mardi 16 août 2022

Les étoiles à neutrons accélérées par une "fusée à neutrinos"


Les pulsars sont très souvent animés d'une vitesse qui peut être très élevée et que leur étoile progénitrice n'avait pas avant d'exploser en supernova. Ce phénomène a été observé très tôt après la découverte des premiers pulsars à la fin des années soixante et a souvent été associé à l'asymétrie possible de l'explosion. Mais aujourd'hui, une équipe chinoise vient de mettre le doigt sur un processus qui expliquerait cette accélération de l'étoile à neutrons et en même temps pourquoi la direction du mouvement semble parallèle à son axe de rotation. Il implique les neutrinos et les antineutrinos... Les chercheurs chinois publient leur étude dans The Astrophysical Journal.

vendredi 12 août 2022

Observation d'un disque circumplanétaire grâce à son gaz


Une équipe d’astrophysiciens a détecté le gaz d’un disque circumplanétaire entourant une planète en formation, lui-même engoncé dans le disque circumstellaire d’une jeune étoile nommée AS 209. L’étude est publiée dans The Astrophysical Journal Letters.

mardi 9 août 2022

Détection de la rémanence millimétrique d'un sursaut gamma court


Une équipe de chercheurs a observé pour la première fois la lumière rémanente d’une fusion d’étoiles à neutrons en ondes millimétriques, qui avait produit un sursaut gamma de courte durée. La découverte a été faite à l’aide du réseau de radiotélescopes ALMA et est publiée par The Astrophysical Journal Letters.

samedi 6 août 2022

Un grand coeur dilué pour Jupiter (aussi)


La sonde Juno a mesuré le champ de gravité de Jupiter pour déterminer la forme et la dimension du noyau de la planète géante. La modélisation effectuée à partir des mesures conduit à un noyau de type dilué contenant des éléments lourds, jusqu'à environ 63% du rayon de la planète, confirmant des résultats qui allaient dans le même sens concernant Saturne. L'étude est publiée dans The Planeterary Science Journal.

jeudi 4 août 2022

Des superbulles à l'origine de l'accélération des rayons cosmiques


Jusqu’à quelle énergie des protons peuvent-ils être accélérés dans les superbulles autour des amas stellaires massifs ? C’est pour répondre à cette question fondamentale qu’une équipe de chercheurs du Max Planck Institut für Kernphysik a étudié plusieurs scénarios. Ils publient leur étude dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

mardi 2 août 2022

Un trou noir dormant découvert dans le Grand Nuage de Magellan


Une équipe internationale publie la découverte d’un trou noir stellaire quasi indétectable, situé dans un système binaire accompagné d’une étoile géante. Ce type de trou noir est appelé un trou noir « dormant », et l’étude est publiée dans Nature Astronomy...

samedi 30 juillet 2022

Découverte de l'étoile à neutrons la plus massive : 2,35 masses solaires


Le pulsar PSR J0952-0607 (J0952) a été découvert par Bassa et al. en 2017 avec une période de rotation de 1,41 ms, ce qui en fait l'une des étoiles à neutrons à la rotation la plus rapide du disque de la Voie Lactée. Il s'agit d'un pulsar de type " veuve noire " dont l'étoile compagne de faible masse est dépouillée par le pulsar, irradiée et évaporée par sa luminosité. Aujourd'hui, une équipe d'astrophysiciens est parvenue à observer la très faible lumière de la petite étoile compagne, ce qui permet de déduire la masse de l'étoile à neutrons, et c'est le record absolu de masse, très proche de la valeur maximale théorique : 2,35 masses solaires! L'étude est publiée dans The Astrophysical Journal Letters.

jeudi 28 juillet 2022

Découverte d'un FRB répétitif avec une périodicité de pulsar


La collaboration CHIME/FRB a détecté un FRB pas comme les autres le 21 décembre 2019. FRB 20191221A est ce qu'on appelle un FRB répétitif, montrant plusieurs sursauts, mais la nouveauté majeure avec cette source, c'est que chaque sursaut a une séparation périodique de 216,8 ms très exactement. Neuf sursauts ont été détectés pendant environ 3 secondes et puis plus rien. L'étude est publiée dans Nature.

