11/09/20

Matière Noire : une anomalie dans les amas de galaxies révélée par lentilles gravitationnelles


Que se passe-t-il dans les halos de matière noire constituant les amas de galaxies ? Des observations d’effets de lentilles gravitationnelles dans 11 amas de galaxies montrent une anomalie : les sous-structures des amas (les halos de galaxies) apparaissent dix fois plus efficaces pour produire des événements de lentilles fortes que ce que prédisent les simulations. Un défaut systématique dans les simulations (des hypothèses incorrectes sur les propriétés de la matière noire) sont donc suggérées... Une étude publiée dans Science.

09/09/20

Curiosité isotopique dans les nébuleuses planétaires


Une équipe d'astrophysiciens vient de mesurer l'abondance isotopique en carbone-13 d'un grand nombre de nébuleuses planétaires, dont certaines bien connues des astronomes amateurs comme la nébuleuse de l'Hélice ou la nébuleuse de la Lyre. Ils trouvent une valeur anormalement élevée pour le carbone-13 par rapport au carbone-12, ce qui met sur la piste d'un phénomène explosif impliquant une capture de protons lors de la naissance de ces nébuleuses. Une étude parue dans The Astrophysical Journal Letters.

06/09/20

Matière noire : une explication à l'absence de détection indirecte par annihilation


La matière noire, on le sait, doit se condenser en halos de toutes tailles. De nouvelles simulations très détaillées qui explorent 20 ordres de grandeur pour la masse de ces halos de matière noire viennent de montrer une similitude dans la relation masse-densité de ces halos, à partir d'une masse de 10-5 masses solaire (la masse d'une planète) jusqu'à 1015 masses solaires (la taille d'un gros amas de galaxies). Cette nouveauté a des implications importantes sur le potentiel de détection indirecte de la matière noire par annihilation dans les galaxies. Une étude publiée dans Nature cette semaine.


04/09/20

Observation de trois anneaux de poussière très désalignés et tordus autour d'un trio d'étoiles


Le réseau de radiotélescopes ALMA vient encore de nous offrir une jolie image d’un système stellaire en formation. Celui-ci s’avère particulier car il contient 3 étoiles et montre un disque de gaz et de poussières très déformé avec des anneaux de matière désalignés entre eux. Une étude parue dans Science


02/09/20

Détection d'un trou noir de 142 masses solaires par ses ondes gravitationnelles de fusion


C’est du très lourd ! Les collaborations LIGO et Virgo (encore elles) viennent de publier la découverte aujourd’hui du plus gros trou noir issu d’une fusion, et ce trou noir est le premier à dépasser le seuil des 100 masses solaires, ce qui signifie que c’est le premier trou noir de masse intermédiaire qui est clairement identifié, une graine de trou noir supermassif… Deux études sont publiées simultanément, la première sur la détection dans Physical Review Letters et la seconde sur les implications astrophysiques de cette découverte dans The Astrophysical Journal Letters


01/09/20

Europe : une bascule très importante de sa croûte de glace trahie par ses fissures


Des astronomes viennent de découvrir que la croûte glacée de Europe, satellite de Jupiter qui abrite un océan liquide, s'est complètement réorientée en pivotant de près de 70° par rapport à son axe de rotation il y a seulement quelques millions d'années. Les pôles actuels de Europe ne sont pas du tout là où ils étaient il y a quelques millions d'années... Une étude parue dans Geophysical Research Letters.


29/08/20

Une fusion de trous noirs très asymétrique très riche en informations


L'article en mode prépublication était sorti au mois d'avril dernier, et c'est seulement cette semaine qu'il est publié dans Physical Review D et que nous pouvons donc en parler. Je veux parler de la belle découverte des collaborations LIGO/Virgo de la fusion de deux trous noirs de masses très différentes, l'événement gravitationnel GW190412 qui remonte au 12 avril 2019. Avec 8 et 30 masses solaires, ce duo fut le premier couple de trous noirs asymétrique a être observé, mais il est vrai qu'il a été très vite éclipsé en juin dernier par la découverte (et la publication rapide) passionnante il est vrai d'un autre système encore plus asymétrique avec un trou noir de 23 masses solaires et un objet compact indéterminé de 2,6 masses solaires (GW190814 détecté le 14 août 2019). Mais il nous faut revenir sur ce premier couple asymétrique détecté seulement trois semaines après le début du troisième run d'observation des interféromètres gravitationnels car il a permis aux chercheurs de tester la Relativité Générale comme jamais auparavant et de bien mieux caractériser les trous noirs.


