lundi 25 mars 2019

Europe : des mouvements océaniques étonnants induits par le champ magnétique de Jupiter


C'est la sonde Galileo qui a l'orée des années 2000 avait permis de conclure à la présence d'un océan liquide sous la croûte glacée d'Europe, satellite de Jupiter. Deux chercheurs français viennent aujourd'hui de montrer que cet océan devait avoir des mouvements très particuliers, induits par le champ magnétique de Jupiter. Ces mouvements océaniques pourraient contribuer à l'apparition des structures très singulières qui sont visibles à la surface du satellite Galiléen.  




samedi 23 mars 2019

Découverte d'une deuxième galaxie sans matière noire


Il y a un an, souvenez-vous, une équipe d'astronomes annonçait la découverte d'une galaxie ne contenant pas du tout de matière noire : NGC1052-DF2. Cette découverte a soulevé pas mal de controverses, certains tentant d'expliquer qu'il ne s'agissait pas vraiment d'une galaxie, d'autres expliquant que la méthode utilisée était biaisée, et d'autres tentant de montrer qu'une erreur aurait été commise sur la distance de la galaxie, ce qui renverserait complètement la conclusion. Aujourd'hui, la même équipe, menée par Pieter Van Dokkum, annonce la découverte d'une deuxième galaxie sans matière noire, qui est située dans le même groupe de galaxies...




mercredi 20 mars 2019

Découverte d'une connexion entre le centre galactique et les Bulles de Fermi


Une équipe d'astrophysiciens vient de découvrir l'existence de deux zones de gaz surchauffé s'étendant sur 500 années-lumière de part et d'autre du disque galactique. Elles sont situées exactement à la base de ce qu'on appelle les Bulles de Fermi, ces vastes étendues d'émission gamma qui reflètent probablement  une activité passé du trou noir de notre galaxie Sgr A*.




dimanche 17 mars 2019

M82-X2 : une source X Ultra-Lumineuse à longue période (incomprise)


La galaxie M82 abrite dans sa région centrale pas moins de 4 sources brillantes de rayons X très proches les unes des autres, dont deux extrêmement lumineuses, qui sont classées comme des sources X ultra-lumineuses (des ULX, Ultra Luminous X-ray sources) : M82-X1 et M82-X2. Une pulsation de rayons X étonnante de période d'environ 60 jours avait été détectée en provenance de M82 depuis quelques années, et une équipe peut aujourd'hui affirmer qu'elle provient de la source M82-X2, sans pouvoir expliquer le phénomène qui est à son origine...




jeudi 14 mars 2019

Une étoile hypervéloce éjectée par le disque galactique


Il n'y a pas que les trous noirs supermassifs qui peuvent éjecter des étoiles à grande vitesse, c'est la conclusion à laquelle une équipe de chercheurs américains vient d'arriver en retraçant la trajectoire passée d'une des étoiles les plus véloces qui est en train de quitter le disque de notre galaxie...




mercredi 13 mars 2019

Grosse éruption solaire il y a 2679 ans


Une très forte éruption solaire a atteint la Terre en -660, elle a pu être détectée aujourd'hui par les traces laissées dans des arbres multicentenaires et des carottes glaciaires sous la forme de radioisotopes caractéristiques.

Le soleil produit parfois des flux de particules chargées importants, des protons qui sont accélérés par des reconnexions magnétiques apparaissant lors d'éruptions solaires, ou dans des ondes de choc associées à des éjections de masse coronale.
Ces protons suivent alors une trajectoire le long des lignes de champ magnétique qui peut ou non intercepter la trajectoire de la Terre le long de son orbite autour du Soleil. Lorsque de tels flux atteignent la Terre, ils peuvent devenir une véritable menace pour nos sociétés fondées sur des réseaux électriques, très vulnérables, sans compter les transports aériens où les systèmes satellitaires.
Les éruptions et autres tempêtes solaires sont suivies de près seulement depuis environ 60 ans, que ce soit par des détecteurs au sol ou bien en orbite. Pour connaître les événements antérieurs, des traces cosmogéniques doivent donc être recherchées. Or, les protons énergétiques en bombardant l'atmosphère de la Terre, produisent des réactions nucléaires qui vont mener à la formation de plusieurs isotopes radioactifs : le carbone-14 (réaction (p,n) sur l'azote-14), le Béryllium-10 (réaction (p,𝛼) sur l'azote-14, ainsi que le chlore-36 (réaction (p,2p) sur l'argon-37)