jeudi 7 juillet 2022

Une solution pour la naissance des graines des trous noirs supermassifs



Une équipe internationale montre grâce à des simulations que les premiers trous noirs supermassifs seraient nés dans des gros réservoirs de gaz turbulents de l'Univers primordial, sans avoir recours à des environnements exotiques finement réglés, contrairement à ce que l'on pensait depuis près de vingt ans. L’étude est publiée dans Nature cette semaine. 

mardi 5 juillet 2022

Puppis A, le curieux résidu de supernova cubique


Puppis A est un résidu de supernova vraiment curieux : plutôt que d’exhiber une forme à peu près sphérique, il apparaît quasi cubique dans les images obtenues en rayons X. Une équipe de chercheurs s’est penchée sur les processus qui pourraient produire une telle forme. De nombreuses simulations finissent par donner une réponse. Ils publient leur étude dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

samedi 2 juillet 2022

Exoplanètes : superTerres ou miniNeptunes, mais pas entre les deux...


Plus de 5000 exoplanètes ont été détectées à ce jour et plusieurs milliers attendent sagement d'être confirmées. Ce grand nombre a permis de faire des études statistiques sur la population des planètes. Il est notamment apparu qu'il existait un gap dans la taille de ces exoplanètes à 1,9 rayons terrestres, séparant les "superTerres" de rayon inférieur et les "miniNeptunes" de rayon supérieur. Des chercheurs chinois ont voulu savoir si les propriétés des étoiles pouvaient influer sur cet intervalle séparant les deux types de planètes. Ils publient leurs résultats dans The Astronomical Journal.

mardi 28 juin 2022

Durée très courte pour l'effondrement du coeur d'une étoile lors d'une supernova


Une équipe d'astrophysiciens japonais a déterminé la durée de l'effondrement du coeur d'une étoile lors d'une supernova, d'une manière indirecte. Le phénomène a lieu en moins de 0,3 seconde... L'étude est parue dans The Astrophysical Journal.

vendredi 24 juin 2022

Mesure directe de la vitesse d'impulsion d'un pulsar


Le mouvement propre d'un pulsar issu d'une supernova a été observé directement par son observation à 10 ans d'intervalle. C'est grâce à des mesures en rayons X avec Chandra que la vitesse de J1124–5916 a ainsi pu être déterminée, ainsi que la date de la supernova d'où il provient. L'étude est publiée dans The Astrophysical Journal. 

mercredi 22 juin 2022

Jupiter a une enveloppe inhomogène qui révèle le scénario de sa formation


Une équipe d'astronomes a exploité les données de la sonde Juno en orbite de Jupiter pour modéliser l'intérieur de la planète géante et comprendre pourquoi elle contient autant d'éléments lourds révélés par Juno. Ils en arrivent à la conclusion que Jupiter aurait grossie en absorbant de grosses roches de l'ordre de 1 km de diamètre lors de sa formation. L'étude est parue dans Astronomy&Astrophysics.

dimanche 19 juin 2022

Neutrinos : nouvelle observation de l'"Anomalie du Gallium"


C'est un très bel exemple de ce que pouvaient faire des physiciens états-uniens et russes lorsqu'ils collaboraient encore. L'article dont nous parlons aujourd'hui a été reçu par la Physical Review Letters le 23 septembre 2021, et a été accepté pour publication le 28 février 2022, 4 jours après l'invasion russe de l'Ukraine et le bannissement international des scientifiques russes. Il s'agit de la confirmation expérimentale de l'anomalie des neutrinos qu'on appelle "l'anomalie du gallium", ici issue de l'expérience internationale BEST installée en Russie. Cette confirmation d'une anomalie connue depuis très longtemps pourrait être le signe de l'existence d'un quatrième neutrino, sans aucune interaction, et qui aurait des conséquences énormes en astrophysique.