Aux sources de l'eau terrestre


L'origine de l'eau que l'on trouve sur Terre a été un long sujet de débat parmi les scientifiques. D'après les modèles de formation du système solaire, la Terre, en tant que planète interne du système, ne devrait pas posséder d'eau. C'est donc un scénario impliquant l'apport d'eau par des corps externes (comètes) qui est privilégié, avec l'arrivée d'un bombardement de corps glacés, et le besoin d'expliquer une telle perturbation. Mais une nouvelle étude effectuée par des chercheurs français vient remettre ce scénario en cause : finalement les roches du système solaire interne contiendraient largement suffisamment d'eau pour expliquer la teneur de notre planète. Une étude parue cette semaine dans Science.


27/08/20

Mégaconstellations de satellites vs. Astrophysique : 1 - 0


Les mégaconstellations de satellites qui sont en cours de déploiement vont fondamentalement modifier l’astronomie et l’astrophysique. Une nuit sans aucun passage de satellite ne sera plus jamais la norme. Si les 100 000 (ou plus) satellites en orbite basse qui sont proposés par différentes sociétés spatiales parmi lesquelles SpaceX, Amazon, Oneweb, et d’autres encore, sont déployés, aucune combinaison de méthodes ne permettra de réduire efficacement l’impact de leur éclat dans le ciel nocturne sur les programmes d’observation astronomique. Ces conclusions viennent d’être rendues publiques dans un rapport conjoint de l’American Astronomical Society et du consortium NOIRLab qui regroupe de nombreux observatoires astronomiques américains financés par la National Science Foundation (NSF). Ce rapport est disponible en ligne ici.


25/08/20

Des reconnexions magnétiques à l'intérieur d'un jet de trou noir supermassif


Des flux de photons gamma intermittents ont été détectés en provenance du coeur du quasar 3C279, le signe caractéristique d'un phénomène de reconnexion magnétique. Ces reconnexions magnétiques semblent se produire à l'intérieur du jet de plasma qui est induit par le trou noir supermassif. Une étude publiée dans Nature Communications.


23/08/20

Du gaz moléculaire froid détecté dans le vent galactique


Le centre de notre galaxie est le siège d'un intense vent de gaz interstellaire. Des nouvelles observations y révèlent la présence de coeurs de gaz moléculaire froids à l'intérieur de nuages d'hydrogène atomique chauds, en train d'être projetés depuis le centre galactique. L'origine de ces globules de gaz entraînés par le vent galactique est mal comprise. L'étude est parue dans Nature cette semaine.


21/08/20

Le résidu de la supernova de Kepler en expansion très rapide


La supernova dont a pu être le témoin Johannes Kepler en 1604 est la dernière supernova galactique en date visible à l’oeil nu, déjà plus de 400 ans…. Aujourd’hui, son résidu forme une jolie nébuleuse, située à environ 20 000 années-lumière. Des nouvelles observations en rayons X de cette nébuleuse indiquent qu’elle s’étend toujours, et à très grande vitesse ! ce qui permet de mieux la cerner. Une étude publiée dans The Astrophysical Journal.


20/08/20

La naine blanche qui a survécu à sa propre explosion


SDSS J1240+6710 est une étoile naine blanche unique en son genre. Non seulement elle se déplace à une vitesse très élevée (250 km/s), mais en plus elle est toute petite et possède une composition très atypique... Cette naine blanche aurait survécu à une supernova foirée. Une étude parue dans les Monthly Notices of the Royal Astronomy.


18/08/20

Étonnante émission gamma périodique d'un nuage de gaz induite par un microquasar


Un nuage de gaz anodin qui émet des rayons gamma périodiquement tous les 162 jours, c'est une source bizarre qu'on trouvée une équipe d'astrophysiciens à 15000 années-lumière d'ici dans la constellation de l'Aigle... Mais ce nuage de gaz se trouve être situé à 100 années-lumière d'un objet unique dans notre galaxie, un microquasar qui se trouve avoir une période de précession exactement égale à la période des émissions gamma observées... Le lien paraît évident, mais on ne comprend pas (encore) bien comment ça se passe... une étude publiée dans Nature Astronomy.


17/08/20

La baisse de luminosité de Bételgeuse expliquée par des observations antérieures


La diminution très importante de luminosité de Bételgeuse de l'hiver dernier, suivie de son retour à la normale 6 mois plus avait pu être expliquée quelques mois plus tard par la présence d'un gros nuage de gaz et de poussière occultant une bonne partie de l'étoile. Une nouvelle étude effectuée à partir d'observations avec le télescope Hubble vient confirmer définitivement cette première conclusion, en montrant la présence d'un gros flux de plasma dans l'enveloppe de Bételgeuse dans les trois mois précédant la chute brutale de luminosité, et qui aurait produit un énorme nuage de poussière... Une étude parue dans The Astrophysical Journal.