Paschal O’Hare (Université de Lund) et ses collaborateurs internationaux, pour étudier les différents événements qui ont pu toucher ainsi la Terre, se sont intéressés aux glaciers du Groenland, dont les couches successives renferment l'historique de l'atmosphère terrestre sur plusieurs milliers d'années, et notamment les divers isotopes radioactifs présents au temps T.
L'analyse de deux carottes de glace montre une très importante augmentation de ces trois isotopes environ 2610 ans avant le "Présent" (en géochronologie, le "Présent" est le temps de référence, qui correspond à l'année 1950. Cette brutale montée de rayonnement cosmique solaire a donc eu lieu vers -660.

Cet événement est seulement le troisième du genre a avoir pu être reconnu comme tel dans les archives naturelles terrestres. Les deux autres ont eu lieu respectivement en 775 de notre ère puis en 994. Ces deux événements, qui avait pu être détectés grâce à l'analyse du carbone-14 des anneaux de troncs d'arbres multicentenaires ont d'ailleurs été confirmés par les analyses isotopiques des chercheurs qui publient cette semaine leur résultats dans les Proceedings of the National Academy of Sciences of the USA. L'événement de -660 est 10 fois plus puissant que l'événement du 23 février 1956 qui était celui le plus intense mesuré par des instruments (1,8 × 109 protons/cm² de plus 30 MeV), et  il est comparable avec l'événement le plus violent "enregistré", celui de 775. Le flux de protons de plus de 30 MeV aurait atteint 2,09 × 1010 protons/cm², de quoi avoir des conséquences très importantes sur une société technologique.
Si seulement du carbone-14 avait été trouvé, l'origine solaire serait incertaine, le carbone-14 ayant pu être produit par des rayons cosmiques galactiques issus d'une explosion de supernova proche. Mais le fait de trouver en même temps du Béryllium-10 et du Chlore-36, tous les deux des produits de réactions de spallation par des protons énergétiques, fait résolument pencher les chercheurs vers une brutale activité solaire.

Ce que montrent surtout ces résultats, c'est que bien que des telles tempêtes solaires soient rares, elles apparaissent néanmoins récurrentes et reflètent la nature un peu instable de notre étoile, contre laquelle nous ne pouvons rien faire...


Source

Multiradionuclide evidence for an extreme solar proton event around 2,610 B.P. (∼660 BC)
Paschal O’Hare et al. 
Proceedings of the National Academy of Science (March 11, 2019)


Illustrations

1) Vue d'artiste d'une tempête solaire (NASA)

2) Evolution de la concentration en radioisotopes (Paschal O’Hare et al., PNAS)

samedi 9 mars 2019

Neutrinos stériles : MINOS+ contredit MiniBooNE


L'expérience américaine MINOS+, dédiée à l'étude de l'oscillation des neutrinos, vient de fournir ses derniers résultats. Les nouvelles données paraissent exclure l'existence d'un quatrième type de neutrino qui serait stérile et massif, contredisant les récents résultats de l'expérience concurrente MiniBooNE. La particule candidate alternative pour la matière noire est donc un peu mal en point...




jeudi 7 mars 2019

Nouvelle valeur pour la masse de notre Galaxie


La masse totale de notre galaxie vient d'être mesurée avec une bonne précision grâce aux télescopes spatiaux Gaia et Hubble : 1540 milliards de masses solaires, pour une quantité de 200 milliards d'étoiles.