samedi 18 juin 2022

Aluminium-26 : l'isotope produit dans les supernovas qui en dit long


Des chercheurs chinois évaluent le taux de production d'un isotope de l'aluminium (26Al) dans les supernovas à effondrement de coeur par interaction des neutrinos électroniques produits au cours de l'explosion. Cette étude de la production d'aluminium radioactif permet d'investiguer de nombreux facteurs importants, tels que le rayon de la coquille O/Ne des étoiles massives, la vitesse du choc de la supernova, le spectre des neutrinos, mais aussi la distribution de la masse et de la métallicité galactiques. L'étude est parue dans The Astrophysical Journal

jeudi 16 juin 2022

La fin de l'époque de réionisation de l'Univers déterminée précisément


L'Univers est devenu transparent 380000 après la singularité initiale, lorsque les protons ont retenu dans leur champ les électrons, pour former des atomes d'hydrogène non ionisables. Ces atomes neutres sont restés ainsi dans l'obscurité pendant environ 200 millions d'années, date à laquelle les premières étoiles se sont enfin formées, et dont le rayonnement UV a produit une réionisation du gaz les entourant. Mais quand exactement cette époque de réionisation a-t-elle pris fin ? Cette question longtemps débattue vient de trouver une réponse claire est précise : 1,1 milliards d'années après le Big Bang. L'étude qui nous révèle cette durée est parue dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

lundi 13 juin 2022

Sortie du 3ème catalogue de données de Gaia sur 1,8 milliards d'étoiles


C’est aujourd’hui que la vaste collaboration Gaia a dévoilé son très attendu 3ème catalogue de données sur 1,8 milliards d’étoiles de notre galaxie. Les nouvelles données d’une richesse inédite concernent non seulement les positions et les vitesses des objets mais aussi leurs caractéristiques spectrales, température, et autres paramètres astrophysiques. Une bonne trentaine d’articles sont déjà prévus pour paraître prochainement dans un numéro spécial de Astronomy&Astrophysics, mais cette masse de données va générer des centaines d’études, en donnant de la matière aux astrophysiciens pour les 25 prochaines années, si ce n’est plus… 

vendredi 10 juin 2022

GRB 200826A : la confirmation d'une mauvaise classification des sursauts gamma


En août 2021 je vous racontais la découverte d'un sursaut gamma (GRB) pas comme les autres : de type "GRB court" (une durée de moins de 2 s), il montrait tous les signes généralement associés aux "GRB longs", savoir des signes d'explosion de supernova. Aujourd'hui, une étude indépendante vient confirmer la nature du phénomène à l'origine de GRB200826A : il s'agissait bien de l'explosion d'une supernova pour ce sursaut gamma étonnant qui n'a duré que 0,65 secondes. L'étude est publiée dans The Astrophysical Journal.

mercredi 8 juin 2022

Le FRB répétitif localisé qui pose question


Des radioastronomes ont réussi à localiser et caractériser un sursaut radio rapide (FRB) atypique : à la fois répétitif, très actif, et associé à une source radio persistante. FRB 20190520 ressemble sur de nombreux points à FRB 20121102, l'autre sursaut rapide répétitf et localisé lui aussi dans une galaxie naine. Mais le signal de dispersion des ondes radio de FRB 20190520 indique une distance qui ne colle pas du tout avec la distance mesurée de sa galaxie hôte... L'étude est parue aujourd'hui dans Nature.  
 

lundi 6 juin 2022

Un deuxième neutrino énergétique coïncident avec une destruction d'étoile par un trou noir


Des chercheurs ont trouvé une nouvelle preuve que des neutrinos de haute énergie sont émis lorsqu'un trou noir détruit une étoile qui passait trop près de lui. Un neutrino de haute énergie a été détecté par IceCube en coïncidence avec une destruction maréale d'étoile nommée AT2019fdr... L'étude est publiée dans Physical Review Letters.

samedi 4 juin 2022

La vitesse de recul d'un trou noir issu d'une fusion mesurée pour la première fois


Des astrophysiciens viennent de déterminer la vitesse de recul du trou noir résultant d'une fusion de deux trous noirs stellaires détectée par LIGO/Virgo. C'est grâce au signal des ondes gravitationnelles que ce "kick" a pu être estimé pour la première fois, indiquant une vitesse élevée, à même de délier ce trou noir de sa galaxie. L'étude est parue dans Physical Review Letters.

jeudi 2 juin 2022

Une injection tardive de radionucléides dans le nuage protosolaire


Les radionucléides à courte durée de vie (SLR) à l’échelle astrophysique (une demi-vie entre 0,1 et 100 millions d’années) fournissent des informations importantes sur la chronologie des débuts du système solaire. Parmi eux, le 41Ca, en raison de sa désintégration en 41K avec une demi-vie de seulement 99400 ans, est particulièrement précieux pour contraindre les origines et la formation des matériaux les plus anciens du système solaire : les inclusions riches en Calcium et Aluminium (CAI). Une équipe de chercheurs vient de réévaluer l’abondance initiale en 41Ca via le rapport (41Ca/40Ca) dont ils trouvent une valeur 1000 fois plus élevée que celle attendue dans le nuage protosolaire initial, impliquant une injection tardive… L’étude est publiée dans The Astrophysical Journal Letters.

