre. Alors que le phénomène classiquement considéré aujourd’hui pour produire ces captures neutroniques rapides est la fusion de deux étoiles à neutrons, impliquant comme je le rappelais la présence d’un tel cataclysme à proximité du Soleil peu de temps avant qu’il naisse, une toute nouvelle étude qui vient de paraître cette semaine elle aussi dans Nature apporte un nouvel éclairage sur l’origine possible de cette nucléosynthèse par r-process : les fusions d’étoiles à neutrons n’entreraient en jeu que dans 20% des cas, 80% pourraient provenir en fait de collapsars, des effondrements gravitationnels d’étoiles très massives en rotation rapide, qui mènent à des supernovas à bouffée de rayons gamma (ou hypernovas).




mercredi 8 mai 2019

Les planètes formées grâce à des objets interstellaires du type 'Oumuamua


Il y a un an et demi, un astéroïde à la forme bizarrement allongée passait dans notre système solaire avant d'en repartir aussi vite. 'Oumuamua avait rapidement été caractérisé comme venant d'un autre système stellaire. C'était le premier objet de ce type a être observé et devait être qualifié d'ISO (InterStellar Object, objet interstellaire). Et 'Oumuamua vient de générer des idées fructueuses dans la tête de deux astronomes : elles montrent dans une étude venant de paraître que de tels objets peuvent être à l'origine de la création très rapide de planètes lorsqu'ils arrivent dans un disque de poussière autour d'une étoile.



dimanche 5 mai 2019

Un trou noir concentrateur de matière noire à l'origine du pic à 1,4 TeV de DAMPE ?


C'était fin novembre 2017, les chercheurs exploitant le détecteur de particules orbital chinois DAMPE publiaient dans Nature leurs premiers résultats, montrant la présence d'une nette anomalie dans le spectre en énergie des électrons et positrons sous la forme d'un pic situé à 1,4 TeV. Ce pic très curieux pourrait être un signe indirect de la matière noire et de nombreuses hypothèses ont été émises depuis en imaginant la présence de petites surdensités de matière noire dans notre galaxie qui pourraient produire suffisamment d'annihilations de particules sous forme des électrons et positrons détectés par DAMPE. Mais toutes ces hypothèses ne collaient jamais parfaitement avec le signal. Aujourd'hui, deux physiciens de Hong Kong proposent une toute nouvelle idée, qui permet de retrouver exactement le signal détecté par DAMPE : l'accrétion de matière noire autour du trou noir stellaire le plus proche de nous. 



vendredi 3 mai 2019

Une fusion d'étoiles à neutrons proche à l'origine de nos éléments lourds


Les astrophysiciens Szabolcs Marka (Columbia University) et Imre Bartos (University of Florida) proposent un phénomène violent qui serait à l'origine des éléments les plus lourds rencontrés dans notre système solaire, comme l'iode, l'or, le plomb ou encore l'uranium : une fusion de deux étoiles à neutrons qui aurait eu lieu tout près de la nébuleuse protosolaire à peine 100 millions d'années avant la naissance de la Terre. Leur étude est publiée cette semaine dans Nature



mercredi 1 mai 2019

Encelade et Europe : des panaches d'eau qui montrent des différences


Les satellites Europe et Encelade, en orbite respectivement autour de Jupiter et de Saturne, ont un point commun, outre la nature de leur surface (de la glace d'eau) : ils semblent tous les deux émettre des panaches d'eau liquide au niveau d'un de leurs pôles à travers de larges fissures de leur croûte. Une observation en absorptiométrie UV qui avait été effectuée par la sonde Cassini sur le panache d'Encelade permet aujourd'hui de comparer les deux phénomènes et de montrer de grosses différences.




lundi 29 avril 2019

Des jets de trous noirs désalignés et en rotation


V404 Cygni est un système binaire situé à une distance de 8000 années-lumière. Il est constitué d'un trou noir stellaire et d'une étoile compagne dont le trou noir aspire la matière. Ce faisant, il produit une émission de rayons X énergétiques via le disque de matière en accrétion. Suite à son réveil en 2015 après une accalmie de 26 ans, des astronomes viennent d'y observer un comportement étonnant...