mercredi 6 mars 2019

La galaxie du Cigare dévoilée par le télescope volant SOFIA


M82 est une galaxie bien connue des astronomes amateurs qui aiment parcourir  la constellation de la Grande Ourse; on l'appelle la galaxie du Cigare, un nom qui lui a été donné à cause de sa forme très particulière. Elle est aussi connue pour fabriquer des étoiles à un rythme 10 fois plus élevé que notre galaxie, plutôt rare pour une galaxie proche. Une étude approfondie utilisant le télescope volant SOFIA vient de montrer que le "vent" de matière en provenance du centre de M82 est parfaitement aligné avec son champ magnétique.




samedi 2 mars 2019

Détection de nouvelles superbulles galactiques


Des astrophysiciens viennent de découvrir dans le domaine des rayons X deux "superbulles" qui s'étendent de part et d'autre du trou noir supermassif de la galaxie NGC 3079 sur plusieurs milliers d'années-lumière. Des structures très similaires aux "bulles de Fermi" qui avaient été détectées il y a huit ans dans le domaine des rayons gamma de part et d'autre du plan de notre galaxie...




jeudi 28 février 2019

Super-Kamiokande à l’affût des neutrinos des supernovas


50 000 tonnes d'eau ultra-pure et 11 200 détecteurs de lumière Cherenkov, Super-Kamiokande, installé 1000 m sous terre, près de Hida au centre du Japon, est sans conteste le détecteur de neutrinos souterrain le plus grand dans son genre. Pour la première fois depuis 10 ans, il vient d'être entièrement vidé et va être modifié en ajoutant du gadolinium dans son eau, ce qui va enfin permettre de détecter des neutrinos issus de supernovas lointaines.




dimanche 24 février 2019

La matière noire peut complètement remplacer l'énergie noire


Voilà une étude théorique très très intéressante, effectuée par des physiciens indiens : en prenant en compte un terme de viscosité pour la matière noire, ils parviennent à produire une expansion cosmique accélérée, jusqu'à expliquer complètement l'effet associé à ce qu'on appelle l'énergie noire...




jeudi 21 février 2019

Observation d'un jet de matière traversant le résidu de la fusion d'étoiles à neutrons


L’événement de fusion de deux étoiles à neutrons qui a été détecté à la fois par des ondes gravitationnelles et par une multitudes d'observations électromagnétiques le 17 août 2017 a-t-il laissé derrière lui une très grosse étoile à neutrons ou bien un trou noir de faible masse ? Aujourd'hui, des observations en ondes radio par de très nombreux radiotélescopes en interférométrie, effectuées 207 jours après le cataclysme montrent qu'un jet de matière structuré et très véloce est en train de s'échapper des résidus de la collision, signe évident de la présence d'un trou noir.




mercredi 20 février 2019

L'atmosphère de la Terre s'étend au-delà de la Lune...


Le saviez-vous ? la Lune se trouve à l'intérieur de l'atmosphère de la Terre! Les couches gazeuses entourant notre planète s'étendent en effet jusqu'à 630 000 km, presque deux fois plus loin que la distance de la Lune. Des mesures effectuées grâce au satellite SOHO viennent de mettre en évidence cette curiosité.




lundi 18 février 2019

Les orages sous très haute tension


Les nuages d'orages peuvent produire une tension électrique jusqu'à plus de 1 milliard de volts. C'est ce que des chercheurs indiens, américains et japonais ont réussi à montrer en mesurant comment est affecté le flux de muons cosmiques lors d'un gros orage. C'est 10 fois plus que les plus hautes valeurs estimées jusque là.