mardi 31 mai 2022

Découverte d'un pulsar anormal à très longue période


La population des pulsars (des étoiles à neutrons qui émettent périodiquement un signal radio) englobe des objets dont la période de rotation varie de quelques millisecondes à quelques dizaines de secondes. Lorsqu'ils vieillissent et tournent plus lentement, leur émission radio doit théoriquement cesser. Aujourd’hui une équipe d’astrophysiciens présente la découverte d'un pulsar ayant une période ultra-longue de 75,88 s, d’un âge de 5,3 millions d'années, et aux propriétés spectro-temporelles uniques, ce qui met en question comment cette émission radio est générée et la vraie nature de ce pulsar... L'étude est parue dans Nature Astronomy.

samedi 28 mai 2022

Les objets exotiques de l'amas globulaire 47 Tucanae


L'amas globulaire 47 Tucanae (47 Tuc) est l'un des amas d'étoiles les plus massifs de la Voie Lactée. Il est exceptionnellement riche en populations stellaires exotiques et depuis plusieurs décennies, il est une cible privilégiée des observateurs. Pourtant, il est très difficile à modéliser en raison de son grand nombre d'étoiles (plus d'1 million) et de sa forte densité. Une équipe de chercheurs vient de réussir à modéliser 47 Tuc en incluant toutes les interactions dynamiques pertinentes couplées à l'évolution stellaire et binaire, qui reproduisent diverses observations, notamment le nombre d'objets compacts contenu dans le gros amas globulaire. L'étude est parue dans The Astrophysical Journal.

jeudi 26 mai 2022

Nouvelle modélisation de l'excès gamma du centre galactique en faveur de... la matière noire


L'excès de photons gamma du centre galactique (GCE) est l'un des sujets les plus chauds du moment en astrophysique. Deux interprétations s'affrontent et aucune des deux ne rend les armes. Il y a deux semaines, je vous relatais une étude montrant la plausibilité d'une origine par une grande population de pulsars millisecondes, mais aujourd'hui, une autre étude vient rebattre les cartes en mettant en évidence une distribution énergétique de ces photons gamma que des pulsars sont incapables de produire, penchant donc pour une origine par l'annihilation de particules de matière noire... L'étude est publiée dans Physical Review D.

mardi 24 mai 2022

Saturne : très forte érosion des anneaux confirmée


Les dernières orbites de la sonde Cassini autour de Saturne fin août-début septembre 2017 ont fourni une occasion unique de sonder la région située entre la haute atmosphère de Saturne et l'anneau D, l'anneau le plus interne.  Une étude détaille aujourd’hui les résultats des cinq dernières orbites qui ont échantillonné directement la thermosphère de Saturne et ont permis une analyse in situ approfondie de la composition de cette région. La complexité inattendue des données enregistrées par le spectromètre de masse INMS met en lumière le couplage qui existe entre l'atmosphère et les anneaux de Saturne et confirme une très forte érosion des anneaux, qui tombent sur la géante à grande vitesse. L’étude est publiée dans Journal of Geophysical Research : Planets.

lundi 23 mai 2022

Nouvelle piste théorique pour résoudre la tension sur H0


Les astrophysiciens peuvent estimer le taux d'expansion actuel de l'Univers H0 en mesurant le décalage vers le rouge d'objets dont la distance est connue. Ils peuvent également le déduire en utilisant le fond diffus cosmologique (CMB) et en appliquant le modèle cosmologique ΛCDM. Mais il existe aujourd'hui une forte tension sur cette valeur de H0 car ces deux méthodes ne convergent pas vers la même valeur : 73 km/s/Mpc d'un côté contre 67 km/s/Mpc de l'autre. Une équipe de théoriciens vient de proposer une solution théorique qui permet de tomber sur la même valeur par les deux méthodes, au prix de l'existence d'un vaste secteur sombre peuplé de multiples particules qui n'interagissent avec notre univers que par la gravitation... L'étude est publiée dans Physical Review Letters.