samedi 16 février 2019

Ruprecht 147, l'amas d'étoiles oublié qui se dissout dans la Voie Lactée

Ruprecht 147, ce nom ne vous dit peut-être rien... et pourtant, cet amas d'étoiles situé à 1000 années-lumière, également catalogué sous le nom NGC 6774, est sans doute l'amas d'étoiles le plus ancien situé à proximité du Soleil. Une équipe d'astronomes s'est penché sur cet amas un peu oublié avec les données astrométriques de Gaia, et montre qu'il est en train de se dissoudre à grande vitesse.




mardi 12 février 2019

Andromède : Pulsars Millisecondes et Excès de Rayons Gamma


Le télescope spatial Fermi-LAT, dédié à la détection des rayons gamma, a observé depuis sa mise en service il y a 10 ans un excès d'émission gamma diffuse en provenance du centre de notre Galaxie ainsi que de celui de la galaxie d'Andromède. Ces excès peuvent être attribués selon les spécialistes à deux phénomènes qui sont difficilement distinguables : la présence d'une grande population de pulsars millisecondes, ou bien l'annihilation de particules de matière noire. Une réanalyse des données enregistrées sur Andromède conduit aujourd'hui une équipe d'astrophysiciens à montrer que les pulsars millisecondes ne peuvent pas être seuls responsables de ces photons gamma...




dimanche 10 février 2019

Voyager 1, trous noirs primordiaux et matière noire


Comment savoir combien de trous noirs primordiaux microscopiques peuplent notre Galaxie et si ils peuvent contribuer significativement à sa masse manquante (matière noire) ? Il suffit de détecter leur rayonnement de Hawking, pardi, puisqu'ils sont minuscules... C'est ce qu'ont fait deux astrophysiciens français en mesurant des électrons et des positrons de faible énergie qui seraient issus de l'évaporation de tels trous noirs. Et pour mesurer ces particules de faible énergie, ils ont été obligés d'utiliser le détecteur le plus éloigné du Soleil que nous ayons à notre disposition : la vieille sonde Voyager 1 qui est sortie de l'héliosphère...




jeudi 7 février 2019

Découverte d'un disque salé autour d'une jeune étoile

Une équipe d'astronomes vient de détecter la présence de sel (du chlorure de sodium), et d'autres composés salés dans le disque de poussières qui entoure une jeune étoile massive, Orion Source I, située derrière la Nébuleuse d'Orion. C'est la première fois que ces molécules inorganiques sont observées dans un tel environnement, alors qu'elles ont toujours été observées dans les couches externes d'étoiles mourantes. 




dimanche 3 février 2019

AMS-02 met en évidence deux populations distinctes de positrons dans le rayonnement cosmique


Depuis la publication de leurs premiers résultats en 2013, les chercheurs exploitant le détecteur orbital AMS-02 ont toujours détecté un excès de positrons (ou antiélectrons) dans le rayonnement cosmique. Aujourd'hui, ils publient leur tout nouveaux résultats avec 5 ans de données en plus, notamment dans la partie haute du spectre en énergie des positrons, et on observe une nouveauté : le flux de positrons commence à décliner, faisant désormais apparaître très nettement deux populations distinctes de positrons : une population à basse énergie, qui peut être expliquée, et la seconde à haute énergie qui est aujourd'hui inexplicable...




samedi 2 février 2019

Découverte par hasard d'une galaxie naine proche et isolée


La sérendipité a souvent du bon. En voilà encore la preuve par la découverte fortuite d'une minuscule galaxie en arrière plan d'un amas globulaire dans lequel des astrophysiciens cherchaient des étoiles naines blanches pour mesurer l'âge de l'amas. Cette galaxie naine à la particularité d'être très isolée...




vendredi 1 février 2019

Curiosity dévoile un sous-sol martien poreux dans le cratère Gale


Le sous-sol du cratère Gale, où évolue le rover Curiosity est moins dense que ce qu'on attendait. La densité des roches y a été mesurée grâce à une technique très originale consistant à mesurer les effets gravitationnels infimes produits par la variation des roches du sous-sol avec les données des accéléromètres du rover qui sont utilisés normalement pour contrôler les mouvements du robot.