samedi 21 mai 2022

La crise de l'abondance solaire résolue par une physique plus détaillée


Depuis une quinzaine d'années, les astronomes étaient confrontés à un gros conflit au sujet du modèle de la structure interne du Soleil fondé soit sur des mesures d'héliosismologie ou soit sur l'évolution stellaire reposant sur des mesures de la composition chimique. Les deux ne collaient pas entre eux. Mais aujourd'hui une équipe de chercheurs vient de résoudre cette crise grâce à de nouveaux calculs de la physique de l'atmosphère du Soleil et une réévaluation des abondances chimiques solaires, et tout devient cohérent! On apprend au passage que le Soleil contient plus d'oxygène que ce qu'on pensait. L'étude est parue dans Astronomy&Astrophysics.

jeudi 19 mai 2022

Une collision galactique pour expliquer les galaxies dépourvues de matière noire


Le mystère soulevé il y a quelques années par la découverte de deux galaxies naines quasi dépourvues de matière noire (NGC 1052-DF2 et DF4) vient de trouver une belle explication par l’équipe qui les avait découvertes. L’observation d’une dizaine d’autres petites galaxies très similaires dans la zone ainsi que de deux autres aux caractéristiques particulières permet de tracer un scénario de collision violente entre deux petites galaxies aux abords de la grande NGC1052. L’étude est publiée dans Nature aujourd’hui. 

mardi 17 mai 2022

1031 traces d'astéroïdes inconnus trouvées grâce à la science participative


Grâce à une combinaison d'intelligence humaine et artificielle, des astronomes ont découvert 1701 nouvelles traînées d'astéroïdes dans les données d'archives du télescope spatial Hubble couvrant les 20 dernières années. Plus de 1000 traînées correspondent à des astéroïdes inconnus jusqu'alors, des astéroïdes peu lumineux et plus petits que ceux détectés dans les études au sol. Ils pourraient donner de précieux indices sur les conditions qui régnaient au début du système solaire, lorsque les planètes se sont formées. L’étude est parue dans Astronomy&Astrophysics

samedi 14 mai 2022

Cartographie globale de l'eau sur Mars

En novembre 2021, je vous relatais la découverte d'une zone particulièrement riche en eau au fond de Valles Marineris, proche de l'équateur Martien (voir épisode 1254). Aujourd'hui, la même équipe de chercheurs russes publie une cartographie globale de l'abondance en eau couvrant 1 m de profondeur du régolithe martien. On y découvre de nombreuses zones riches en eau à de faibles latitudes. L'étude est publiée dans Journal of Geophysical Research:Planets

jeudi 12 mai 2022

Sagittarius A* enfin dévoilé par l'Event Horizon Telescope


Ca y est ! Il aura fallu attendre 5 ans avant de voir enfin ce que l'on aurait dû voir en même temps que l'image révélée le 10 avril 2019, l'image de l'ombre de l'horizon du trou noir Sgr A* qui trône au centre de notre galaxie. Cela méritait bien 9 conférences de presse simultanées (Münich, Washington DC, Tokyo, Shangai, Taipei, Daejon, Madrid, Mexico, Santiago du Chili). Il y eut le 10 avril 2019 pour la première image de l'ombre de M87*, il y aura désormais le 12 mai 2022 avec enfin cette image de l'ombre de Sgr A*, à la fois similaire et différente de celle de M87*... C'est tout simplement une prouesse scientifique qui est retracée dans pas moins de 10 articles publiés dans la foulée des 9 conférences de presse de cet après-midi dans The Astrophysical Journal Letters. 

mardi 10 mai 2022

L'excès de rayons gamma du centre galactique à nouveau expliqué par une population de pulsars


Une étude venant de paraître propose un modèle qui démontre qu'une grande population de pulsars millisecondes issus du processus de collapse induit par accrétion de naines blanches peut très bien expliquer l'excès de rayons gamma de haute énergie apparemment diffus qui est observé provenant du centre galactique. Cet excès fait débat depuis longtemps, pouvant aussi être expliqué par l'annihilation de particules de matière noire. L'étude est parue dans Nature Astronomy.

dimanche 8 mai 2022

Découverte d'une binaire "veuve noire" singulière


Ce qu'on appelle une "veuve noire" (black widow), c'est un système binaire composé d'une grosse étoile à neutrons et d'une toute petite étoile qui se fait dévorer et détruire à petits feux par l'étoile à neutrons. On en connaît aujourd'hui une dizaine depuis la découverte en 1988 du premier specimen. Aujourd'hui, une nouvelle veuve noire vient d'être trouvée, avec un record de période de rotation de seulement 62 minutes. Et ce couple infernal est orbité par une troisième étoile qui assite de loin au spectacle. L'étude est publiée dans Nature.

vendredi 6 mai 2022

Les trous noirs détectés par LIGO/Virgo/Kagra sont-ils la matière noire ?