mercredi 30 janvier 2019

La Constante Cosmologique ne serait pas... constante dans le temps


Une toute nouvelle détermination de la distance de quasars très lointains par une méthode innovante vient d'être publiée. Ces mesures des émissions de quasars à la fois en rayons X et en UV indiquent que le taux d'expansion de l'Univers à une époque aussi reculée que 1 milliard d'années seulement après le Big Bang est différent de ce à quoi on s'attendait, suggérant que la densité de l'énergie sombre augmente dans le temps, de quoi bouleverser le modèle standard 𝛬CDM...




samedi 26 janvier 2019

Simuler l'origine des jets des trous noirs


Ce n'est pas sans ironie que les trous noirs, ces astres invisibles, sont trouvés dans les endroits les plus brillants qui existent. C'est la force de gravitation énorme qu'ils produisent à leur proximité qui est à l'origine du rayonnement de la matière qui leur tourne autour avant d'être absorbée. L'autre source de leur rayonnement, les jets de plasma qui apparaissent au niveau de leurs pôles, est produite indirectement par les champs magnétiques qui sont induits par cette matière chargée électriquement qui tourne à une vitesse démesurée. Ces jets de particules apparaissent orthogonaux au plan du disque d'accrétion et du plan équatorial du trou noir. Aujourd'hui une équipe de physiciens américains et français vient de montrer par une simulation avancée comment ces particules de plasma sont transportées au voisinage d'un trou noir et comment elles parviennent à lui pomper son énergie de rotation... 




jeudi 24 janvier 2019

Indice d'un lien intime entre supernova et sursaut gamma


Quand une étoile massive meure, il apparaît parfois au moment de l'explosion de la supernova un jet de particules et de rayonnement qui traverse l'enveloppe éjectée et y laisse une empreinte. Lorsque ce jet est vu avec un faible angle de visée, on observe une bouffée de rayons gamma (une GRB). Une étude qui vient d'être publiée montre pour la première fois en détails la trace du jet laissée dans l'enveloppe en expansion. 




lundi 21 janvier 2019

Nouvelle image très détaillée de la source radio Sgr A*

Avant d'être le nom du trou noir supermassif de notre galaxie, Sgr A* est avant tout une source de rayonnement radio, qui est produite par l'entourage très proche de ce trou noir à qui on a donné le nom après coup. Imager la source radio Sgr A* avec une toujours plus grande précision va permettre à terme d'apercevoir la silhouette du trou noir. L'image obtenue aujourd'hui est un des jalons importants de cette quête car elle donne des indices précieux sur la géométrie de l'engin sous-jacent.




dimanche 20 janvier 2019

Un troisième trou noir de grande masse trouvé vers le centre de notre galaxie


Outre le trou noir supermassif Sgr A* situé exactement au centre de notre galaxie, on estime dans notre galaxie le nombre de tous noirs de masse stellaire à environ 100 millions, voire plus (environ 60 d'entre eux ont été détectés à ce jour). Récemment, en 2016 et 2017, deux observations avaient été reportées suggérant cette fois la présence vers la zone centrale de notre galaxie de très gros trous noirs, de plus de 10 000 masses solaires, des trous noirs dits de masse intermédiaire. Aujourd'hui, un troisième candidat est annoncé, avec une masse de 32 000 masses solaires, qui serait situé à seulement 23 années-lumière du supermassif Sgr A*. 




vendredi 18 janvier 2019

Saturne : des anneaux toujours plus jeunes


Une récente étude à partir de données de la sonde Cassini avait montré que les anneaux de Saturne allaient disparaître dans seulement quelques centaines de millions d’années (voir ici). Aujourd’hui, une nouvelle étude produite elle aussi avec les dernières données de la sonde Cassini estime la masse totale des anneaux et montre que leur âge doit être revu fortement à la baisse : ils auraient entre 10 et 100 millions d’années...