Les trous noirs détectés par LIGO/Virgo/Kagra sont-ils des trous noirs nés dans l'Univers primordial et responsables de la masse manquante attribuée à la matière noire ? C'est à cette question que viennent de répondre une équipe d'astrophysiciens dans deux articles parus simultanément dans The Astrophysical Journal et The Astrophysical Journal Letters

mercredi 4 mai 2022

Le grossissement des trous noirs intermédiaires dans les noyaux galactiques


La plupart des modèles d'évolution stellaire prédisent que les trous noirs ne devraient pas exister au-delà d'environ 50 M⊙, la limite inférieure de la "zone interdite" par le processus de supernova par instabilité de paires. Mais comme les récentes détections de LIGO/Virgo indiquent l'existence de trous noirs avec des masses égales ou supérieures à ce seuil, il faut bien leur trouver une origine. Dans une nouvelle étude, une équipe d'astrophysiciens montre que des trous noirs de plusieurs dizaines de masses solaires, voire plus encore, peuvent se former efficacement dans les noyaux galactiques très peuplés en étoiles. Ils publient leur article dans The Astrophysical Journal Letters

mardi 3 mai 2022

Une accélération des particules au plus près des trous noirs


A l'âge de 88 ans, le célèbre théoricien néo-zélandais Roy Kerr, à qui l'on doit la solution exacte de la relativité générale décrivant les trous noirs en rotation en 1963, les "trous noirs de Kerr", est toujours actif : il vient de publier un nouvel article avec deux collaborateurs, un brésilien et un italien. Les trois théoriciens décrivent comment l'interaction gravitomagnétique d'un trou noir en rotation avec un champ magnétique externe au trou noir produit un champ électrique et des accélérations de particules phénoménales, ce qui en fait la source des jets polaires ultra-relativistes des trous noirs. L'étude est publiée dans The Astrophysical Journal.

dimanche 1 mai 2022

Les amas globulaires de Cen A qui ont un trop gros trou noir


Les régions centrales denses des galaxies fortement perturbées par des effets de marée peuvent survivre sous forme de galaxies naines ultracompactes (UCD) qui peuvent alors se cacher parmi les amas globulaires lumineux dans le halo des galaxies massives. Une nouvelle étude se penche sur 321 candidats amas globulaires de la galaxie Centaurus A. Sur les 57 amas globulaires les plus lumineux, 20 ont un rapport masse/luminosité très anormal, indiquant qu'ils n'en sont pas... L'étude est publiée dans The Astrophysical Journal.

vendredi 29 avril 2022

WLM : la galaxie naine qui défie les astronomes


Une observation inédite d’une forte interaction d’une galaxie naine isolée avec son environnement vient bouleverser notre compréhension de la formation et de l’évolution des galaxies naines. L’étude est publiée dans Astronomy&Astrophysics. 

mercredi 27 avril 2022

Des étoiles "immortelles" dans les noyaux actifs de galaxie



Des étoiles immortelles doivent exister dans les disques de gaz des noyaux actifs de galaxies. C'est la découverte qu'une équipe d'astrophysiciens vient de publier dans The Astrophysical Journal. Ces étoiles, qui accrètent en permanence de l'hydrogène frais, ne commenceront à brûler leur hélium seulement quand le disque de gaz du noyau actif galactique sera épuisé, très longtemps après leur durée de vie normale. 

lundi 25 avril 2022

Un voile levé sur la formation des trous noirs intermédiaires


Une équipe d'astrophysiciens a trouvé des signes tangibles de l'apparition de trous noirs de masse intermédiaire (entre 100 et 100 000 masses solaires) au centre d'amas d'étoiles très denses, ce qu'on appelle des amas d'étoiles nucléaires, qui forment le noyau central des petites galaxies. Ce serait la première preuve observationnelle d'une voie de formation tardive et locale pour ces trous noirs. L'étude est publiée dans The Astrophysical Journal.   

samedi 23 avril 2022

Mars : l'environnement radiatif est encore pire lors du minimum solaire


Les rayons cosmiques galactiques (GCR) ont un impact considérable à la surface de Mars. En janvier 2014, je vous relatais les premiers résultats de mesure de dose in situ effectués en 2012 par le rover Curiosity et son détecteur RAD. Aujourd'hui, de nouvelles mesures de cet instrument sont rapportées dans une étude publiée dans Icarus, cette fois au moment du minimum d'activité solaire de 2020, là où le flux de GCR était le plus intense... La comparaison des deux mesures n'est pas réjouissante pour ceux qui imaginent fouler un jour le sol de la planète rouge. 

mercredi 20 avril 2022

TESS découvre 97 systèmes d'étoiles quadruples


Une équipe d'astronomes vient de débusquer 97 systèmes d'étoiles quadruples grâce au télescope TESS, ce qui double le nombre connu de ces systèmes multiples. Ils publient leurs découvertes dans The Astrophysical Journal Supplement Series.

dimanche 17 avril 2022

Confirmation de l'émission gamma de la nova RS Ophiuchi et de son pouvoir d'accélération de protons


Il n'aura fallu qu'un mois pour que la découverte publiée en mars dernier (voir épisode 1307) d'une émission gamma provenant de la nova RS Ophiuchi soit confirmée indépendamment. C'est aujourd'hui la collaboration MAGIC qui publie ses résultats dans Nature Astronomy et ils mènent à la même conclusion que ceux de H.E.S.S : les novas accélèrent des protons à haute énergie.

jeudi 14 avril 2022

Découverte d'un trou noir à croissance rapide 750 millions d'années après le Big Bang

Depuis la découverte de quasars lumineux situés seulement 700 millions d'années après le Big Bang, comprendre comment les trous noirs supermassifs se forment et grandissent dans l'Univers primitif est devenu un défi majeur. Aujourd'hui, une équipe vient de mettre en évidence un chainon manquant : un quasar en transition dans une galaxie à très forte formation d'étoiles qui est en train de devenir visible derrière ses épaisses couches de poussière et de gaz. L'étude est publiée dans Nature

mercredi 13 avril 2022

Bernardinelli-Bernstein : la plus grosse comète connue fait plus de 100 km de diamètre


Le 8 janvier dernier, le télescope Hubble a été braqué vers une comète pas comme les autres : C/2014 UN271 (Bernardinelli-Bernstein). C'est la comète la plus énorme que l'on connaisse. Les astronomes ont mesuré la taille de son noyau, qui vaut 119 km de diamètre! L'étude, qui confirme une étude indépendante très récente menée par des astronomes français avec ALMA, est publiée dans The Astrophysical Journal Letters

lundi 11 avril 2022

Neptune montre une étonnante variabilité de sa température stratosphérique


Une étude publiée aujourd'hui dans The Planetary Science Journal montre que la température de l'atmosphère de Neptune a fluctué de manière inattendue au cours des 20 dernières années. On n'en connaît pas la cause... 

samedi 9 avril 2022

Mesure de la masse du boson W en écart par rapport au modèle standard des particules


La masse du boson W pourrait être un petit peu plus grande que la masse déduite du modèle standard des particules. C'est la conclusion d'une équipe internationale qui a longuement analysé les données du détecteur CDF II du collisionneur américain Tevatron à Fermilab. Ce désaccord sur la masse du boson vecteur de l'interaction nucléaire faible pourrait mettre en lumière une nouvelle physique... L'étude est parue cette semaine dans Science.

jeudi 7 avril 2022

Nouveau record de distance pour une galaxie


Une équipe vient de débusquer la galaxie la plus lointaine connue à ce jour. Elle est vue seulement 319 millions d'années après le Big Bang. Son redshift record est de 13,27, battant à plate couture le précédent record de la galaxie GN-z11 qui était de 11, et ils observent aussi une autre galaxie qui aurait un redshift supérieur à 12... en attendant le prochain record qui ne devrait pas trop tarder. L'étude est publiée dans The Astrophysical Journal