jeudi 17 janvier 2019

Découverte d'un disque protoplanétaire incliné à 90° autour d'un couple d'étoiles


Un disque protoplanétaire situé autour d'un couple d'étoiles, ce n'est pas nouveau, mais si ce disque de gaz et de poussières est incliné de 90° par rapport au plan formé par les deux étoiles, voilà une jolie découverte. Ce disque protoplanétaire tout à fait atypique vient d'être observé grâce au réseau ALMA.



lundi 14 janvier 2019

Le Pôle Nord Magnétique bouge très vite


Le pôle nord magnétique bouge à grande vitesse et les spécialistes ne savent pas trop pourquoi. Il a quitté le Canada pour se diriger vers la Sibérie. Le pôle nord magnétique n'a jamais été aussi proche du pôle nord géographique depuis que l'on mesure sa position avec précision, depuis plus d'un siècle...




samedi 12 janvier 2019

L'hypothèse de la supernova se renforce pour le phénomène AT2018cow


Le 16 juin dernier, le télescope hawaïen ATLAS (Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System) détectait un phénomène transitoire très atypique, qui ressemblait à une supernova, mais  extrêmement lumineuse, dans une galaxie située à 200 millions d'années-lumière : AT2018cow, avec une luminosité 10 à 100 fois plus élevée qu'une supernova classique. Les astronomes ont suivi l'évolution du phénomène durant les 100 jours qui ont suivi et viennent de trouver une source de rayons X au cœur du résidu, conduisant vers sa nature...




vendredi 11 janvier 2019

La vitesse de rotation d'un trou noir mesurée grâce à la destruction d'une étoile


La vitesse de rotation d'un trou noir a pu être mesurée assez précisément grâce à l'observation du rayonnement X des débris d'une étoile déchirée par le trou noir. Une rotation flashée à 70% de la vitesse de la lumière...



mercredi 9 janvier 2019

Une deuxième FRB répétitive enfin détectée


FRB121102 n'est plus unique! Une équipe d'astrophysiciens vient de détecter une deuxième FRB répétitive (Fast Radio Burst, bouffée rapide d'ondes radio). L'équipe canadienne qui exploite le radiotélescope CHIME en profite pour détecter 13 nouvelles FRB en un temps record, augmentant considérablement la population de ces bouffées radio à l'origine encore mystérieuse.



mardi 8 janvier 2019

Une matière noire détectable grâce aux pulsars


Les axions, particules de matière noire encore hypothétiques, pourraient révéler leur présence grâce aux étoiles à neutrons. C'est ce que suggère une équipe de physiciens américains qui propose d'exploiter le champ magnétique hors norme des étoiles à neutrons comme sonde à axions.




vendredi 4 janvier 2019

Prochaine collision de notre Galaxie prévue dans 2,4 milliards d'années


Notre galaxie n'est pas une galaxie spirale très normale, premièrement parce que son trou noir supermassif est 10 fois trop petit, deuxièmement parce que son halo stellaire semble posséder moins d'éléments lourds que des galaxies spirales "normales" et enfin parce que sa galaxie satellite principale, le Grand Nuage de Magellan (LMC), est anormalement grande. Des nouvelles simulations viennent de montrer que tout cela pourrait changer plus tôt que prévu avec la collision de la Voie Lactée avec le LMC, dans "seulement 2,4 milliards d'années.




jeudi 3 janvier 2019

Un disque protoplanétaire dédoublé et à inclinaisons différentes


Pour la première fois, des astronomes ont observé finement un disque protoplanétaire très distordu. Il semble composé de deux disques inclinés différemment autour de l'étoile d'à peine quelques dizaines de milliers d'années, ce qui pourrait expliquer pourquoi certaines planètes ont des orbites inclinées par rapport au plan de rotation "normal" autour de l'étoile.